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L’imaginaire rencontre la réalité dans une expo d’art botanique à Jérusalem

L'exposition "The Nature of Things" peut être visitée jusqu'au 22 juin à la galerie d'art Yaar, dans le jardin botanique de la capitale

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Collage fantastique de Yaala Getzov, dans le cadre de l'exposition "The Nature of Things", au jardin botanique de Jérusalem jusqu'au 22 juin 2023. (Crédit : Yaël Ilan)
Collage fantastique de Yaala Getzov, dans le cadre de l'exposition "The Nature of Things", au jardin botanique de Jérusalem jusqu'au 22 juin 2023. (Crédit : Yaël Ilan)

L’art imite la nature et vice versa à Yaar, une nouvelle galerie du jardin botanique de Jérusalem, juste à l’extérieur du conservatoire tropical.

Rien n’apparaît comme il se doit dans l’exposition « The Nature of Things » (« La nature des choses »), où un bouquet de fleurs est formé à partir de cire, où de faux lys flottent dans un bassin de liquide noir visqueux et où un collage présente une flore et une faune dystopiques.

L’exposition, qui peut être visitée jusqu’au 22 juin, a été organisée par Neta Gal-Azmon avec la collaboration des artistes Dina Shenhav, Shira Zelwer, Vered Aharonovitch, Ayelet Carmi, Einat Arif-Galanti et Yaala Getzov.

« L’exposition porte sur les liens entre le jardin et la nature », a expliqué Gaby Fima, conservatrice en chef du jardin botanique.

« Le jardin fait l’objet de recherches qui tentent de comprendre ce qui pousse ici », a déclaré Fima. « L’exposition pose la question de ce qui est naturel et de ce qui est créé par l’homme. »

Cette discussion a lieu dans le jardin lui-même, où une grande variété d’espèces sont cultivées dans le cadre de la recherche botanique.

Sculpture d’oiseaux et de feuilles d’Ayelet Carmi, faisant partie de l’exposition « The Nature of Things » au jardin botanique de Jérusalem jusqu’au 22 juin 2023. (Crédit : Yaël Ilan)

L’exposition se poursuit dans la galerie, petite mais intéressante, qui jouxte le conservatoire tropical, invitant une rotation régulière de conservateurs et d’artistes – sous la direction de Fima – à commenter les différents aspects de la nature.

Les œuvres d’art faisaient déjà partie du paysage du jardin, depuis la pandémie, lorsque « Returning to Nature » (« Retour à la nature »), une sculpture circulaire autour des allées du jardin, a été mise en place. Elle a été suivie par « Seeing the Invisible » (« Voir l’invisible »), une œuvre d’art en réalité augmentée réalisée par 13 artistes, dont Ai Weiwei et Isaac Julien, en collaboration avec une douzaine de jardins dans six pays.

Sculpture de Vered Aharonvitch, faisant partie de l’exposition « The Nature of Things » au jardin botanique de Jérusalem jusqu’au 22 juin 2023 (Crédit : Yaël Ilan)

« Le jardin a un potentiel en raison de leur espace ouvert », a déclaré Fima. « Le jardin est en train de devenir une institution artistique, ce qui est inhabituel, mais c’est grâce au lien entre l’art et le contenu du jardin. »

Cette introduction d’œuvres d’art dans le jardin botanique de Jérusalem a ouvert la voie au rôle de Fima, en tant que conservatrice en chef gérant les différents espaces artistiques du jardin.

Elle invite désormais des conservateurs extérieurs plusieurs fois par an – « The Nature of Things » est la deuxième exposition à ce jour – pour choisir des œuvres et créer des expositions qui attirent de nouveaux publics et invitent les visiteurs habituels à voir quelque chose d’un peu différent.

Le jardin botanique prévoit également d’installer des galeries d’art dans deux autres zones de l’espace botanique de 121 406 m2 adjacent au campus de Givat Ram de l’université hébraïque.

En ce qui concerne Yaar, la galerie située dans le même bâtiment que le conservatoire tropical, les visiteurs peuvent y accéder par le conservatoire ou par une entrée séparée. Dans les deux cas, la galerie d’art est clairement une extension de la flore et de la faune du jardin.

La fantaisie est au rendez-vous avec le bassin d’eau noire visqueuse de Dina Shenhav, qui imite le lac de nénuphars du jardin à l’entrée, mais avec des fleurs en plastique qui en émergent.

Le bassin d’eau fictive de Dina Shenhav, qui fait partie de l’exposition « The Nature of Things » au jardin botanique de Jérusalem jusqu’au 22 juin 2023. (Crédit : Yaël Ilan)

À proximité se trouve le bouquet de cire élégant et réaliste de Shira Zelver, et les vidéos d’Einat Arif-Galanti à l’entrée de l’exposition sont des œuvres en stop-motion qui réimaginent le plastique et les déchets sous forme de bouquets.

Eilat Karmi est à l’origine des ailes d’oiseaux en papier oniriques et un cerf pris dans une toile de branches, ainsi que le collage mural de Yaala Getsov dans lequel les abeilles et les fourmis sont les géants dans les champs de fleurs.

« Il s’agit d’un jeu entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas », a expliqué Fima, et c’est aux visiteurs de décider ce qu’ils regardent.

La galerie Yaar du jardin botanique de Jérusalem est ouverte le dimanche de 10h à 15h, le lundi et le jeudi de 10h à 17h, le vendredi de 9h à 14h et le samedi de 9h à 15h.

L’exposition est comprise dans le prix d’entrée. Des ateliers artistiques sont organisés pendant l’exposition, et les informations sont publiées sur la page Facebook et le site web du jardin botanique de Jérusalem.

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