Mariages, grands événements : les ministres annoncent un « Pass festif »
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Mariages, grands événements : les ministres annoncent un « Pass festif »

Avec ce Pass, les participants à des événements en salle devront présenter un certificat de vaccination ou un test négatif ; la menace d'un confinement plane pour Rosh HaShana

Photo d'illustration : Gal Sade Knigsfild et Nofar Almakias posent en portant le masque avant leur mariage au Moshav Yashresh, le 6 avril 2020. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)
Photo d'illustration : Gal Sade Knigsfild et Nofar Almakias posent en portant le masque avant leur mariage au Moshav Yashresh, le 6 avril 2020. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

Le Premier ministre Naftali Bennett, la ministre de l’Économie Orna Barbivai et le ministre de la Santé Nitzan Horowitz ont convenu, jeudi, de mettre en place un « Pass festif » qui régulera les limitations appliquées aux mariages, aux fêtes et autres importants événements en salle, a annoncé le bureau du Premier ministre.

De son côté, l’ancien responsable de la lutte contre le coronavirus dans le pays, Nachman Ash, devenu le nouveau directeur-général du ministère de la Santé, a indiqué dans une interview qu’un nouveau confinement serait possible pendant la période des Grandes fêtes qui commence avec Rosh Hashana et qui durera une grande partie du mois de septembre.

« Je pense qu’il est possible que nous en arrivions au point où nous nous dirons qu’il est nécessaire de mettre en place un confinement », a expliqué Ash sur la Treizième chaîne. « Je crains que nous en arrivions à cette extrême… Dans quelques semaines, il est possible qu’on en soit à ce point ».

Il n’a pas précisé ce qu’un tel confinement impliquerait. La Douzième chaîne a cité un responsable émettant une mise en garde similaire mercredi.

Ash a aussi averti que le port du masque obligatoire dans les espaces clos pourrait rester en vigueur jusqu’au printemps prochain. « Le coronavirus ne va pas disparaître, nous allons devoir vivre avec pour toujours, comme c’est le cas avec la grippe », a continué Ash.

Le « Pass festif » – dont le principe doit encore être approuvé par le cabinet du coronavirus – limitera les rassemblements en n’autorisant que les personnes vaccinées, en rémission ou en possession d’un test COVID négatif à y assister. Si l’ampleur des événements ne seront pas restreints, le port du masque restera obligatoire sauf pour manger et pour boire.

Le « Pass » ne sera exigible que lors des événements rassemblant plus de cent participants et il ne sera pas nécessaire pour assister aux événements culturels – les représentations dans les théâtres, dans les salles de cinéma et lors des concerts. Il ne s’appliquera qu’aux événements « debout et où les gens se déplacent et se mélangent les uns aux autres », a précisé le communiqué du bureau du Premier ministre qui a cité en exemples « les mariages et autres célébrations, les spectacles où on se tient debout, les fêtes et les conférences ».

Les personnes non-vaccinées ou qui n’ont pas guéri du virus ne pourront pas entrer à moins de se soumettre à un test de dépistage rapide à l’entrée ou de présenter un résultat de test négatif datant de moins de 48 heures.

Si ce plan de « Pass festif » obtient le feu vert des ministres, il devrait entrer en vigueur dès mercredi prochain, en date du 21 juillet.

« Notre objectif est de permettre que les mariages et les célébrations aient lieu en salle avec un préjudice minimum pour l’industrie événementielle et avec une protection maximum des citoyens israéliens », a dit Bennett.

Le ministre de la Santé, Nitzan Horowitz, a déclaré que le gouvernement « fait tout pour préserver la santé publique avec des restrictions minimales ».

Il a ajouté que le plan « nous permettra à tous de vivre avec le coronavirus et de maintenir l’activité du secteur événementiel sans mettre en danger ceux et celles qui se rendent à des fêtes ».

Le Premier ministre Naftali Bennett et la ministre de l’Économie Orna Barbivay rencontrent les propriétaires de salle à Tel Aviv, le 15 juillet 2021. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Les responsables sanitaires auraient estimé, de leur côté, que l’initiative prise était insuffisante. Des responsables non-identifiés auraient dit à la Douzième chaîne que le Pass « sera appliqué plus largement, dans les restaurants, dans tous les cinémas, les théâtres… dans tout ».

Ils auraient ajouté que le financement des tests de dépistage rapide, à l’extérieur des lieux concernés, était un « gros problème » et que cela ne fonctionnerait que si l’argent était versé par le gouvernement ou que le coût du dépistage était très peu élevé.

Jeudi, Bennett a rencontré les propriétaires de salles événementielles à Tel Aviv et il a promis de de travailler à leurs côtés pour permettre aux importants rassemblements de continuer, même sur fond d’augmentation du nombre de nouveaux cas de COVID-19.

« Nous voulons vaincre mais sans fermer tout », a-t-il dit. « Toutefois, si nous n’agissons pas maintenant, nous devrons tout fermer. »

Le Premier ministre a précisé que l’objectif poursuivi par le gouvernement n’était pas « d’empêcher les mariages et les célébrations dans les salles événementielles… cela serait le plus facile mais cela serait aussi le plus préjudiciable, parce que nous assisterions alors à des mariages ‘pirates’ sans supervision ».

Le gouvernement s’est refusé jusqu’à présent à réimposer d’importantes restrictions sur les déplacements et sur les entreprises, même si Bennett a averti, mercredi, qu’un confinement pourrait être nécessaire si les règles sanitaires existantes n’étaient pas respectées.

« Nous pouvons venir à bout du variant Delta sans confinement si nous nous montrons tous respectueux et déterminés », a-t-il noté lors d’une conférence de presse, demandant au public de porter le masque dans les espaces clos, de se faire vacciner et de respecter les règles de distanciation sociale.

« Le plus facile, c’est ce qu’avait choisi le gouvernement précédent de manière répétée pendant les 18 derniers mois et c’est de tout fermer. Nous pourrions en arriver là, en effet, mais nous allons tenter d’opter cette fois-ci pour une différente approche. Et elle dépend de nous tous », a continué Bennett.

Des membres de l’équipe de l’hôpital Shaare Zedek portant un équipement de protection travaillent au service du coronavirus, à Jérusalem le 19 janvier 2021. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

L’annonce de ce « Pass festif » survient alors que l’État juif a enregistré plus de 750 nouveaux cas de coronavirus pour la troisième journée d’affilée.

Malgré cette reprise épidémique, les ministres ont décidé, mardi, d’alléger les restrictions, faisant passer la période de quarantaine à sept jours – elle durait jusqu’à présent dix à quatorze jours. Ils ont aussi refusé d’approuver une proposition émise par le ministère de la Santé qui aurait encore limité les rassemblements.

Ce retour du virus – qui a été attribué au variant Delta, plus contagieux, qui a été identifié initialement en Inde – a lieu alors que plus de la moitié des Israéliens sont pleinement vaccinés – avec de nombreux nouveaux cas rapportés chez les personnes immunisées.

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