L’Iran teste sa défense aérienne « locale » après la levée d’un embargo onusien
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L’Iran teste sa défense aérienne « locale » après la levée d’un embargo onusien

Ces exercices surviennent après que Téhéran a jugé dimanche qu'un embargo de l'ONU sur ses armes a désormais expiré

Un religieux iranien regarde des missiles sol-sol fabriqués en Iran pendant un spectacle militaire marquant le 40è anniversaire de la révolution islamique iranienne qui avait renversé le Shah, soutenu par les Etats-Unis, à la Grande mosquée  Imam Khomeini de Téhéran en Iran, le 3 février 2019 (Crédit : AP Photo/Vahid Salemi)
Un religieux iranien regarde des missiles sol-sol fabriqués en Iran pendant un spectacle militaire marquant le 40è anniversaire de la révolution islamique iranienne qui avait renversé le Shah, soutenu par les Etats-Unis, à la Grande mosquée Imam Khomeini de Téhéran en Iran, le 3 février 2019 (Crédit : AP Photo/Vahid Salemi)

Les forces armées iraniennes ont lancé mercredi des exercices militaires pour tester des systèmes « locaux » de défense aérienne, ont annoncé les médias officiels trois jours après l’expiration, selon Téhéran, d’un embargo de l’ONU visant ses armes.

Les manœuvres, baptisées « Défenseurs du ciel » de la République islamique, ont eu lieu dans « une zone couvrant la moitié de la surface du pays », a annoncé Iribnews, le site de la télévision d’Etat.

Ces exercices dont la durée n’a pas été précisée surviennent après que Téhéran a jugé dimanche qu’un embargo de l’ONU sur ses armes a désormais expiré, aux termes de l’accord international sur le nucléaire iranien et la résolution 2231 du Conseil de sécurité.

« Des cibles de moyenne et haute altitude ont été abattues par les tirs de systèmes locaux », ajoute le site, précisant que « les chasseurs (…) de la base aérienne de Shahid Babaï à Ispahan (centre) » ont participé aux exercices.

« Nos forces ont atteint tous les objectifs fixés », a déclaré mercredi le commandant des exercices général Qader Rahimzadeh à la télévision d’Etat.

Aux termes du pacte conclu en 2015, l’embargo interdisant notamment la vente d’armes et d’équipements militaires lourds à l’Iran était censé expirer le 18 octobre. Washington affirme cependant que toute vente d’armes à Téhéran entraînerait des sanctions.

En mai 2018, le président américain Donald Trump a sorti unilatéralement son pays de l’accord sur le nucléaire, affirmant que ce texte n’offre pas des garanties suffisantes pour empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, prononce un discours à l’ouverture de la session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, le 2 mars 2015, au siège des Nations Unies à Genève. (AFP/FABRICE COFFRINI)

Après avoir annoncé la levée de l’embargo, les responsables iraniens ont souligné que la République islamique prévoyait surtout de vendre des armements plutôt que d’en importer.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif a affirmé mardi que son pays n’avait pas l’intention de se livrer à une « course aux armements dans la région ».

L’Iran ne va pas « commencer une frénésie d’achat malgré la fin des restrictions du Conseil de sécurité », a-t-il déclaré dans un discours en ligne devant des membres de cette instance.

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