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Les procureurs sont soumis à des pressions dans leur décisions, fustige Baharav-Miara

Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.

La procureure générale Gali Baharav-Miara arrivant pour assister à la réunion hebdomadaire du cabinet au Bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 9 juillet 2023. (Crédit : Gil Cohen-Magen/Pool Photo via AP)
La procureure générale Gali Baharav-Miara arrivant pour assister à la réunion hebdomadaire du cabinet au Bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 9 juillet 2023. (Crédit : Gil Cohen-Magen/Pool Photo via AP)

Dans un discours qui a fait l’effet d’une bombe, la procureure générale Gali Baharav-Miara a affirmé que des pressions ont été exercées sur son bureau pour qu’il prenne des mesures spécifiques dans des affaires criminelles gérées par le bureau du procureur de l’État et dans le cadre d’enquêtes criminelles.

S’adressant à des fonctionnaires du bureau du procureur général, Baharav-Miara a également affirmé que des pressions ont été exercées sur son bureau pour qu’il adopte des positions spécifiques en ce qui concerne les positions juridiques formelles prises par les conseillers juridiques du gouvernement sous son égide sur la législation et les décisions du gouvernement.

Elle n’a pas donné de détails sur ces deux allégations.

« Des pressions ont été exercées sur nous pour que nous prenions certaines décisions dans des cas concrets que vous gérez ou dans des cas d’enquête que vous examinez », a-t-elle dit aux fonctionnaires.

« De même, dans le domaine du conseil juridique, des pressions ont été exercées sur nous pour que notre jugement professionnel soit faussé et que nous manquions à notre devoir de gardiens [de la loi] », a poursuivi la procureure générale.

« Je ne me laisserai pas décourager. Je sais que ni vous ni le procureur d’État ne sont découragés non plus. Nous continuerons à fonctionner comme d’habitude. En fonction des faits, en fonction de la loi, de manière cohérente et équitable. »

Au début du mois, Baharav-Miara a été fustigée par des membres du cabinet pour ce qu’ils considéraient comme l’incapacité de son bureau et d’autres agences chargées de l’application de la loi à traiter avec suffisamment de sévérité les manifestants anti-gouvernement au cours des six derniers mois.

La procureure générale avait déclaré à l’époque et dans un document de synthèse ultérieur qu’il ne pouvait y avoir de quotas concernant le nombre de personnes arrêtées lors des manifestations ou inculpées à la suite de celles-ci.

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