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Netanyahu : certains pensent que certains citoyens valent plus que d’autres

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu dirige la réunion hebdomadaire de cabinet à son bureau de Jérusalem, le 9 juillet 2023. (Crédit : Marc Israel Sellem/Pool/Flash9
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu dirige la réunion hebdomadaire de cabinet à son bureau de Jérusalem, le 9 juillet 2023. (Crédit : Marc Israel Sellem/Pool/Flash9

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu estime que certains Israéliens pensent que certains membres de la nation valent plus que d’autres, dans une allusion apparente aux manifestations antigouvernementales massives qui ont lieu dans tout le pays.

S’exprimant lors d’une cérémonie à la mémoire de Zeev Jabotinsky, le leader sioniste révisionniste souvent cité comme le père du Likud, le parti de Netanyahu, le Premier ministre a déclaré que Jabotinsky « croyait en l’unité de la nation – et non pas [en l’idée] que certains valent plus que d’autres ».

« Aujourd’hui, certains croient qu’une partie de la nation vaut plus que l’autre et ils devraient lire Jabotinsky », a déclaré Netanyahu.

Netanyahu et ses partenaires de la coalition ont tenté à plusieurs reprises de présenter les manifestations de masse contre la réforme du système judiciaire comme étant le fait d’élites qui ne veulent pas accepter la volonté des électeurs.

Interrogé lundi sur le mouvement de protestation national en cours des opposants au projet de refonte du système judiciaire israélien qui est actuellement avancé par le gouvernement, Netanyahu a affirmé que « un certain nombre de personnes qui manifestent aujourd’hui… n’ont aucune idée… de ce qui est discuté » et il a ajouté qu’ils avaient été « radicalisés par les slogans ».

« Dans les médias et sur les réseaux sociaux, vous pouvez alimenter et diffuser délibérément des slogans à l’aide de mégadonnées et de beaucoup d’argent… et vous infiltrer ainsi dans les cerveaux… vous pouvez créer une mobilisation massive sur cette base », a-t-il commenté.

Il a insisté sur le fait qu’il ne tentait pas d’octroyer un pouvoir trop important à sa coalition mais qu’il cherchait tout simplement à retirer du pouvoir au système judiciaire pour, a-t-il affirmé, rétablir l’équilibre des pouvoirs.

Pour démontrer son sérieux, il a souligné son abandon du projet de loi qui aurait autorisé la Knesset à passer outre les jugements rendus par la Haute-cour par une majorité simple de 61 membres. Toutefois, il a pris soin de préciser qu’il avait seulement exclu la possibilité d’une clause dérogatoire « avec une majorité de un » sans écarter l’éventualité de versions moins extrêmes du projet de loi. Le Premier ministre aurait indiqué aux députés de la coalition, au début du mois, qu’il était encore ouvert à de telles propositions.

Netanyahu a écarté l’idée que six mandats passés à son poste pouvaient être excessifs et sources de corruption, insistant sur le fait qu’il n’est motivé que par la nécessité de garantir la sécurité de l’État, sa prospérité économique et sa coexistence pacifique aux côtés de ses voisins. Il a déclaré qu’il pouvait être battu aux élections si le peuple israélien devait ne pas approuver sa performance.

Ce qui n’est pas arrivé, malgré, selon Netanyahu, « l’opposition violente » qui a pu parfois s’exprimer. Il s’est souvenu d’une conversation avec feu Silvio Berlusconi, ancien Premier ministre italien, qui lui avait demandé combien de compagnies du secteur des médias il contrôlait. Netanyahu avait alors répondu au Premier ministre qu’il n’en contrôlait aucun et qu’il devait remporter des scrutins « à la dure ».

 

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