L’université de New York modifie sa définition de l’antisémitisme
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L’université de New York modifie sa définition de l’antisémitisme

L'université a adopté la définition de l’administration après qu'un ancien étudiant a décrit l'hostilité envers les Juifs, ce qui aurait pu conduire à un retrait des fonds fédéraux

Des familles jouent à Washington Square Park devant New York University le 11 mars 2020 à New York. (Photo AP / Kevin Hagen)
Des familles jouent à Washington Square Park devant New York University le 11 mars 2020 à New York. (Photo AP / Kevin Hagen)

JTA – L’université de New York a accepté d’incorporer la définition de l’antisémitisme de l’administration Trump dans sa politique contre les discriminations afin d’éviter d’être visée par une enquête fédérale.

L’accord NYU, révélé cette semaine par Jewish Insider, intervient après qu’un ancien étudiant a décrit un environnement hostile pour les Juifs sur le campus du centre-ville de Manhattan, rappelant notamment un incident survenu lors d’un événement pro-Israël.

Le décret du président américain Donald Trump émis l’année dernière a élargi les sanctions existantes pour les campus qui autorisent la discrimination, en se basant sur la définition de l’antisémitisme établie par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste, qui inclue certaines formes extrêmes d’expression anti-israélienne.

En vertu de cette loi, le gouvernement fédéral peut retirer les fonds à une université qui permet à la discrimination de proliférer.

Un certain nombre d’organisations juives ont salué le décret exécutif de Trump, mais certains groupes de défense des libertés civiles affirment que les restrictions sur les discours liés à Israël sont trop larges et entravent la liberté d’expression.

L’accord NYU, paru dans une lettre aux avocats du plaignant du Bureau des droits civils du ministère de l’Éducation, comprend une révision de la politique de l’université sur la non-discrimination et la lutte contre le harcèlement, et un certain nombre de mesures pour rendre compte de ces révisions auprès de la communauté universitaire.

Comme l’université a volontairement effectué ces changements, le Bureau des droits civils a suspendu son enquête.

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