Liban : 5 kamikazes se font exploser lors de raids de l’armée, des blessés
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Liban : 5 kamikazes se font exploser lors de raids de l’armée, des blessés

Ces attaques se sont produits dans 2 camps de réfugiés syriens de l'est du pays

Camp de réfugiés syriens d'Arsaal, au Liban, le 14 juin 2013. Illustration. (Crédit : Joseph Eid/AFP)
Camp de réfugiés syriens d'Arsaal, au Liban, le 14 juin 2013. Illustration. (Crédit : Joseph Eid/AFP)

Cinq kamikazes se sont fait exploser lors de raids de l’armée vendredi dans des camps de réfugiés syriens dans l’est du Liban, une région frontalière de la Syrie en guerre où sévissent des groupes jihadistes terroristes.

Sept soldats ont été blessés dans les attaques menées contre des unités militaires intervenues dans les camps Al-Nour et Al-Qariya dans la région d’Aarsal, a indiqué le commandement de l’armée dans un communiqué.

Les opérations militaires s’y poursuivaient en milieu de matinée à la « recherche de terroristes et d’armes », a ajouté le communiqué militaire, sans faire état d’arrestations.

Mais une autre source militaire, interrogée par l’AFP, a affirmé qu’un nombre indéterminé de personnes avaient été arrêtées. « L’objectif de l’opération était d’arrêter un homme recherché et c’est cet homme qui s’est fait exploser en premier », a-t-elle ajouté.

« Lors de descentes dans le camp Al-Nour, un kamikaze a fait détoner sa ceinture explosive à l’arrivée d’une unité de l’armée. Trois soldats ont été blessés », selon le commandement militaire. Trois autres kamikazes se sont ensuite fait exploser mais sans faire de blessés.

Des aides déchargent des dons de matériel dans un camp de réfugiés syriens au Liban, 18 février 2014. Illustration. (Crédit : AFP/STR)
Des aides déchargent des dons de matériel dans un camp de réfugiés syriens au Liban, 18 février 2014. Illustration. (Crédit : AFP/STR)

Dans le camp d’Al-Qariya, « l’un des terroristes a fait exploser sa ceinture explosive sans faire de blessés ». Mais quatre soldats ont été blessés par le tir d’une grenade, a-t-il ajouté.

Plus de 1,1 million de Syriens ont fui leur pays pour se réfugier au Liban.

La guerre qui ravage la Syrie depuis mars 2011 déborde sur le Liban où la zone frontalière a été le théâtre d’attentats à la bombe et de multiples affrontements meurtriers entre l’armée et des groupes Etat islamique (EI) et Al-Qaïda.

La ville d’Aarsal est frontalière de la région syrienne de Qalamoun. Et la frontière poreuse permet aux hommes armés de se déplacer d’un côté à l’autre à travers des passages non officiels.

Le puissant mouvement terroriste chiite libanais Hezbollah aide militairement le régime syrien de Bashar el-Assad.

En août 2014, l’EI et Al-Qaïda, groupes terroristes islamistes rivaux, ont enlevé une trentaine de soldats et policiers libanais à Aarsal. Seize d’entre eux ont été libérés fin 2015 à l’issue de longues négociations alors que l’EI détient toujours neuf militaires.

Depuis 2014, l’armée mais aussi le Hezbollah attaque régulièrement ces deux groupes dans la région de la Békaa, où se trouve la région d’Aarsal.

Des fiefs du Hezbollah avaient été en outre visés au Liban par des attentats sanglants revendiqués par l’EI. L’implication du Hezbollah dans la guerre en Syrie est critiquée par une partie des forces politiques libanaises.

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