« Marche contre l’islamophobie »/Gilbert Collard : « Mélenchon, c’est Pierre Laval »
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"Münichois face à ce nouveau fascisme"

« Marche contre l’islamophobie »/Gilbert Collard : « Mélenchon, c’est Pierre Laval »

L'eurodéputé RN a accusé le chef de La France insoumise d’avoir fait le jeu des islamistes en prenant part dimanche à la marche controversée

Gilbert Collard, eurodéputé du Rassemblement national, a accusé ce mardi matin au micro d’Europe 1 le leader de La France insoumise d’avoir fait le jeu des islamistes en prenant part dimanche à la « marche contre l’islamophobie ».

« Mélenchon, c’est Pierre Laval » (chef du gouvernement de Vichy), a-t-il affirmé. Une comparaison qui « vaut raison parce qu’il y a des moments où la complicité, elle s’acte dans la réalité d’un fait », a-t-il défendu, en critiquant « une gauche dérivante, une gauche perdue, à la recherche de moyens d’exister ».

Pour l’eurodéputé RN Nicolas Bay, la participation de M. Mélenchon à cette manifestation qui réunissait « le pire de l’extrême gauche et le pire des islamistes » est « un scandale et une honte », a-t-il dit sur Radio Classique, jugeant « qu’il n’y a pas d’islamophobie significative dans notre pays ».

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a estimé quant à lui que Jean-Luc Mélenchon avait fait « la plus grave erreur politique de sa vie » en participant à la marche controversée contre l’islamophobie dimanche, fustigeant une « gauche communautariste » tombée dans « le piège » de l’islam politique.

La présidente et le Premier Ministre ? Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen, au siège du Front national, à Paris, le 29 avril 2017. (Crédit : Geoffroy van der Hasselt/AFP)

Sur Public Sénat, M. Dupont-Aignan a dénoncé « une marche qui vise à culpabiliser les Français de défendre leur modèle républicain », soutenue par des « partis dits de gauche qui ont jeté à la poubelle tout l’héritage des Lumières, de la laïcité, la République ».

Ces partis, « par clientélisme électoral, se sont fourvoyés », a-t-il insisté, les qualifiant de « Münichois face à ce nouveau fascisme ».

Il a déploré que le chef de file de La France insoumise Jean-Luc « Mélenchon prête sa crédibilité politique à une telle provocation politique ». « C’est indigne de sa fonction car il alimente la victimisation d’une partie de cette communauté (…) C’est la plus grave erreur politique de sa vie », a jugé M. Dupont-Aignan, soutien de Marine Le Pen à la présidentielle 2017.

Esther Benbassa, accompagnée d’une fillette au manteau arborant une étoile jaune, à la marche contre l’islamophobie à Paris, le 10 novembre 2019. (Crédit : Twitter)

Quelque 13 500 personnes ont défilé dimanche à Paris lors de cette marche controversée contre l’islamophobie, qui a déchiré la gauche et provoqué une levée de boucliers du gouvernement et de l’extrême droite.

Une polémique a ensuite éclaté suite à l’évènement en raison de plusieurs pancartes brandies, de l’expression « Allah Akbar » scandée et de la présence d’une étoile jaune sur la veste d’une petite fille, rappelant les étoiles que devaient porter les Juifs sous Vichy.

Outre Ian Brossat, porte-parole du PCF, Jean-Luc Mélenchon y a participé à Paris aux côtés de plusieurs élus de LFI (Clémentine Autain, Danièle Obono, Eric Coquerel…). « Les diviseurs et les haineux de la République en Marche et du FN sont en échec. La France est notre bien commun », a tweeté M. Mélenchon en fin de journée.

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