Les chefs de l’opposition exhortent Netanyahu à résoudre la crise de Gaza
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Les chefs de l’opposition exhortent Netanyahu à résoudre la crise de Gaza

L'opposition israélienne craint que la crise humanitaire qui sévit à Gaza ne génère une nouvelle série de violences contre Israël

Marissa Newman est la correspondante politique du Times of Israël

Des manifestants palestiniens à Gaza protestent contre le gel de l'aide américaine à l'UNRWA, le 29 janvier 2018. ( Crédit : AFP  / MOHAMMED ABED)
Des manifestants palestiniens à Gaza protestent contre le gel de l'aide américaine à l'UNRWA, le 29 janvier 2018. ( Crédit : AFP / MOHAMMED ABED)

Les chefs de l’opposition ont exhorté lundi le gouvernement israélien à résoudre la crise humanitaire dans la bande de Gaza et à empêcher une nouvelle série de combats entre Israël et l’enclave dirigée par le Hamas.

« L’État d’Israël ne peut pas se permettre de continuer à ignorer cette crise », a déclaré Yair Lapid, le leader de Yesh Atid, lors de la réunion hebdomadaire de sa faction à la Knesset. « Ni au niveau humanitaire, ni au niveau sécuritaire. »

« L’État d’Israël ne peut pas rester les bras croisés pendant que les services de protection de l’enfance des hôpitaux sont privés d’électricité », a-t-il ajouté. « C’est contre tout ce en quoi nous croyons. »

Il a indiqué que le groupe terroriste du Hamas est toujours « marqué » par la guerre de Gaza en 2014, »mais si nous ne faisons pas quelque chose, nous sommes en route pour un autre cycle de violence ».

A l’instar du chef d’état-major Gadi Eizenkot, Lapid exhorte Israël à conditionner le rétablissement complet des relations avec la bande de Gaza au retour des corps de deux soldats israéliens détenus dans l’enclave et à la libération des Israéliens qui y sont captifs. Mais Israël doit prendre des mesures immédiates pour contrecarrer un autre conflit, a-t-il ajouté.

S’exprimant lors de la réunion de l’Union sioniste, le chef du parti Avi Gabbay a également prié le Premier ministre Benjamin Netanyahu de tenir compte des conseils d’Eizenkot sur Gaza, ainsi que du Coordonnateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT).

« Ils savent ce qui se passe là-bas et ce qu’il faut faire », a-t-il dit. « Ils n’ont pas de considérations politiques et n’ont pas peur de la façon dont les choses vont être traitées dans les médias. »

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