Liban : l’armée arrête un homme présenté comme un chef local de l’EI
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Liban : l’armée arrête un homme présenté comme un chef local de l’EI

Dix autres membres de l'organisation jihadiste ont été arrêtés lors d'un raid à l'aube dans la région d'Aarsal

Un drapeau noir associé avec le groupe terroriste Etat islamique imprimé sur un tract qui a été signalé comme ayant été distribué  à Jérusalem-Est, le jeudi 25 Juin 2015 (Capture d'écran Dixième chaîne)
Un drapeau noir associé avec le groupe terroriste Etat islamique imprimé sur un tract qui a été signalé comme ayant été distribué à Jérusalem-Est, le jeudi 25 Juin 2015 (Capture d'écran Dixième chaîne)

L’armée libanaise a annoncé vendredi avoir arrêté un commandant local du groupe Etat islamique (EI) et dix autres membres de l’organisation jihadiste lors d’un raid à l’aube dans la région d’Aarsal (nord-est), à la frontière syrienne.

Des forces spéciales et des unités de l’armée « ont affronté des combattants (de l’EI) dans leur quartier général et sont parvenues à capturer onze d’entre eux, dont le dangereux terroriste et émir de l’EI à Aarsal, Ahmed Youssef Amoun », a indiqué l’armée dans un communiqué.

Le responsable présumé de l’EI à Aarsal a été grièvement blessé dans l’opération, d’après le communiqué, et une source médicale a indiqué à l’AFP qu’il avait été hospitalisé à Beyrouth.

Selon l’armée, Ahmed Youssef Amoun est impliqué dans la préparation de véhicules piégés utilisés dans plusieurs attaques au Liban, notamment dans la banlieue de la capitale, fief du puissant mouvement chiite Hezbollah.

Elle a également accusé cet homme d’avoir joué un rôle dans des attaques contre l’armée lors des affrontements ayant opposé, en août 2014, des membres des forces libanaises de sécurité à des jihadistes d’Al-Qaïda et de l’EI, qui avaient brièvement occupé Aarsal.

En se repliant vers la Syrie, les jihadistes avaient kidnappé et pris en otage 30 soldats et policiers, dont cinq avaient ensuite été exécutés.

Le Front Al-Nosra, groupe terroriste qui était alors la branche syrienne d’Al-Qaïda, a relâché l’année suivante les 16 membres des forces de sécurité qu’il détenait mais l’EI retient toujours les neuf autres.

Le Liban est périodiquement le théâtre d’attaques meurtrières à l’explosif, visant en particulier des bastions du groupe terroriste du Hezbollah.

L’EI, un groupe terroriste sunnite extrémiste bien implanté en Syrie, est profondément hostile au mouvement chiite qui intervient militairement chez son voisin pour soutenir le régime de Bachar al-Assad.

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