L’interdiction des groupes BDS dénoncée par des Israéliens et des Palestiniens
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L’interdiction des groupes BDS dénoncée par des Israéliens et des Palestiniens

Des groupes de défense condamnent une mesure "rappelant l'apartheid", "discriminatoire" et "anti-démocratique"

Des manifestants anti-Israël protestent devant la délégation du gouvernement espagnol à Barcelone, le 20 octobre 2015. (Crédit : Albert Llop / Agence Anadolu / Getty Images)
Des manifestants anti-Israël protestent devant la délégation du gouvernement espagnol à Barcelone, le 20 octobre 2015. (Crédit : Albert Llop / Agence Anadolu / Getty Images)

D’importants groupes des droits de l’Homme israéliens et palestiniens ont dénoncé dimanche l’interdiction d’entrée des membres de 20 ONGs étrangères d’Israël en raison de leurs initiatives de boycott de l’Etat juif.

Le groupe Adallah a condamné dans un communiqué cette mesure anti-boycott comme « rappelant l’apartheid ».

« Cette interdiction est une violation ouverte des droits constitutionnels des citoyens israéliens et des droits garantis aux résidents palestiniens des territoires palestiniens occupés sous les termes des lois humanitaires des droits de l’Homme internationales », a fait savoir l’organisation dans un communiqué.

« Cette initiative rappelle le régime de l’apartheid de l’Afrique du Sud qui avait également préparé des listes noires pour punir et empêcher l’entrée de ceux qui s’opposaient à ses politiques racistes ».

Le New Israeli Fund de gauche a indiqué que cette interdiction était anti-démocratique.

Dans un communiqué, le groupe a déclaré qu’alors qu’il ne soutient pas le mouvement BDS, il estime que « l’interdiction de l’opposition politique est la politique des autocraties, et non des démocraties ».

« La loi sur les entrées du gouvernement Netanyahu est une interdiction de voyage qui utilise des listes noires et des examens pour entrer en Israël sur la base des convictions. Elle défie les principes démocratiques inscrits dans la déclaration d’indépendance de l’Etat juif », a commenté Daniel Sokatch, son directeur général.

« Nous savons qu’il est profondément anti-démocratique de se montrer discriminatoire envers ceux qui prônent des stratégies non-violentes, simplement parce que le gouvernement ne souscrit pas à leurs points de vue », a dit le communiqué.

« Notre position a un principe : Nous ne soutenons pas le mouvement BDS. Mais nous sommes opposés à l’interdiction de voyage gouvernementale et à toutes ses actions visant à sanctionner ceux avec lesquels le gouvernement n’est pas d’accord ».

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