Israël en guerre - Jour 197

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Refonte judiciaire: « journée de résistance » dans tout Israël sous une chaleur accablante

37 manifestants arrêtés ; Shikma Bressler annonce une marche de Tel Aviv à Jérusalem ; La manifestante heurtée par une voiture dans un état stable mais pas hors de danger ;

  • Des manifestants contre la refonte du système judiciaire bloquant une entrée du ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
    Des manifestants contre la refonte du système judiciaire bloquant une entrée du ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
  • Des manifestants contre les projets du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu de refondre le système judiciaire, à Tel Aviv, en Israël, le 18 juillet 2023. (Crédit : AP Photo/Oded Balilty)
    Des manifestants contre les projets du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu de refondre le système judiciaire, à Tel Aviv, en Israël, le 18 juillet 2023. (Crédit : AP Photo/Oded Balilty)
  • Des manifestants contre la refonte du système judiciaire bloquant une entrée du ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
    Des manifestants contre la refonte du système judiciaire bloquant une entrée du ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
  • Des manifestants organisant une "journée de résistance" pour protester contre le projet de loi du gouvernement sur la refonte du système judiciaire, à Tel Aviv, le 18 juillet, 2023. (Crédit : Jack Guez /AFP)
    Des manifestants organisant une "journée de résistance" pour protester contre le projet de loi du gouvernement sur la refonte du système judiciaire, à Tel Aviv, le 18 juillet, 2023. (Crédit : Jack Guez /AFP)
  • Le groupe de protestation Frères et sœurs en armes accrochant une banderole sous une statue de Theordor Herzl avec l'inscription "Ce n'est pas ce que je voulais dire", le 18 juillet 2023. (Crédit : Tali Melamed)
    Le groupe de protestation Frères et sœurs en armes accrochant une banderole sous une statue de Theordor Herzl avec l'inscription "Ce n'est pas ce que je voulais dire", le 18 juillet 2023. (Crédit : Tali Melamed)
  • Des manifestants brandissant des drapeaux israéliens alors qu'ils protestent contre les projets de refonte judiciaire du gouvernement sur la Route 1 près d'Ein Hemed, à l'extérieur de Jérusalem, le 18 juillet 2023.. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
    Des manifestants brandissant des drapeaux israéliens alors qu'ils protestent contre les projets de refonte judiciaire du gouvernement sur la Route 1 près d'Ein Hemed, à l'extérieur de Jérusalem, le 18 juillet 2023.. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
  • Des manifestants contre le remaniement judiciaire bloquant une entrée du ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
    Des manifestants contre le remaniement judiciaire bloquant une entrée du ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
  • Des manifestants contre le remaniement judiciaire priant devant la maison du député du Likud Danny Danon, à Raanana, le 18 juillet 2023. (Crédit : Alon Korngreen)
    Des manifestants contre le remaniement judiciaire priant devant la maison du député du Likud Danny Danon, à Raanana, le 18 juillet 2023. (Crédit : Alon Korngreen)
  • Des manifestants contre la refonte judiciaire bloquant une entrée du ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
    Des manifestants contre la refonte judiciaire bloquant une entrée du ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
  • Des manifestants rassemblés pour les droits des femmes au rabbinat de Tel Aviv, le 18 juillet 2023 (Crédit : Yaël Gadot)
    Des manifestants rassemblés pour les droits des femmes au rabbinat de Tel Aviv, le 18 juillet 2023 (Crédit : Yaël Gadot)

Tomer Bar répond aux réservistes supérieurs qui refusent de servir

Le général de brigade Tomer Bar lors d'une cérémonie sur la base militaire Rabin, le 20 juin 2020. (Crédit : Armée israélienne)
Le général de brigade Tomer Bar lors d'une cérémonie sur la base militaire Rabin, le 20 juin 2020. (Crédit : Armée israélienne)

Le chef de l’armée de l’air israélienne, le major-général Tomer Bar, a envoyé un message à ses subordonnés en réponse à une lettre ouverte écrite par plus de 160 réservistes supérieurs disant qu’ils ne se présenteront plus au service de réserve en guise de protestation à la refonte judiciaire.

« Une période complexe et de nombreuses publications [médiatiques] ce soir… nous examinerons les détails de la lettre et sa signification », a déclaré Bar dans le message.

« Cependant, la responsabilité qui nous est confiée n’a pas changé. Nous devons continuer à parler avec les réservistes et les conscrits. Appelez les réservistes à continuer de se présenter au service », a déclaré le chef de l’IAF.

« Je compte sur vous. Transmettez ce message aux commandants des escadrons et des unités opérationnelles », ajoute Bar.

Des milliers de manifestants convergent à Kaplan

Des Israéliens manifestent contre la refonte judiciaire du gouvernement dans la rue Kaplan de Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Carrie Keller-Lynn/Times of Israel)
Des Israéliens manifestent contre la refonte judiciaire du gouvernement dans la rue Kaplan de Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Carrie Keller-Lynn/Times of Israel)

Des dizaines de milliers de manifestants ont convergé vers la rue Kaplan de Tel-Aviv.

Malgré la foule compacte, l’énergie est un peu moins intense que lors des manifestations précédentes en raison de la chaleur extrême et des activités militantes de la journée.

Certains manifestants distribuent des bouteilles d’eau gratuites aux participants, ainsi que des cadeaux de protestation de courtoisie.

Un groupe joue dans un camion converti, faisant des déclarations sur l’unité sociale avant chaque chanson de leur set.

Mais tous les manifestants ne concentrent pas leur énergie sur le plan imminent de la coalition visant à réduire les contrôles judiciaires sur le cabinet, beaucoup sont plutôt venus exprimer leur frustration envers le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu lui-même.

Uri, 70 ans, affirme que « Netanyahu est un criminel » et que ses partenaires politiques ultra-orthodoxes ne partagent pas le fardeau militaire et économique.

« Nous, les laïcs, payons une tonne d’argent et ils ne vont même pas à l’armée », dit-il à propos des communautés Haredi d’Israël. « Ce n’est pas seulement la réforme, ce sont les Haredim, la corruption », ajoute-t-il. « Nous ne voulons pas de ces gens. »

Plus d’un millier de manifestants aux abords de la résidence du Premier ministre

Des manifestants bloquent un carrefour à Jérusalem, le 18 juillet 2023. (Crédit : Michael Bachner/Times of Israel)
Des manifestants bloquent un carrefour à Jérusalem, le 18 juillet 2023. (Crédit : Michael Bachner/Times of Israel)

Des manifestants opposés à le refonte judiciaire bloquent le carrefour central Rupin-Ben Zvi à Jérusalem, non loin de la Knesset, avant de commencer à descendre sur la Route Ben Zvi vers la résidence du Premier ministre Benjamin Netanyahu située dans la rue Gaza.

Plus de 1 000 personnes assistent au rassemblement et à la marche, dont beaucoup battent des tambours, arborent des drapeaux israéliens et crient des slogans pro-démocratie, alors que les agents de la police montée se tiennent à proximité.

« La démocratie israélienne est saine, forte et résiliente », déclare Herzog à Biden

Le président Isaac Herzog s'adresse au président américain Joe Biden à la Maison Blanche, le 18 juillet 2023. (Crédit : Lazar Berman/Times of Israel)
Le président Isaac Herzog s'adresse au président américain Joe Biden à la Maison Blanche, le 18 juillet 2023. (Crédit : Lazar Berman/Times of Israel)

Dans une déclaration publique aux côtés du président Isaac Herzog, le président américain Joe Biden promet que l’Iran n’obtiendra jamais l’arme nucléaire et que l’engagement américain envers la sécurité d’Israël est « à toute épreuve ».

Biden ne fait pas référence à la lutte pour ou contre la refonte judiciaire, mais Herzog le fait, le qualifiant de « débat houleux ».

« La démocratie israélienne est saine, forte et résiliente », déclare Herzog. « Nous devrions toujours essayer de trouver un consensus à l’amiable. »

Herzog dit que son « cœur est en Israël » aujourd’hui alors que des manifestations généralisées contre le gouvernement secouent le pays.

160 réservistes supérieurs de l’armée de l’air refusent de se porter volontaires

Le général de division Tomer Bar, le chef de l'armée de l'air israélienne, lors d'une cérémonie le 4 avril 2022. (Crédit : Armée israélienne)
Le général de division Tomer Bar, le chef de l'armée de l'air israélienne, lors d'une cérémonie le 4 avril 2022. (Crédit : Armée israélienne)

Plus de 160 réservistes occupant des postes clés dans l’armée de l’air israélienne ont publié une lettre dans laquelle ils ont indiqué suspendre leur devoir de réserve volontaire alors que le gouvernement continue à aller de l’avant dans son projet de refonte du système judiciaire.

Dans la lettre, les officiers supérieurs de la réserve ont indiqué cesser de se présenter pour le service volontaire, avec effet immédiat, en réponse à l’adoption par le gouvernement de la première lecture d’un projet de loi clé du projet de réforme – une législation visant à empêcher les juges d’examiner la « raisonnabilité » des lois votées par le gouvernement et la coalition au pouvoir.

« L’approbation finale de ces projets de loi est un processus formel et court, qui changera radicalement l’essence et le visage du pays, et le fera passer d’une démocratie à une dictature », ont écrit les 161 réservistes.

« Nous disons par la présente lettre que nous ne sommes pas prêts à accomplir les tâches qui nous sont assignées, sous un régime dans lequel les fondements de la démocratie sont grossièrement supprimés un par un, et alors que [le gouvernement] continue à conduire le pays vers un [modèle] de dictature », a indiqué la lettre.

« Par conséquent, c’est le cœur lourd que nous annonçons par la présente la fin immédiate de notre volontariat pour le service de réserve », ont ajouté les officiers de réserve.

La liste comprend deux généraux de brigade et de nombreux colonels, lieutenants-colonels, majors et capitaines, qui servent au sein de l’état-major au quartier général de l’armée de l’air, des pilotes de drones, des officiers du renseignement et d’autres rôles clés.

Les trains interrompus dans tout le pays ; Israël Railways invoque une erreur informatique

Des voyageurs sortent de la gare Hagana à Tel Aviv après l'arrêt des trains le 18 juillet 2023 (Autorisation)
Des voyageurs sortent de la gare Hagana à Tel Aviv après l'arrêt des trains le 18 juillet 2023 (Autorisation)

Des centaines de voyageurs tentant de se rendre à Tel-Aviv ont été contraints de quitter des wagons d’une rame dont le moteur tournait au ralenti à la gare de Hagana, dans le sud de la ville, selon un témoin oculaire, alors que les services ferroviaires annoncent une fermeture nationale dans un contexte de manifestations antigouvernementales massives.

Selon un voyageur, qui tentait de rejoindre son domicile dans le centre de Tel-Aviv après avoir pris un vol en provenance des États-Unis quelques heures plus tôt, son train est resté immobilisé pendant au moins dix minutes à la gare de Hagana lorsqu’une personne a annoncé par haut-parleur que tous les trains du pays étaient suspendus en raison d’une défaillance technique.

« Tout le monde était en colère et tout le monde est sorti du train », raconte-t-il.

Un message envoyé par Israël Railways à ses clients indique que le service a été interrompu en raison d’un dysfonctionnement informatique.

A la gare de HaShalom, la prochaine sur les lignes vers le nord après Hagana, des manifestants entourent un train. La gare se trouve à l’intersection centrale de Tel Aviv qui est devenue un lieu de protestation.

Israel Railways a déclaré plus tard que le problème avait été résolu et que les services reprendraient progressivement.

Des centaines de manifestants devant le bureau de l’ambassade américaine à Tel Aviv

Des manifestants contre la réforme judiciaire devant le bureau de l'ambassade des États-Unis à Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Crédit : Carrie Keller-Lynn/Times of Israel)
Des manifestants contre la réforme judiciaire devant le bureau de l'ambassade des États-Unis à Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Crédit : Carrie Keller-Lynn/Times of Israel)

Des centaines de manifestants se sont rassemblés devant le bureau de l’ambassade des États-Unis à Tel Aviv ce mardi, dans le cadre de l’importante journée de mobilisation contre le projet du gouvernement israélien de réduire le contrôle judiciaire des juges sur son propre pouvoir.

Plusieurs manifestants sont venus pour envoyer un message aux États-Unis afin que le pays intervienne plus activement pour persuader le Premier ministre Benjamin Netanyahu de suspendre le projet de refonte judiciaire de sa coalition.

« J’espère vraiment que le gouvernement américain fera pression sur Netanyahu », a déclaré Tzili, 72 ans, venue aux manifestations avec un drapeau américain et un drapeau israélien, un dans chaque main. « Peut-être qu’ils peuvent être un espoir. »

Parallèlement à la manifestation principale, des dizaines de militants opposés aux implantations israéliennes en Cisjordanie se sont rassemblés à l’angle de la rue du bureau de l’ambassade, scandant : « Juifs et Arabes refusent d’être ennemis » et brandissant des pancartes : « La vie des Palestiniens compte. »

Vêtu d’une chemise représentant une organisation anti-réforme judiciaire de réservistes militaires, Harel est passé devant la manifestation anti-occupation sans s’arrêter.

« L’occupation est plutôt un problème à long terme. Aujourd’hui, nous devons nous occuper du coup d’État judiciaire », a-t-il dit.

« Cette protestation affaiblit les protestations [anti-réforme]. S’ils font passer la réforme, personne n’arrêtera l’occupation », a-t-il ajouté.

« Je suis prêt à me battre », dit un ancien combattant d’une unité d’élite

A Tel-Aviv, des militants d’un groupe de vétérans de l’armée ont formé une chaîne humaine pour bloquer la principale entrée du quartier général de l’armée.

« Je suis prêt à me battre », a dit à l’AFP Ron Sherf, 51 ans, un ancien combattant d’une unité d’élite.

« Le gouvernement veut un pouvoir illimité pour mettre en place une politique qui n’est pas libérale, une politique de suprématie juive », a-t-il dénoncé.

« Depuis que la réforme est lancée, nous voyons l’impact sur notre économie », assure Inbal Orpaz, 36 ans, employée dans la high-tech venue manifester à Tel-Aviv.

Le Fonds monétaire international avait mis en garde en juin contre « l’incertitude » induite par le projet de réforme qui pourrait nuire à la croissance.

Netanyahu : certains pensent que certains citoyens valent plus que d’autres

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu dirige la réunion hebdomadaire de cabinet à son bureau de Jérusalem, le 9 juillet 2023. (Crédit : Marc Israel Sellem/Pool/Flash9
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu dirige la réunion hebdomadaire de cabinet à son bureau de Jérusalem, le 9 juillet 2023. (Crédit : Marc Israel Sellem/Pool/Flash9

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu estime que certains Israéliens pensent que certains membres de la nation valent plus que d’autres, dans une allusion apparente aux manifestations antigouvernementales massives qui ont lieu dans tout le pays.

S’exprimant lors d’une cérémonie à la mémoire de Zeev Jabotinsky, le leader sioniste révisionniste souvent cité comme le père du Likud, le parti de Netanyahu, le Premier ministre a déclaré que Jabotinsky « croyait en l’unité de la nation – et non pas [en l’idée] que certains valent plus que d’autres ».

« Aujourd’hui, certains croient qu’une partie de la nation vaut plus que l’autre et ils devraient lire Jabotinsky », a déclaré Netanyahu.

Netanyahu et ses partenaires de la coalition ont tenté à plusieurs reprises de présenter les manifestations de masse contre la réforme du système judiciaire comme étant le fait d’élites qui ne veulent pas accepter la volonté des électeurs.

Interrogé lundi sur le mouvement de protestation national en cours des opposants au projet de refonte du système judiciaire israélien qui est actuellement avancé par le gouvernement, Netanyahu a affirmé que « un certain nombre de personnes qui manifestent aujourd’hui… n’ont aucune idée… de ce qui est discuté » et il a ajouté qu’ils avaient été « radicalisés par les slogans ».

« Dans les médias et sur les réseaux sociaux, vous pouvez alimenter et diffuser délibérément des slogans à l’aide de mégadonnées et de beaucoup d’argent… et vous infiltrer ainsi dans les cerveaux… vous pouvez créer une mobilisation massive sur cette base », a-t-il commenté.

Il a insisté sur le fait qu’il ne tentait pas d’octroyer un pouvoir trop important à sa coalition mais qu’il cherchait tout simplement à retirer du pouvoir au système judiciaire pour, a-t-il affirmé, rétablir l’équilibre des pouvoirs.

Pour démontrer son sérieux, il a souligné son abandon du projet de loi qui aurait autorisé la Knesset à passer outre les jugements rendus par la Haute-cour par une majorité simple de 61 membres. Toutefois, il a pris soin de préciser qu’il avait seulement exclu la possibilité d’une clause dérogatoire « avec une majorité de un » sans écarter l’éventualité de versions moins extrêmes du projet de loi. Le Premier ministre aurait indiqué aux députés de la coalition, au début du mois, qu’il était encore ouvert à de telles propositions.

Netanyahu a écarté l’idée que six mandats passés à son poste pouvaient être excessifs et sources de corruption, insistant sur le fait qu’il n’est motivé que par la nécessité de garantir la sécurité de l’État, sa prospérité économique et sa coexistence pacifique aux côtés de ses voisins. Il a déclaré qu’il pouvait être battu aux élections si le peuple israélien devait ne pas approuver sa performance.

Ce qui n’est pas arrivé, malgré, selon Netanyahu, « l’opposition violente » qui a pu parfois s’exprimer. Il s’est souvenu d’une conversation avec feu Silvio Berlusconi, ancien Premier ministre italien, qui lui avait demandé combien de compagnies du secteur des médias il contrôlait. Netanyahu avait alors répondu au Premier ministre qu’il n’en contrôlait aucun et qu’il devait remporter des scrutins « à la dure ».

 

37 manifestants ont été arrêtés

Un manifestant affronte avec un policier lors d'une manifestation contre les projets du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu de réformer le système judiciaire à Tel Aviv, Israël, le 18 juillet 2023. (Crédit : AP Photo/Ariel Schalit)
Un manifestant affronte avec un policier lors d'une manifestation contre les projets du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu de réformer le système judiciaire à Tel Aviv, Israël, le 18 juillet 2023. (Crédit : AP Photo/Ariel Schalit)

La police a fait état de 37 arrestations jusqu’à présent au cours des manifestations de masse d’aujourd’hui.

La police déclare qu’elle s’engage à autoriser les manifestations, mais rappelle que ceux qui enfreignent la loi seront arrêtés.

La police demande aux manifestants de ne pas essayer de monter sur les quais des gares, car cela met des vies en danger.

La police a fermé de nombreuses gares et a ordonné aux trains de ne pas s’arrêter dans les gares de Tel Aviv.

Début des votes sur les objections à la clause de « raisonnabilité »

Le député HaTzionout HaDatit, Simcha Rothman, présidant une audience de la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice sur le projet de loi de la notion juridique du "caractère raisonnable", le préparant à sa dernière lecture à la Knesset, au milieu de vastes protestations nationales, quelques heures après qu'il a été adopté en première lecture, le 11 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le député HaTzionout HaDatit, Simcha Rothman, présidant une audience de la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice sur le projet de loi de la notion juridique du "caractère raisonnable", le préparant à sa dernière lecture à la Knesset, au milieu de vastes protestations nationales, quelques heures après qu'il a été adopté en première lecture, le 11 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La commission de la Constitution, du Droit et de la Justice de la Knesset commence à voter sur les plus de 27 000 réserves soumises par les députés de l’opposition contre le projet de loi de la coalition visant à limiter considérablement l’utilisation par les tribunaux de la norme du caractère raisonnable dans le cadre du contrôle judiciaire, à la suite d’une session marathon de 19 heures au cours de laquelle ces réserves ont été expliquées.

En raison du nombre sans précédent de réserves – qui sont essentiellement des propositions d’amendements à un projet de loi – les votes seront effectués par lots de 20 réserves afin d’accélérer le processus, en accord avec le conseiller juridique de la Knesset.

Le vote devrait durer jusqu’à mercredi et il est très peu probable que les réserves de l’opposition soient acceptées.

La commission votera ensuite sur le projet de loi lui-même afin de le transmettre à la plénière de la Knesset pour les deuxième et troisième lectures, ce qui permettra d’adopter la législation.

Le vice-ministre de la Sécurité publique, Yoav Segalovitz, s’exprime lors d’une réunion de la commission de la sécurité publique de la Knesset, le 10 avril 2022. (Crédit: Gal Cohen/Knesset)

Le député de Yesh Atid, Yoav Segalovitz, membre de l’opposition, a déclaré à l’ouverture du vote que le processus de la commission avait de nombreux défauts car tous les professionnels ministériels concernés n’avaient pas pu s’adresser à la commission, et que ceux qui avaient été entendus avaient été ignorés.

« Le projet de loi est disproportionné, extrême, et porte atteinte à tous les aspects du pays, mais en particulier aux soldats de Tsahal et au système de défense, en raison des dommages causés au statut des gardiens du pays », a déclaré Segalovitz.

Shikma Bressler annonce une marche de Tel Aviv à Jérusalem

Shikma Bressler s'adresse aux participants d'une manifestation contre le plan de refonte judiciaire à Tel Aviv, le 8 juin 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Shikma Bressler s'adresse aux participants d'une manifestation contre le plan de refonte judiciaire à Tel Aviv, le 8 juin 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Shikma Bressler, leader de la contestation, annonce que les manifestants marcheront de Tel Aviv à Jérusalem pour protester contre l’avancement de la réforme du système judiciaire.

Bressler précise que la marche partira de la rue Kaplan de Tel Aviv à 20 h 30, le long de la route principale (Route 1).

Bressler affirme que cette marche est un « geste décisif ».

« Cela prendra quelques jours, mais nous avons besoin de vous », dit-elle dans un message vidéo, appelant d’autres personnes à la rejoindre.

Deux manifestants arrêtés devant la gare de Herzliya

La police indique que deux manifestants ont été arrêtés lors des manifestations devant la gare de Herzliya.

Ils sont soupçonnés de troubles à l’ordre public.

Une vidéo montre des centaines de manifestants bloquant la route qui mène à la gare.

Cela porte à 21 le nombre de manifestants arrêtés jusqu’à présent.

Plusieurs manifestants souffrent de la chaleur et de la foule à la gare de Tel-Aviv

Plusieurs manifestants retenus à l’extérieur de la gare HaShalom de Tel Aviv se plaignent de ne pas se sentir bien, en raison de la chaleur extrême et de la densité de la foule.

La police leur refuse l’accès à la gare.

Nava, la cinquantaine, s’est vue refuser l’accès à la partie climatisée de la gare et a dû se frayer un chemin dans la foule dense de plusieurs centaines de personnes.

« Je ne me sens pas bien », se plaint-elle.

La police interdit aux manifestants d’entrer dans les gares pour « sauver des vies »

Des Israéliens protestent contre la réforme judiciaire du gouvernement à la gare Hashalom de Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
Des Israéliens protestent contre la réforme judiciaire du gouvernement à la gare Hashalom de Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

La police déclare avoir donné l’ordre d’empêcher les manifestants d’accéder aux gares parce que cela mettrait des vies en danger.

« Il s’agit d’une menace évidente pour les vies humaines et notre travail consiste à protéger la sécurité des citoyens », affirme la police.

« Nous appelons les manifestants à agir de manière responsable et à obéir aux ordres des officiers de police sur le terrain », ajoute le communiqué, qui avertit que la police utilisera tous les moyens à sa disposition si les manifestants enfreignent la loi.

Plusieurs centaines de manifestants semblent être entrés dans la station Hashalom de Tel Aviv avant que cet ordre ne soit donné et n’ont pas été expulsés.

La police ferme la station HaShalom de Tel Aviv

Des manifestants empêchés d'entrer dans la gare Hashalom de Tel Aviv le 18 juillet 2023 (Crédit : Carrie Keller-Lynn/Times of Israel).
Des manifestants empêchés d'entrer dans la gare Hashalom de Tel Aviv le 18 juillet 2023 (Crédit : Carrie Keller-Lynn/Times of Israel).

Des centaines de manifestants se rassemblent à l’extérieur de la gare ferroviaire HaShalom de Tel Aviv, l’un des cinq terminaux très fréquentés marqués.

La police empêche les manifestants et les journalistes d’entrer.

Devant les portes de la gare, les manifestants bravent la chaleur et l’humidité pour former un cercle de tambours, scandant « démocratie ou révolution », agitant des drapeaux israéliens et faisant retentir des vuvuzelas.

« Rak Bibi », acclame un passant, contre les manifestants.

L’officier de police Meir Suissa, qui a déjà fait la Une des journaux pour avoir autorisé des officiers à utiliser des grenades fumigènes contre des manifestants à Tel Aviv, est sorti pour dire aux manifestants de quitter la gare.

L’officier de police Meir Suissa ordonne aux manifestants de partir alors qu’ils sont empêchés d’entrer dans la gare Hashalom de Tel Aviv le 18 juillet 2023 (Crédit : Carrie Keller-Lynn/Times of Israel).

« Il n’y a pas de train, la gare est fermée », proclame Suissa dans un haut-parleur, alors que les policiers commencent à repousser les manifestants et les futurs passagers.

Les policiers repoussent plusieurs manifestants de l’entrée de la gare, faisant trébucher d’autres personnes dans la foule.

Les grilles ont été abaissées, bloquant toute entrée.

La police empêche les manifestants de manifester sur les quais de gare

Des manifestants empêchés d'entrer dans la gare HaShalom, à Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Crédit : Carrie Keller-Lynn/Times of Israel)
Des manifestants empêchés d'entrer dans la gare HaShalom, à Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Crédit : Carrie Keller-Lynn/Times of Israel)

La police empêche les manifestants d’accéder aux quais de gare pour les manifestations prévues contre la réforme.

Les journalistes sont également empêchés d’entrer.

À la gare HaShalom de Tel Aviv, les manifestants sont empêchés de descendre sur les quais. Dans la ville de Lod, la police empêche les gens d’entrer dans la gare.

À la station Carmel de Haïfa, une importante présence policière empêche les manifestants d’accéder aux quais.

Cependant, à Binyamina, la police autorise les manifestations, mais avertit les manifestants de ne pas essayer de bloquer les trains.

Gallant demande aux réservistes de ne pas refuser leur devoir

Le ministre de la Défense Yoav Gallant s'exprimant lors d'un événement au Musée de l'immigration clandestine et de la marine, à Haïfa, le 18 juillet 2023. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense Yoav Gallant s'exprimant lors d'un événement au Musée de l'immigration clandestine et de la marine, à Haïfa, le 18 juillet 2023. (Crédit : Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)

Le ministre de la Défense, Yoav Gallant, a déclaré que l’establishment de la Défense a besoin de réservistes pour faire face aux menaces auxquelles Israël est confronté, alors que de nombreux membres de l’armée de réserve ont menacé de mettre fin à leur service volontaire en guise de protestation contre la refonte du système judiciaire.

S’exprimant lors d’un événement commémorant les 75 ans du départ du bateau d’immigrants Exodus, Gallant a déclaré qu’il souhaitait « faire appel aux réservistes ».

« Nous avons le droit d’être en désaccord, nous avons le droit de débattre et de discuter, nous avons le droit de protester, mais nous n’avons pas le droit de nuire, au nom d’une opinion politique ou d’une autre, à Tsahal », a-t-il dit.

« En tant que personne ayant passé la majeure partie de sa vie d’adulte à commander des troupes issues de tous les segments de la société israélienne, et en tant que personne connaissant la situation [sécuritaire] actuelle, je peux dire clairement que dans l’effort de protection de la sécurité de l’État et face aux menaces auxquelles nous sommes confrontés, nous avons besoin de tous les soldats et de tous les commandants », a déclaré Gallant.

« Tout comme le commandant de compagnie et le commandant de bataillon ont besoin de tous les soldats de la compagnie et du bataillon, moi, en tant que ministre de la Défense d’Israël, j’ai besoin de l’ensemble de Tsahal, de l’ensemble [l’agence de sécurité intérieure] du Shin Bet, de l’ensemble [l’agence de renseignement] du Mossad, de toutes les personnes qu’ils ont, de toutes les parties du public, afin de réussir la mission complexe de protéger l’État d’Israël et la vie de ses citoyens », a-t-il poursuivi.

Gallant affirme que l’armée doit rester « unie » et ne pas permettre aux « déclarations extrémistes de quelque camp que ce soit » de nuire à Tsahal.

Des chefs d’entreprise installeront une tente à Jérusalem jeudi

Des chefs d’entreprise de premier plan ont annoncé qu’ils dresseraient une tente de protestation à Jérusalem jeudi, dans le but d’empêcher la coalition de faire avancer une clause de la refonte judiciare visant à réduire le réexamen des décisions du gouvernement par les juges.

« Une législation unilatérale entraînera la destruction de l’économie et du pays. Les changements se font par le biais de négociations », a déclaré le Business Forum dans un communiqué.

« Nous appelons à la conclusion d’accords et à la prévention d’une destruction irréversible de l’économie israélienne », a ajouté l’organisation.

Le groupe comprend des propriétaires de banques, d’hôtels, de centres commerciaux et de chaînes de magasins de mode.

L’IMA : « Grève d’avertissement » de 2 heures mercredi contre la réforme

Des médecins manifestant contre la réforme du système judiciaire, à Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Crédit : Jack Guez/AFP)
Des médecins manifestant contre la réforme du système judiciaire, à Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Crédit : Jack Guez/AFP)

La direction de l’Association médicale israélienne (IMA) annonce une « grève d’avertissement » pour demain afin de protester contre le projet de loi visant à réduire le contrôle judiciaire des décisions du gouvernement.

La grève aura lieu de 8h30 à 10h30.

L’IMA déclare qu’elle fera tout son possible pour éviter d’avoir un impact négatif sur les soins aux patients.

Les soins urgents ne seront pas limités.

L’action comprendra également des séances d’information dans les hôpitaux et autres établissements de santé, animées par des représentants des organisations membres de l’IMA, sur les effets de la suppression du « caractère raisonnable » des décisions judiciaires sur le système de santé, la médecine, les médecins et les patients.

Hagaï Levine. (Crédit : Capture d’écran YouTube)

Le professeur Hagaï Levine, l’un des dirigeants de l’organisation des Blouses Blanches et ancien chef de l’Association israélienne des médecins de santé publique, déclare que « l’annulation du caractère raisonnable des décisions judiciaires entraînera des dommages mortels pour la vie humaine, le système de santé, les patients, les médecins et tous les autres membres du personnel de santé ». « C’est pourquoi l’IMA doit prendre des mesures. C’est de la médecine préventive. »

« Il semble que demain il y aura une grève d’avertissement dans le système de santé, et si le gouvernement n’arrête pas [la refonte], nous prendrons des mesures plus sérieuses », a-t-il déclaré.

À la suite d’une réunion de dimanche de la direction de l’association représentant les résidents en médecine, MIRSHAM, il a été annoncé qu’elle mettait de côté ses divergences avec l’IMA pour se joindre à la lutte contre la législation proposée.

Il a été conclu que la réforme porterait atteinte aux droits des résidents individuellement, collectivement et en tant qu’organisation professionnelle, et que l’association ne resterait pas inactive face à l’impact négatif sur les droits des médecins et des patients.

Liberman : Incapable de maîtriser ses troupes, Halevi devrait démissionner

Le leader d'Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, s'exprimant lors d'une conférence organisée par le quotidien financier Calcalist, le 18 juillet 2023. (Autorisation)
Le leader d'Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, s'exprimant lors d'une conférence organisée par le quotidien financier Calcalist, le 18 juillet 2023. (Autorisation)

Le chef du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, a déclaré que le chef d’état-major de Tsahal, Herzi Halevi, devrait démissionner s’il n’est pas en mesure de maintenir la compétence de l’armée au milieu des protestations des réservistes contre la réforme du système judiciaire.

« Le rôle du chef d’état-major a toujours été d’assurer la sécurité et de maintenir la compétence de Tsahal . Dans les circonstances actuelles, c’est impossible. C’est pourquoi le chef d’état-major doit démissionner, il n’a pas d’autre choix », a déclaré Liberman lors d’une conférence organisée par le quotidien financier Calcalist.

Plus tôt, Halevi a déclaré que les appels des réservistes à refuser de servir pour protester contre les plans du gouvernement visant à réformer le système judiciaire nuisent à Tsahal et à la sécurité nationale.

La manifestante heurtée par une voiture dans un état stable mais pas hors de danger

Un porte-parole de l’hôpital Beilinson a déclaré que la manifestante gravement blessée lorsqu’elle a été renversée par une voiture près de Raanana est dans un état stable, mais pas hors de danger.

Cette femme d’une quarantaine d’années manifestait sur la Route 531 lorsqu’elle a été heurtée par une voiture qui passait par là.

La police affirme qu’il s’agit d’un accident de la circulation et non d’une collision intentionnelle.

Le conducteur a été placé en détention pour être interrogé.

19 arrestations depuis le début de la « journée de résistance » contre la refonte

Selon la police, 19 manifestants contre la réforme du système judiciaire ont été arrêtés à midi.

14 suspects ont été arrêtés dans le centre du pays, trois dans la région de Tel Aviv et deux dans la région côtière.

Tous ont été arrêtés pour troubles à l’ordre public.

La rue du Premier ministre à Jérusalem fermée malgré l’absence de manifestation

La rue Azza, où se trouve la résidence privée du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, fermée par la police, le 18 juillet 2023. (Crédit : Amy Spiro/Times of Israel)
La rue Azza, où se trouve la résidence privée du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, fermée par la police, le 18 juillet 2023. (Crédit : Amy Spiro/Times of Israel)

La police a fermé la majeure partie de la rue Azza (Gaza) dans la capitale dans le cadre de la « journée de perturbation », bien qu’il n’y ait pas de manifestations dans le secteur.

La majeure partie de la rue est fermée à la circulation automobile, tandis que la partie située devant la résidence privée du Premier ministre Benjamin Netanyahu est également fermée aux piétons.

Ces derniers mois, la police a pris l’habitude de fermer la route lorsqu’il y a des protestations ou même la possibilité de protestations à l’échelle nationale, sans tenir compte des manifestations locales.

Cette route est une artère majeure de Jérusalem et se trouve sur l’itinéraire d’une demi-douzaine de lignes de bus qui ont dû être détournées.

Des centaines de manifestants continuent de se rassembler devant les cours rabbiniques

Des manifestants rassemblés pour les droits des femmes au rabbinat de Tel Aviv, le 18 juillet 2023 (Crédit : Yaël Gadot)
Des manifestants rassemblés pour les droits des femmes au rabbinat de Tel Aviv, le 18 juillet 2023 (Crédit : Yaël Gadot)

Des manifestants se rassemblent devant les tribunaux rabbiniques de tout le pays pour protester contre les atteintes portées aux droits des femmes par la législation proposée par la coalition radicale du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Des foules de manifestants se rassemblent devant les tribunaux religieux juifs à Jérusalem, Tel Aviv, Haïfa et Rehovot, rapporte la Douzième chaîne.

Les manifestations sont menées par le groupe de défense des droits des femmes Building an Alternative.

La police s’efforce d’empêcher les manifestants d’entrer dans les bâtiments.

Un porte-parole des tribunaux rabbiniques dénonce « l’amalgame entre les tribunaux et les manifestations politiques ».

Cette semaine, le ministre des Affaires religieuses, Michael Malkieli, a présenté un projet de loi visant à donner aux tribunaux rabbiniques un pouvoir discrétionnaire en matière de pension alimentaire pour les enfants, en passant outre une décision de la Cour suprême datant de 2019.

Les opposants affirment qu’il s’agit d’une tentative de compromettre les droits des femmes, qui, selon eux, seraient mis en péril par le tribunal rabbinique parce que la halakha, la loi juive orthodoxe, favorise les hommes.

Le gouvernement Netanyahu a été critiqué à plusieurs reprises pour sa politique à l’égard des femmes, notamment pour le (très) faible nombre de femmes occupant des postes de direction au sein de la coalition.

Il a également fait avancer un certain nombre de textes législatifs qui portent atteinte aux droits des femmes.

Un convoi de protestation ralentit la circulation sur l’autoroute Ayalon à Tel Aviv

Un convoi de protestation sur l’autoroute de Tel Aviv provoque un lourd embouteillage dans la zone.

Ces dernières semaines, la police s’est efforcée d’empêcher les manifestants de bloquer l’autoroute Ayalon, en bouclant les entrées et les sorties et en déployant des canons à eau pour les déloger de l’artère.

Cependant, les manifestants ont vraisemblablement opté pour une nouvelle méthode pour bloquer efficacement la route.

Les procureurs sont soumis à des pressions dans leur décisions, fustige Baharav-Miara

La procureure générale Gali Baharav-Miara arrivant pour assister à la réunion hebdomadaire du cabinet au Bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 9 juillet 2023. (Crédit : Gil Cohen-Magen/Pool Photo via AP)
La procureure générale Gali Baharav-Miara arrivant pour assister à la réunion hebdomadaire du cabinet au Bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 9 juillet 2023. (Crédit : Gil Cohen-Magen/Pool Photo via AP)

Dans un discours qui a fait l’effet d’une bombe, la procureure générale Gali Baharav-Miara a affirmé que des pressions ont été exercées sur son bureau pour qu’il prenne des mesures spécifiques dans des affaires criminelles gérées par le bureau du procureur de l’État et dans le cadre d’enquêtes criminelles.

S’adressant à des fonctionnaires du bureau du procureur général, Baharav-Miara a également affirmé que des pressions ont été exercées sur son bureau pour qu’il adopte des positions spécifiques en ce qui concerne les positions juridiques formelles prises par les conseillers juridiques du gouvernement sous son égide sur la législation et les décisions du gouvernement.

Elle n’a pas donné de détails sur ces deux allégations.

« Des pressions ont été exercées sur nous pour que nous prenions certaines décisions dans des cas concrets que vous gérez ou dans des cas d’enquête que vous examinez », a-t-elle dit aux fonctionnaires.

« De même, dans le domaine du conseil juridique, des pressions ont été exercées sur nous pour que notre jugement professionnel soit faussé et que nous manquions à notre devoir de gardiens [de la loi] », a poursuivi la procureure générale.

« Je ne me laisserai pas décourager. Je sais que ni vous ni le procureur d’État ne sont découragés non plus. Nous continuerons à fonctionner comme d’habitude. En fonction des faits, en fonction de la loi, de manière cohérente et équitable. »

Au début du mois, Baharav-Miara a été fustigée par des membres du cabinet pour ce qu’ils considéraient comme l’incapacité de son bureau et d’autres agences chargées de l’application de la loi à traiter avec suffisamment de sévérité les manifestants anti-gouvernement au cours des six derniers mois.

La procureure générale avait déclaré à l’époque et dans un document de synthèse ultérieur qu’il ne pouvait y avoir de quotas concernant le nombre de personnes arrêtées lors des manifestations ou inculpées à la suite de celles-ci.

Des manifestants rassemblés devant les tribunaux rabbiniques

Des femmes manifestant devant le rabbinat à Rehovot, le 1er juillet 2023. (Crédit : Nevet Kahana)
Des femmes manifestant devant le rabbinat à Rehovot, le 1er juillet 2023. (Crédit : Nevet Kahana)

Des manifestants se rassemblent devant les tribunaux rabbiniques de Tel Aviv et de Rehovot, pour protester contre un certain nombre de mesures prises par la coalition radicale et ses partisans qui, selon eux, portent atteinte aux droits des femmes.

Un certain nombre de manifestants du groupe de femmes Bonot Alternativa tentent de pénétrer dans le bâtiment.

Cette semaine, le ministre des Affaires religieuses, Michael Malkieli, a présenté un projet de loi visant à donner aux tribunaux rabbiniques un pouvoir discrétionnaire en matière de pension alimentaire pour enfants, passant outre un arrêt de la Cour suprême de 2019.

Le nouveau ministre des Affaires religieuses Michael Malkieli, à gauche, serre la main du Grand Rabbin Yitzhak Yosef dans le bureau de Malkieli à la Knesset le 29 décembre 2022. (Crédit : Autorisation/Bureau de Michael Malkieli)

Les opposants affirment qu’il s’agit d’une tentative de compromettre les droits des femmes, qui, selon eux, seraient mis en péril par le tribunal rabbinique parce que la halakha, la loi juive orthodoxe, favorise les hommes.

Le gouvernement Netanyahu a été critiqué à plusieurs reprises pour sa politique à l’égard des femmes, notamment pour le (très) faible nombre de femmes occupant des postes de direction au sein de la coalition.

La semaine dernière, la coalition a présenté un projet de loi visant à réorganiser l’autorité nationale officielle pour la promotion de l’égalité des sexes, d’une manière qui, selon les critiques, la privera de son indépendance professionnelle et la soumettra aux caprices des politiciens.

En outre, une nouvelle directive de la fonction publique a supprimé la pratique consistant à utiliser des suffixes masculins-féminins lors de la publication d’offres d’emploi et a ordonné de n’utiliser que la forme masculine.

En hébreu, les noms communs sont sexués, l’orthographe du mot indiquant s’il est masculin ou féminin. Pour les groupes mixtes, l’orthographe prend traditionnellement la forme masculine.

Pour promouvoir l’égalité des sexes, certains progressistes ont pris l’habitude d’inclure les deux orthographes, masculine et féminine, à la fin d’un mot, en utilisant une barre oblique pour inclure les deux.

L’accord de coalition entre HaTzionout HaDatit et le Likud comprenait un accord selon lequel Israël ne signerait pas la Convention d’Istanbul, un traité international destiné à lutter contre la violence à l’égard des femmes.

Un certain nombre de textes législatifs ont été abandonnés face au tollé général, notamment un projet de loi qui aurait érigé en infraction pénale le fait de ne pas se vêtir conformément à la tsniout – ou règles vestimentaires de la loi juive orthodoxe – au mur Occidental de Jérusalem.

La députée du Likud May Golan visite le bureau de fortune du député Itamar Ben Gvir dans le quartier de Sheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, le 14 février 2022. (Crédit : Arie Leib Abrams/Flash90)

La ministre chargée de l’avancement de la condition des femmes, May Golan, a été critiquée pour avoir privilégié la loyauté à l’égard de la coalition au détriment du soutien à la législation visant à protéger les femmes et à faire progresser leurs droits.

En mars, elle avait voté contre un projet de loi qui aurait imposé la mise en place d’un système de surveillance électronique pour repérer les auteurs de violences domestiques. Les experts et les partisans de cette loi affirment que le suivi permettrait de sauver des vies.

La progression du projet de loi a été considérablement ralentie lorsque le ministre d’extrême-droite de la Sécurité intérieure, Itamar Ben-Gvir, a déclaré que la législation devait être plus équilibrée pour protéger les droits de l’accusé.

Halevi: Le refus des réservistes de servir nuit à l’armée et à la sécurité nationale

Le chef d'état-major de Tsahal, Herzi Halevi, assistant à la réunion de la commission des Affaires étrangères et de la Défense à la Knesset, à Jérusalem, le 18 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le chef d'état-major de Tsahal, Herzi Halevi, assistant à la réunion de la commission des Affaires étrangères et de la Défense à la Knesset, à Jérusalem, le 18 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

S’exprimant lors d’une réunion de la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset, le chef d’état-major militaire, le lieutenant-général Herzi Halevi, a déclaré que les appels lancés par les réservistes pour refuser de servir en signe de protestation contre la réforme du système judiciaire nuisent à Tsahal.

« Quiconque appelle à ne pas se présenter [au service] nuit à Tsahal et à la sécurité de l’État », a déclaré le chef d’état-major Halevi.

« Notre objectif aujourd’hui est de combiner compétence et cohésion au sein de l’armée », a-t-il ajouté.

Après ses remarques préliminaires, Halevi a donné un briefing confidentiel aux membres de la commission.

17 manifestants arrêtés depuis le début de la « journée de résistance »

Des Israéliens protestant contre les plans du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu visant à réformer le système judiciaire se battant avec la police à Tel Aviv, en Israël, le 18 juillet 2023. (Crédit : AP Photo/Ohad Zwigenberg)
Des Israéliens protestant contre les plans du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu visant à réformer le système judiciaire se battant avec la police à Tel Aviv, en Israël, le 18 juillet 2023. (Crédit : AP Photo/Ohad Zwigenberg)

Selon la police, 17 manifestants contre la réforme du système judiciaire ont été arrêtés à 10h du matin.

14 suspects ont été arrêtés dans la région centrale du pays, un dans la région de Tel Aviv et deux ont été arrêtés dans la région côtière.

Tous ont été arrêtés pour troubles à l’ordre public.

Une manifestante grièvement blessée par une voiture près de Raanana ; pas intentionnel selon la police

Une manifestante a été gravement blessée après avoir été renversée par une voiture près de Raanana, ville du centre du pays.

Selon les médias en hébreu, la femme manifestait sur la Route 531.

La police affirme qu’il s’agit d’un accident de la circulation et non d’une collision intentionnelle.

Le conducteur a été placé en détention pour être interrogé.

Arrestation d’un conducteur soupçonné d’avoir agressé un manifestant à Tel Aviv

La police déclare avoir arrêté un conducteur de moto à Tel Aviv, soupçonné d’avoir agressé un manifestant à Tel Aviv.

L’agression présumée s’est produite au carrefour Pil, dans le nord de Tel Aviv.

Aucun détail n’a encore été donné sur l’état de santé de la victime.

Hod HaSharon : Des échauffourées éclatent entre la police et les manifestants

Des échauffourées éclatent entre les manifestants et la police sur la Route 531 près de la ville de Hod HaSharon, située dans le centre du pays.

Un certain nombre de manifestants bloquant la route sont détenus, mais on ignore s’ils ont été formellement arrêtés.

Les manifestants rassemblés devant la Histadrout pour appeler à la grève générale

Le chef de la Histadrout, Arnon Bar-David, déclarant une grève générale pour protester contre la réforme judiciaire, lors d'une conférence de presse, à Tel Aviv le 27 mars 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Le chef de la Histadrout, Arnon Bar-David, déclarant une grève générale pour protester contre la réforme judiciaire, lors d'une conférence de presse, à Tel Aviv le 27 mars 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Des manifestants venus de tout Tel Aviv commencent à converger vers le siège de l’organisation syndicale de la Histadrout pour appeler à la grève générale.

De nombreux manifestants sont furieux que la fédération n’ait pas appelé à la grève malgré l’adoption attendue la semaine prochaine d’un projet de loi visant à réduire radicalement le contrôle judiciaire sur les décisions du gouvernement.

Le chef de la Histadrout, Arnon Bar-David, a démenti les informations selon lesquelles le ministre d’extrême-droite des Finances, Bezalel Smotrich, l’aurait averti de ne pas participer aux manifestations, dans le cadre des négociations salariales entre le secteur public et le ministère.

Fin mars, le syndicat s’était joint à une grève générale d’une journée déclenchée par la décision, depuis lors annulée, du Premier ministre Benjamin Netanyahu de licencier le ministre de la Défense Yoav Gallant pour avoir demandé l’arrêt de la réforme du système judiciaire dans un contexte d’agitation croissante. La grève avait été annulée le jour même, après que Netanyahu eut accepté de suspendre le processus législatif de la refonte pour permettre des négociations avec l’opposition, qui ont depuis échoué.

IMA : Les médecins peuvent manifester en coordination avec leurs supérieurs

Un médecin tenant une pancarte disant "Les médecins se battent pour la vie de la démocratie", lors d'un rassemblement contre les projets de loi de réforme judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 25 février 2023. (Crédit : Gili Yaari/Flash90)
Un médecin tenant une pancarte disant "Les médecins se battent pour la vie de la démocratie", lors d'un rassemblement contre les projets de loi de réforme judiciaire du gouvernement, à Tel Aviv, le 25 février 2023. (Crédit : Gili Yaari/Flash90)

Suite à une réunion d’urgence hier soir, l’Association médicale israélienne (IMA) annonce que tout médecin choisissant de participer aux manifestations d’aujourd’hui peut le faire en coordination avec ses supérieurs directs.

De même, toute association ou société membre de l’IMA peut organiser des séances d’information dans les hôpitaux et autres établissements de santé (en coordination avec leurs administrations) sur les effets de la suppression du critère judiciaire du « caractère raisonnable » sur le système de santé, la médecine, les médecins et les patients.

Le personnel des hôpitaux et des dispensaires prévoit de se mettre en grève cette semaine pour protester contre la réforme judiciaire.

Le chef de l’IMA, le professeur Zion Hagay, a déclaré lundi que le syndicat de la santé publique, qui représente environ 95 % des médecins en Israël, est prêt à travailler en « mode d’urgence » pendant quelques heures cette semaine.

La date exacte de la grève n’a pas encore été déterminée et dépendra du calendrier du processus législatif à la Knesset.

Des manifestants mettent le drapeau israélien en berne au siège de Tsahal à Tel Aviv

Des manifestants opposés à la réforme du système judiciaire ont mis le drapeau national en berne devant le quartier général de Tsahal à Tel Aviv.

Les réservistes ont prévenu qu’ils cesseraient de se porter volontaires si la coalition adoptait unilatéralement des lois visant à restreindre le pouvoir judiciaire.

Le ministre de la Défense Yoav Gallant aurait tenu une réunion d’urgence cette semaine avec le chef de l’armée israélienne, le lieutenant-général Herzi Halevi, et d’autres officiers supérieurs pour discuter des conséquences possibles si les réservistes militaires – en particulier les pilotes – cessent de se présenter.

Des manifestants bloquent des dizaines de routes à travers le pays

Des manifestants contre la réforme du système judiciaire bloquant la Route 2, près de Beit Yanaï, 18 juillet 2023. (Crédit : Gal Hagi)
Des manifestants contre la réforme du système judiciaire bloquant la Route 2, près de Beit Yanaï, 18 juillet 2023. (Crédit : Gal Hagi)

Des routes ont été bloquées à des dizaines d’endroits dans tout le pays par des manifestants opposé au plan du gouvernement Netanyahu visant à affaiblir considérablement le système judiciaire.

Des centaines de milliers de personnes devraient manifester dans tout le pays au cours de la journée, alors que la coalition présente un projet de loi visant à réduire le contrôle judiciaire sur ses décisions.

Netanyahu affirme que le projet de loi sera adopté par la Knesset la semaine prochaine.

2 arrestations alors que la police évacue les manifestants de la Route 2

La police a déclaré que deux manifestants contre la réforme du système judiciaire ont été arrêtés, soupçonnés de troubles à l’ordre public près du kibboutz Maagan Michael.

Ils faisaient partie d’un groupe qui bloquait la Route 2.

La police indique que la route côtière est maintenant ouverte à la circulation dans les deux sens.

Des réservistes anti-refonte bloquent l’entrée du QG militaire à Tel Aviv

Des manifestants contre la refonte judiciaire bloquant une entrée du ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
Des manifestants contre la refonte judiciaire bloquant une entrée du ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Des manifestants contre la réforme du système judiciaire bloquent l’entrée du quartier général militaire de Kirya à Tel Aviv.

Les réservistes du groupe Frères et sœurs en armes entourent leurs bras de tubes en plastique pour rendre plus difficile l’enlèvement par les forces de l’ordre.

De nombreux réservistes – qui jouent un rôle essentiel dans les activités quotidiennes de l’armée, y compris dans les unités supérieures – ont averti ces derniers mois qu’ils refuseraient de servir dans ce qu’ils considèrent comme un Israël non démocratique si les projets de réforme du gouvernement se concrétisaient.

Les appels à refuser de se présenter au service de réserve ont commencé à faire des vagues dans l’armée au début de l’année, alors que la refonte du système judiciaire venait d’être annoncée. Ces appels se sont multipliés malgré les condamnations de hauts responsables politiques de l’opposition et de la coalition.

Des manifestants organisent des offices devant le domicile d’un élu du Likud

Des manifestants contre le remaniement judiciaire priant devant la maison du député du Likud Danny Danon, à Raanana, le 18 juillet 2023. (Crédit : Alon Korngreen)
Des manifestants contre le remaniement judiciaire priant devant la maison du député du Likud Danny Danon, à Raanana, le 18 juillet 2023. (Crédit : Alon Korngreen)

Des manifestants contre la réforme du système judiciaire prient le matin devant le domicile du député Danny Danon (Likud).

Le groupe se rassemble devant la résidence de Raanana pour les prières quotidiennes de Shaharit.

Danon est également président du Likud mondial.

Des manifestants anti-refonte entrent à la Bourse de Tel Aviv

Des manifestants bloquent l’entrée de la Bourse de Tel Aviv avant de pénétrer dans le bâtiment et de manifester à l’intérieur.

Les opposants à la réforme du système judiciaire accusent le plan largement controversé du gouvernement de causer des dommages économiques massifs au pays.

D’éminents économistes se sont prononcés contre cette refonte, tandis que des personnalités de l’industrie high-tech, fleuron de l’économie israélienne, jouent un rôle clé dans le mouvement de protestation.

La coalition radicale du Premier ministre Benjamin Netanyahu, dont le ministre d’extrême-droite des Finances Bezalel Smotrich, a rejeté ces préoccupations.

Les manifestants anti-refonte se rassemblent à Tel Aviv, Haïfa et Lod

Des manifestants contre la refonte du système judiciaire bloquant une entrée du ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
Des manifestants contre la refonte du système judiciaire bloquant une entrée du ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Les manifestants commencent à se rassembler à Lod, Haïfa et Tel Aviv dans le cadre d’une « journée de résistance » contre la réforme du système judiciaire.

Les manifestants se retrouveront dans des dizaines de points de rassemblement à travers la ville, avant de marcher vers un certain nombre de lieux clés, dont le siège de la fédération syndicale Histadrout et l’échangeur de la rue Kaplan, fraîchement rebaptisé « Place de la Démocratie ».

Les rassemblements mettront probablement à l’épreuve la police, qui s’est efforcée de naviguer entre les politiques appelant à une force proportionnelle pour maintenir les manifestants largement non violents dans le rang et les demandes du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, qui supervise les forces de l’ordre, d’adopter une approche beaucoup plus agressive à l’égard des manifestants qui bloquent les routes ou d’autres points d’accès.

Lors des rassemblements de la semaine dernière, la police a empêché les manifestants d’entrer sur l’autoroute Ayalon et de la bloquer, mais elle a également été critiquée pour ce qui est apparu comme des tactiques musclées à l’encontre des activistes.

Un élu du Likud réclame la convocation du comité de sélection des juges

Le député de la coalition Moshe Saada du Likud assistant à une audience de la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice sur un projet de loi visant à limiter sévèrement l'utilisation par les tribunaux de la norme de "raisonnabilité", le 12 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le député de la coalition Moshe Saada du Likud assistant à une audience de la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice sur un projet de loi visant à limiter sévèrement l'utilisation par les tribunaux de la norme de "raisonnabilité", le 12 juillet 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Un député du Likud, le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, demande la convocation de la commission de sélection des juges.

« La commission de sélection des juges doit être convoquée », a déclaré Moshe Saada à la chaîne publique israélienne Kan. « Une décision arbitraire d’un ministre de ne pas convoquer la commission de sélection des juges ne sera pas acceptée et pourra être disqualifiée par la Cour. »

Le ministre de la Justice, Yariv Levin, l’un des deux principaux architectes de la réforme judiciaire, a indiqué qu’il ne convoquerait pas la commission tant qu’il n’aurait pas légiféré sur une modification de sa composition qui donnerait à la coalition un plus grand contrôle sur le processus de sélection des juges.

Ce projet est un élément central de la refonte judiciaire très controversée du gouvernement, qui a suscité une large opposition.

Selon les données de l’autorité judiciaire obtenues par le site d’information Walla, 21 postes de juges doivent être pourvus et, d’ici la fin de l’année, 22 juges et greffiers principaux devraient partir à la retraite. 11 autres nouveaux postes de juges ont été approuvés, ce qui porte à 54 le nombre total de postes à pourvoir dans les tribunaux.

Des réservistes accrochent des banderoles dans tout le pays

Le groupe de protestation Frères et sœurs en armes accrochant une banderole sous une statue de Theordor Herzl avec l'inscription "Ce n'est pas ce que je voulais dire", le 18 juillet 2023. (Crédit : Tali Melamed)
Le groupe de protestation Frères et sœurs en armes accrochant une banderole sous une statue de Theordor Herzl avec l'inscription "Ce n'est pas ce que je voulais dire", le 18 juillet 2023. (Crédit : Tali Melamed)

Le groupe de protestation « Frères et sœurs en armes », composé de réservistes, a donné le coup d’envoi d’une « journée de résistance » nationale contre la réforme du système judiciaire en accrochant d’immenses banderoles pendant la nuit sur un certain nombre de sites clés à travers le pays.

Une banderole est accrochée à une statue de Theodor Herzl, le fondateur du sionisme politique moderne, à l’entrée de la ville côtière d’Herzliya, sur laquelle on peut lire « Ce n’est pas ce que je voulais dire », et une banderole est accrochée à l’échangeur de Hemed, sur laquelle on peut lire « Le ministre de la Défense, Yoav Gallant, est en train de détruire l’armée du peuple », en référence aux avertissements des réservistes qui ont déclaré qu’ils ne se porteraient pas volontaires pour le service si la législation sur la refonte était unilatéralement adoptée par la Knesset.

Cette journée fait suite au vote la semaine dernière en première lecture par le Parlement d’une mesure de la réforme visant à annuler la possibilité pour le pouvoir judiciaire de se prononcer sur le « caractère raisonnable » des décisions du gouvernement. Et elle intervient alors que la commission parlementaire des Lois poursuit mardi – jour où elle ne se réunit pas d’habitude – ses débats afin de la présenter dans les prochains jours au vote définitif du Parlement.

Les critiques affirment que la législation visant à réduire le contrôle judiciaire fait partie de la tentative du gouvernement de se protéger et de soustraire ses décisions à tout examen, ce qui lui permet de nommer des fonctionnaires non qualifiés ou corrompus et d’évincer des technocrates qu’il a jugés déloyaux. Les partisans de cette mesure affirment qu’elle est nécessaire pour corriger les excès de juges non élus qui interfèrent avec les décisions d’un gouvernement démocratiquement élu.

Depuis l’annonce en janvier du projet controversé, des dizaines de milliers de personnes manifestent chaque semaine dans le pays, dans ce qui est considéré comme l’un des plus grands mouvements de contestation de l’histoire d’Israël.

Dès 06H30, une foule de manifestants a afflué vers la place Habima

Des manifestants rassemblés sur la place Habima, à Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Crédit : Amnon Horesh)
Des manifestants rassemblés sur la place Habima, à Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Crédit : Amnon Horesh)

Dès 06H30 (03H30 GMT), une foule de manifestants a afflué vers la place Habima dans le centre de Tel-Aviv, agitant des drapeaux israéliens et criant des slogans hostiles à la réforme, selon une journaliste de l’AFP.

D’autres rassemblements sont prévus tout au long de la journée, notamment dans plusieurs gares du pays.

« Nous vivons des jours tragiques (…) Face à un gouvernement (…) qui se précipite pour détruire la démocratie, nous seuls, les citoyens, pouvons arrêter le train de la dictature », ont déclaré les organisateurs dans un communiqué appelant à cette nouvelle journée de mobilisation.

« Par le biais d’actes de désobéissance civile non violents, nous continuerons à protester dans les rues jusqu’à l’annulation complète de la réforme », a déclaré à l’AFP Josh Drill, un des porte-parole du mouvement de protestation.

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