Rechercher

L’Iran annonce des sanctions contre des institutions dans l’UE, dont la LICRA

Les sanctions comprennent une interdiction de visa et la "saisie de leurs biens et avoirs sur le territoire sous la juridiction de l'Iran"

Des manifestants scandent des slogans lors d’une manifestation en réaction à la mort en détention d’une femme interpelée par la police des mœurs, dans le centre-ville de Téhéran, en Iran, le 21 septembre 2022. (Crédit : AP Photo)
Des manifestants scandent des slogans lors d’une manifestation en réaction à la mort en détention d’une femme interpelée par la police des mœurs, dans le centre-ville de Téhéran, en Iran, le 21 septembre 2022. (Crédit : AP Photo)

L’Iran a annoncé mercredi des sanctions contre des institutions, des individus et des médias basés dans l’Union européenne, en riposte aux mesures punitives imposées récemment par l’UE contre des dirigeants iraniens accusés d’avoir réprimé les manifestations après la mort de Mahsa Amini.

L’Iran est secoué par des protestations depuis la mort le 16 septembre de cette jeune Kurde iranienne, décédée trois jours après son arrestation à Téhéran par la police des mœurs qui lui reprochait d’avoir enfreint le code vestimentaire strict du pays, prévoyant notamment le port du voile en public.

Des dizaines de personnes, principalement des manifestants mais aussi des membres des forces de sécurité, ont été tuées lors des manifestations. Des centaines d’autres, dont des femmes, ont été arrêtées.

Le 17 octobre, l’Union européenne a adopté des sanctions contre la police des mœurs et onze dirigeants iraniens dont le ministre des Télécommunications, les accusant d’être impliqués dans la répression.

En riposte, le ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé dans un communiqué des sanctions contre huit institutions et douze individus basés en Europe pour avoir « soutenu des groupes terroristes », « incité à la violence » et « provoqué des émeutes, des violences et des actes terroristes » en Iran.

Sur la liste noire iranienne figurent notamment The International Committee in Search of Justice (ISJ), la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA), et les versions en persan de la Deutsche Welle et de Radio France international.

Des parlementaires et politiciens européens et français et deux responsables du journal allemand Bild sont parmi les personnes sanctionnées par le gouvernement iranien.

Les sanctions comprennent une interdiction de visa et la « saisie de leurs biens et avoirs sur le territoire sous la juridiction de l’Iran », selon le ministère.

Le 19 octobre, l’Iran avait annoncé avoir inscrit sur sa liste noire des entités et individus britanniques, quelques jours après que Londres a imposé des sanctions à la police des mœurs iranienne au sujet de la mort de Mahsa Amini.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...