Liberman: « Il n’y a pas de crise humanitaire à Gaza et Israël ne dépensera rien »
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Liberman: « Il n’y a pas de crise humanitaire à Gaza et Israël ne dépensera rien »

Le ministre de la Défense a qualifié les appels à une intervention israélienne immédiate "d'erreur"

Marissa Newman est la correspondante politique du Times of Israël

Le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, au conseil des ministres hebdomadaire dans le bureau du Premier ministre à Jérusalem, 3 décembre 2017 (Crédit : Marc Israel Sellem/POOL)
Le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, au conseil des ministres hebdomadaire dans le bureau du Premier ministre à Jérusalem, 3 décembre 2017 (Crédit : Marc Israel Sellem/POOL)

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a estimé lundi qu’il « n’y a pas de crise humanitaire » dans la bande de Gaza et qu’Israël ne s’engagerait pas pour améliorer les conditions de vie au sein de l’enclave côtière qui ne cessent de se détériorer.

Lors de la réunion hebdomadaire de la faction Yisrael Beytenu, le ministre de la Défense a déclaré qu’il y avait de la « désinformation » au sujet de l’enclave.

« La situation à Gaza est en effet difficile », a concédé Liberman, et « il faut traiter » la situation économique.

« Mais il n’y a pas de crise humanitaire », a-t-il ajouté, notant qu’il s’exprimait au nom de l’establishment entier de la défense, notamment du COGAT et de l’agence de sécurité du Shin Bet, qui sont unanimes à ce sujet.

« Nous ne dépenserons pas un centime du budget israélien » pour Gaza, a souligné Liberman. « Il y a suffisamment de pays arabes riches ».

Il a qualifié les appels à une intervention israélienne immédiate « d’erreur ».

Le Hamas a la certitude « qu’Israël cillera le premier » et voudra aider l’enclave, a dit le ministre de la Défense.

« Nous ne pouvons pas prendre la responsabilité de la bande [de Gaza] », a dit Liberman.

Le ministre de la Défense a ensuite expliqué que toute discussion de réhabilitation sans progrès réalisé sur le rapatriement des captifs israéliens à Gaza était « immorale ».

Il n’y aura pas de réhabilitation sans désarmement total de la bande, a poursuivi Liberman.

Il a expliqué que le groupe terroriste du Hamas a investi 260 millions de dollars pour la fabrication de roquettes et la construction de tunnels dans la bande de Gaza l’année dernière. Sur cette somme, 100 millions de dollars sont venus de l’Iran et le reste, des impôts prélevés à Gaza.

Les dirigeants du Hamas ne veulent pas « consacrer ne serait-ce qu’un seul shekel » au règlement des problèmes en électricité et en eau, a noté Liberman, alors que ses dirigeants ont l’électricité « 24 heures sur 24 ».

Liberman a également rejeté les informations transmises par le Hamas qui affirme qu’Israël se préparerait à une incursion militaire immédiate dans la bande. « Nous n’avons aucune intention d’initier une action militaire à Gaza », a-t-il dit.

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