L’Iran libère un pétrolier sud-coréen saisi en janvier
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L’Iran libère un pétrolier sud-coréen saisi en janvier

Le Hankuk Chemi avait été saisi et sa vingtaine de membres d'équipage de différentes nationalités arrêtés par les Gardiens de la Révolution

Extrait d'une séquence de vidéosurveillance du Hankuk Chemi, un pétrolier battant pavillon sud-coréen, alors qu'un bateau des corps des gardiens de la révolution islamique iraniens est vu dans un cercle rouge sur l'écran, à Busan, au sud Corée, le 4 janvier 2021. (Crédit : YONHAP / AFP)
Extrait d'une séquence de vidéosurveillance du Hankuk Chemi, un pétrolier battant pavillon sud-coréen, alors qu'un bateau des corps des gardiens de la révolution islamique iraniens est vu dans un cercle rouge sur l'écran, à Busan, au sud Corée, le 4 janvier 2021. (Crédit : YONHAP / AFP)

L’Iran a libéré un pétrolier battant pavillon sud-coréen, saisi en janvier à une période où Téhéran pressait Séoul de débloquer plusieurs milliards d’euros gelés en raison des sanctions américaines, a annoncé vendredi le ministère des Affaires étrangères à Séoul.

Le Hankuk Chemi avait été saisi et sa vingtaine de membres d’équipage de différentes nationalités arrêtés par les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique.

Dans un communiqué, le ministère sud-coréen précisé que le capitaine du navire a été libéré et que le pétrolier est « reparti en toute sécurité aujourd’hui ».

Téhéran avait accusé le navire de pollution maritime.

En février, l’Iran avait autorisé tous les membres d’équipage à l’exception du capitaine à quitter le pays pour des raisons « humanitaires », mais la plupart étaient restés à bord afin d’assurer la maintenance du pétrolier.

L’Iran était l’un des principaux fournisseurs de pétrole de la Corée du Sud jusqu’à ce que ce pays cesse ses achats sous la pression des sanctions américaines rétablies à partir de 2018 par l’ancien président américain Donald Trump, au nom d’une politique de « pression maximale » contre l’Iran destinée à tarir ses recettes pétrolières.

Téhéran avait accusé Séoul de retenir « en otage » sept milliards de dollars de fonds (5,7 milliards d’euros) appartenant à l’Iran.

La Corée du Sud avait annoncé en mars avoir convenu d’une solution pour débloquer les fonds gelés mais attendre le feu vert de Washington.

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken avait dit que Washington s’y opposerait à moins que la République islamique ne se conforme à nouveau pleinement à l’accord international sur le nucléaire iranien.

Le ministère sud-coréen des Affaires étrangères n’a fait aucune mention de ces fonds dans son communiqué de vendredi.

Selon de nombreux médias sud-coréens, le Premier ministre Chung Sye-kyun se rendra prochainement à Téhéran, sans donner de date. 

La saisie du Hankuk Chemi était la première menée par les forces iraniennes depuis plus d’un an.

Les Gardiens de la Révolution ont arraisonné en juillet 2019 le pétrolier Stena Impero battant pavillon britannique dans le détroit d’Ormuz – par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole –, avant de le relâcher deux mois plus tard.

L’arraisonnement du Stena Impero avait alors été perçu comme une riposte à la saisie par les autorités britanniques à Gibraltar d’un pétrolier iranien qui avait été relâché, en dépit d’objections américaines.

Téhéran a nié tout lien entre les deux incidents.

Les forces iraniennes ont saisi au moins six autres navires cette année-là, pour contrebande présumée de carburant. 

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