Macron félicite Netanyahu pour sa victoire électorale
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Macron félicite Netanyahu pour sa victoire électorale

Le président français espère que le nouveau gouvernement "rendra possible une relance efficace du processus de paix au Moyen-Orient afin de parvenir à une solution à deux Etats"

Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahu pendant une conférence de presse conjointe au Palais de l'Elysée, le 5 juin 2018. (Crédit : PHILIPPE WOJAZER/AFP)
Emmanuel Macron et Benjamin Netanyahu pendant une conférence de presse conjointe au Palais de l'Elysée, le 5 juin 2018. (Crédit : PHILIPPE WOJAZER/AFP)

Jeudi, le président français Emmanuel Macron a envoyé une lettre au Premier ministre Benjamin Netanyahu afin de le féliciter pour sa victoire électorale et de lui annoncer qu’il espérait que le prochain gouvernement israélien « rendrait possible une relance efficace du processus de paix au Moyen-Orient afin de parvenir à une solution à deux Etats ».

« La France entretient une relation d’amitié exceptionnelle avec Israël. Elle poursuivra avec le nouveau gouvernement israélien l’approfondissement de sa coopération dans tous les domaines ainsi que son dialogue sur les questions régionales et de sécurité », pouvait-on lire dans la lettre, selon une copie fournie par le ministère des Affaires étrangères français.

« La France souhaite également que la formation d’un nouveau gouvernement permette de relancer de manière décisive le processus de paix au Proche-Orient, pour aboutir à une solution à deux Etats, Israël et la Palestine, vivant côte à côte en paix et en sécurité, conformément aux paramètres internationalement agréés », a écrit le bureau présidentiel.

Dans les jours qui ont suivi l’élection israélienne, Netanyahu a reçu des appels de félicitations de la part du président américain Donald Trump et de son vice-président Mike Pence, du Chancelier autrichien Sébastian Kurtz, du Premier ministre hongrois Viktor Orban, du président chypriote Nicos Anastasiades, du Premier ministre bulgare Boyko Borissov, du président du Guatemala Jimmy Morales et du président du Honduras Juan Orlando Hernández.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu salue ses partisans au siège du parti du Likud, dans la ville côtière de Tel-Aviv, lors de la soirée électorale, le 10 avril 2019. (Crédit : Thomas Coex / AFP).

Pourtant, plusieurs dirigeants internationaux ont choisi d’attendre jusqu’à la proclamation des résultats définitifs et la désignation par le président Rivlin du prochain Premier ministre chargé de composer un nouveau gouvernement – ce qui s’est produit mercredi soir dernier. Si le décompte final du scrutin a donné au parti du Likud de Netanyahu le même nombre de sièges à la Knesset que son rival principal, le parti Kakhol lavan, Netanyahu a tout de même reçu la mission de former le prochain gouvernement après que des partis élus qui occupent 65 sièges, une majorité dans le parlement de 120 sièges, l’ont recommandé pour rester en poste et diriger le prochain gouvernement.

Par le passé, Netanyahu s’est félicité de sa relation avec Emmanuel Macron, qui a accueilli le Premier ministre israélien au palais de l’Elysée à plusieurs reprises et qui l’a traité bien plus amicalement que ses prédécesseurs.

Quatre jours avant l’élection, Yair Lapid, numéro 2 du parti Kakhol lavan, a rencontré Macron de manière privée au palais de l’Elysée, dans un mouvement que certains au Likud ont décrit comme un effort « d’aider Lapid à remporter les élections ».

Le n°2 de Kakhol lavan Yair Lapid rencontre le président Emmanuel Macron à Paris, le 5 avril 2019. (Crédit : capture écran/Facebook)

Ce dernier appel en date de Macron pour que Netanyahu s’engage vers une solution à deux Etats survient alors que, l’année dernière, des informations avaient circulé annonçant que le dirigeant français proposerait un plan de paix israélo-palestinien si le président américain Donald Trump ne parvenait pas à faire avancer sa propre promesse de promouvoir une telle mesure. Macron aurait donné l’instruction à son ministre des Affaires étrangères d’explorer de nouvelles idées pour résoudre le conflit israélo-palestinien et aurait indiqué à Trump que, si les Etats-Unis n’avançaient pas sur le dossier, Paris le ferait.

Trump a, à plusieurs reprises, refusé de soutenir une solution à deux Etats dans le conflit israélo-palestinien. Son équipe de paix, dirigée par son beau-fils Jared Kushner, a repoussé, à plusieurs reprises, la publication d’un plan de paix qu’elle dit préparer. Une date n’a pas encore été annoncée.

L’équipe de Kushner a peu communiqué sur sa proposition. Mais ses quelques déclarations publiques indiquent que le projet devrait appeler à investir massivement dans l’économie des Palestiniens. Toutefois, aucun signal indiquant que le projet répondrait à la demande d’indépendance des Palestiniens n’a été donné.

Jeudi, Kushner a déclaré à des diplomates que le plan serait présenté après l’intronisation du nouveau gouvernement israélien, et après le mois saint du Ramadan, qui se termine le 5 juin.

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