L’unique centrale électrique de Gaza à l’arrêt faute de carburant
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L’unique centrale électrique de Gaza à l’arrêt faute de carburant

La crise est le résultat d'un “différend” avec l'Autorité palestinienne ; le ministère de la Santé du Hamas met en garde contre les “dangereuses conséquences” humanitaires

Une fillette palestinienne fait ses devoirs pendant une coupure de courant au camp de réfugiés d'Al-Shati, à Gaza ville, le 4 janvier 2017. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)
Une fillette palestinienne fait ses devoirs pendant une coupure de courant au camp de réfugiés d'Al-Shati, à Gaza ville, le 4 janvier 2017. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

L’unique centrale électrique de la bande de Gaza a été mise à l’arrêt dimanche matin en raison d’une pénurie de carburant, a indiqué le directeur de la compagnie de distribution de l’électricité de Gaza à l’AFP.

Les stocks de carburant achetés grâce à des fonds qataris et turcs ont été entièrement épuisés, a expliqué Samir Metir.

Le prochain approvisionnement prévu est l’objet d’un « différend entre l’Autorité de l’énergie à Gaza et celle du pétrole à Ramallah sur la question des taxes sur le carburant industriel nécessaire à la centrale imposées par le gouvernement de Ramallah », a-t-il poursuivi.

Le Hamas a pris le pouvoir par la force à Gaza il y a dix ans et est depuis à couteaux tirés avec l’Autorité palestinienne, basée à Ramallah en Cisjordanie. En outre, depuis 2007, Israël impose un blocus au territoire situé entre l’Egypte, la Méditerranée et Israël.

La question de l’approvisionnement en carburant de l’unique centrale qui fournit de l’électricité aux deux millions de Gazaouis fait régulièrement l’objet de débat. La centrale a été en partie endommagée par les guerres à répétition avec Israël, et les Gazaouis ne bénéficient en temps normal que de deux phases de huit heures d’électricité par jour.

L'unique centrale électrique de la bande de Gaza. Illustration. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)
L’unique centrale électrique de la bande de Gaza. Illustration. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Avec l’arrêt de la centrale, ces phases vont passer à deux fois six heures « peut-être moins », a affirmé Metir, en « comptant sur l’électricité achetée à Israël et à l’Egypte ».

Le ministère de la Santé à Gaza a déjà mis en garde contre les « dangereuses conséquences » de l’arrêt de la centrale pour les hôpitaux.

La question de l’électricité avait déjà provoqué en janvier des manifestations de colère à Gaza, réprimées par le Hamas.

La crise avait été temporairement réglée par un don qatari de 12 millions de dollars et l’envoi de fonds turcs, assurant trois mois d’alimentation en carburant de la centrale.

Israël avait mis en garde la semaine dernière contre cette crise imminente, prévenant que le Hamas devait payer le carburant qu’il consomme, qui lui est fourni par l’entreprise israélienne Dor.

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