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Liberman : la nouvelle coalition « formera un régime d’ayatollahs »

Le ministre des Finances sortant a également averti que Bezalel Smotrich "portera atteinte à la sécurité nationale" s'il est nommé à la Défense

Carrie Keller-Lynn est la correspondante politique et juridique du Times of Israël.

Le ministre des Finances Avigdor Liberman s'exprimant lors d'une réunion de faction à la Knesset, le 27 juin 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Le ministre des Finances Avigdor Liberman s'exprimant lors d'une réunion de faction à la Knesset, le 27 juin 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Alors qu’il devrait rejoindre les bancs de l’opposition, le ministre des Finances Avigdor Liberman s’est dit « très inquiet » de la nouvelle coalition, estimant que son projet de réforme judiciaire et l’influence des personnalités religieuses sur ses hommes politiques conduiront à « un régime d’ayatollahs ».

« Ils vont former un régime d’ayatollahs, une version bleu blanc », a déclaré mardi Liberman lors de la première réunion de son parti Yisrael Beytenu de la 25e Knesset.

« Je suis vraiment perturbé par la formation d’une coalition, une coalition anti-sioniste, pour la première fois depuis la formation de l’État. »

Il a également averti que le leader du parti HaTzionout HaDatit Bezalel Smotrich « portera atteinte à la sécurité nationale » s’il est nommé ministre de la Défense, un poste que le politicien d’extrême droite convoite.

Le chef du parti HaTzionout HaDatit Bezalel Smotrich, après une réunion de coalition avec le chef du Shas, Aryeh Deri, devant son domicile à Jérusalem, le 13 novembre 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Je ne veux même pas penser aux conséquences si cela se produit », a déclaré Liberman, lui-même ancien ministre de la Défense.

À la tête de la deuxième plus grande faction de la coalition en formation, composée du Likud, des partis ultra-orthodoxes et de l’extrême-droit, Smotrich a fait pression pour obtenir le poste de ministre de la Défense ou des Finances.

L’opposition de Liberman provient en partie de l’hésitation apparente de ses homologues étrangers à travailler avec Smotrich et son partenaire, le leader d’Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir.

« Au cours du week-end, j’ai parlé avec certains de mes amis de Washington, et ils ont malheureusement confirmé à nouveau. Pas avec Smotrich et pas avec Ben Gvir, il n’y aura pas de coopération », a déclaré Liberman.

Ben Gvir convoite, pour sa part, le ministère de la Sécurité intérieure.

Liberman a ajouté qu’Interpol, l’agence européenne chargée de l’application de la loi, fait partie des organisations qui, selon lui, boycotteront les deux hommes.

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