Liberman ne croit pas à une ultime initiative de paix d’Obama
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Liberman ne croit pas à une ultime initiative de paix d’Obama

Le ministre de la Défense israélien a également exprimé son pessimisme quant à une résolution prochaine du conflit

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman pendant une cérémonie au ministère, à Tel Aviv, le 3 novembre 2016. (Crédit : Flash90)
Le ministre de la Défense Avigdor Liberman pendant une cérémonie au ministère, à Tel Aviv, le 3 novembre 2016. (Crédit : Flash90)

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a indiqué mercredi ne pas s’attendre à une initiative diplomatique de dernière minute du président américain Barack Obama sur le conflit avec les Palestiniens.

Une telle initiative fait l’objet de spéculations et d’inquiétudes depuis plusieurs mois en Israël.

Liberman est l’un des tout premiers responsables israéliens aussi haut placés, sinon le premier, à la juger publiquement improbable.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a lui-même exprimé sa préoccupation récemment.

« Je ne crois pas », a répondu Liberman lors d’une conférence où on lui demandait s’il escomptait une telle initiative avant qu’Obama ne cède la place à Donald Trump à la Maison Blanche en janvier.

« Il est clair que nous sommes dans une période de transition, il est clair qu’aujourd’hui, en Israël mais aussi dans le reste du monde, nous attendons de nouvelles politiques, une nouvelle administration », a dit Lieberman lors de cette conférence organisée par le quotidien Jerusalem Post.

Le président américain Barack Obama s'adresse à la 71e Assemblée générale des Nations unies à New York, le 20 septembre 2016. (Crédit : Drew Angerer/Getty Images/AFP)
Le président américain Barack Obama s’adresse à la 71e Assemblée générale des Nations unies à New York, le 20 septembre 2016. (Crédit : Drew Angerer/Getty Images/AFP)

Responsables, diplomates et analystes conjecturent sur la possibilité qu’Obama, avant de partir, ne soutienne une résolution de l’ONU sur le conflit israélo-palestinien ou ne rompe avec la politique consistant à opposer le veto américain à toute résolution jugé défavorable à Israël.

Une autre éventualité envisagée est celle d’un discours énonçant les paramètres de résolution du conflit selon les Etats-Unis.

Obama et Netanyahu ont entretenu pendant huit ans des relations personnelles difficiles et la droite israélienne s’est emparée de l’élection de Donald Trump pour y voir l’annonce de nouvelles opportunités pour le pays, de relancer les implantations, voire de proclamer l’arrêt de mort de l’idée d’un état palestinien.

Liberman a pressé la droite de rester silencieuse et de laisser le temps à la nouvelle administration américaine de s’installer avant de définir avec elle « une nouvelle approche ».

Il a exprimé son pessimisme quant à une résolution prochaine du conflit : « quiconque parle d’accords finaux dans les deux, trois, quatre prochaines années… je crois que c’est une illusion. »

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