Liberman prédit que le Likud laissera tomber Netanyahu
Rechercher

Liberman prédit que le Likud laissera tomber Netanyahu

Le chef d'Yisrael Beytenu a dit que Netanyahu "sera remplacé le lendemain" comme chef du Likud si moins de 61 députés le recommandent pour former le prochain gouvernement

Avigdor Liberman, chef d'Yisrael Beytenu, s'exprime lors d'un événement culturel organisé dans la ville du centre du pays de Shoham, le 24 août 2019. (Tomer Neuberg/Flash90)
Avigdor Liberman, chef d'Yisrael Beytenu, s'exprime lors d'un événement culturel organisé dans la ville du centre du pays de Shoham, le 24 août 2019. (Tomer Neuberg/Flash90)

Samedi, Avidgor Liberman, le chef du parti Yisrael Beytenu, a dit qu’il était confiant dans l’idée que le parti au pouvoir du Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu écarterait le dirigeant israélien s’il n’avait pas un soutien clair pour former un gouvernement après les élections du mois prochain.

« Il y a beaucoup de personnes méritantes au Likud et n’importe quelle personne choisie à la place [de Netanyahu] sera acceptable pour moi », a déclaré Liberman, cité par la chaîne publique Kan, lors d’un événement culturel dans la ville de Shoham au centre du pays.

« Si Netanyahu n’a pas 61 recommandations après les concertations avec le président, il est clair qu’il sera remplacé le lendemain », a déclaré le chef d’Yisrael Beytenu.

Après les élections, tous les partis avec des élus à la Knesset vont consulter le président Reuven Rivlin sur la personne qui devrait avoir la charge de former le gouvernement. Le président choisira alors l’élu dont il pense qu’il aura la meilleure chance de former une coalition. Légalement, il n’est pas tenu de choisir celui qui a obtenu le plus grand nombre de recommandations.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu inaugure une nouvelle promenade dans l’implantation d’Efrat, en Cisjordanie, le 31 juillet 2019. (Autorisation)

Netanyahu a reçu le soutien d’une majorité de membres de la Knesset après les élections en avril et Rivlin lui a confié la mission de former un gouvernement. Netanyahu n’a pas pu y parvenir après que Liberman a refusé de rejoindre une éventuelle coalition, à moins qu’un projet de loi encadrant les exemptions au service militaire obligatoire pour les étudiants religieux ne soit voté sans modifications.

Alors qu’il lui manquait un siège pour obtenir une majorité sans Yisrael Beytenu, Netanyahu a poussé en faveur d’une dissolution de la Knesset, préférant appeler à de nouvelles élections, plutôt que de donner la possibilité à un autre élu de former une coalition. Il s’agissait de la première fois dans l’histoire israélienne que des élections n’ont pas permis de former un gouvernement.

Liberman a promis d’imposer un gouvernement d’unité avec Yisrael Beytenu, du Likud et de Kakhol lavan si ni Netanyahu ni son rival Benny Gantz ne sont en capacité de former une coalition sans lui, après les élections du 17 septembre.

Yisrael Beytenu se trouve, de manière constante, crédité de 10 sièges dans les sondages, le double de son chiffre actuel. Il apparaît donc encore plus comme un faiseur de rois.

Le président de la Knesset Yuli Edelstein s’exprime devant les nouveaux élus avant leur cérémonie d’intronisation pour la 21ème Knesset, le 29 avril 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Plus tôt ce mois, Liberman a dit qu’il se tournerait vers un autre élu du Likud si Netanyahu refusait son idée d’un gouvernement d’unité, laissant entendre que le président de la Knesset Yuli Edelstein pourrait constituer une solution.

Edelstein a pris ses distances vis-à-vis de cette proposition en réaffirmant son soutien à Netanyahu, qui a insinué que Liberman et Yair Lapid, le numéro 2 de Kakhol lavan, préparaient un « complot en coulisses » pour l’évincer du pouvoir.

Un jour après les remarques de Liberman, les 40 premiers candidats du Likud ont signé une promesse donnant leur soutien sans équivoque à Netanyahu et promettant de ne pas le remplacer en tant que chef du parti après les élections.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...