Melbourne: un ex-employé d’école juive, condamné pour pédophilie, encore accusé
David Cyprys, précédemment condamné à 4 ans de prison pour crimes sexuels, est mis en examen après les accusations de la première victime présumée non juive

L’ancien vigile d’une école juive David Cyprys, violeur et pédophile condamné, a été mis en examen vendredi à Melbourne pour viol et autres crimes, a fait savoir la police australienne.
Cyprys a été inculpé par le tribunal de première instance de Melbourne pour viol, séquestration et cambriolage aggravé.
L’incident en question s’est produit en 2000, lorsque la victime présumée avait 16 ans, selon Manny Waks, un militant qui a également été abusé par Cyprys lorsqu’il était enfant à l’école juive gérée par le centre Yeshivah du mouvement Chabad à Melbourne.
La nouvelle allégation a été décrite par Waks comme « violente, brutale et terrifiante ». La plaignante est la première victime non juive présumée de Cyprys, et Waks pense qu’il y en a d’autres qui ne se sont pas encore manifestées.
David Cyprys, 51 ans, un serrurier à la tête de Shomer Security, avait été reconnu coupable en septembre 2011 de plusieurs actes d’attentats à la pudeur sur des étudiants du Yeshivah College de Melbourne entre 1984 et 1991. Il avait été inculpé pour le viol d’un jeune garçon et d’abus sexuels sur huit autres élèves et condamné à quatre ans de prison.
Il avait été libéré de la prison d’Hopkins au mois d’octobre 2019, puis de nouveau interpellé et transféré à Sydney, où il doit encore répondre d’autres accusations. L’agression sexuelle et les attentats à la pudeur présumés se seraient produits à Bondi, dans la banlieue de Sydney, dans les années 1980, avait rapporté le Sydney Morning Herald en octobre.
Waks, qui défend les survivants d’agressions sexuelles dans la communauté juive, a exhorté « toute personne qui aurait pu être affectée à contacter la police et à chercher un soutien approprié. »
« Je suis heureux que davantage de victimes présumées de Cyprys se rendent à la police et que nous voyons enfin des progrès significatifs dans cette affaire. Nous continuons à soutenir cette courageuse survivante et espérons que la justice finira par l’emporter », a écrit Waks.
« Il faut rappeler qu’il s’agit de l’héritage de l’ancien directeur de la Yeshivah, feu le rabbin Yitzchok Groner, qui était directement responsable de cette attaque présumée et de bien d’autres », a accusé Waks.
En 2015, des parents d’enfants victimes d’abus ont décrit la façon dont Groner, décédé en 2008, a étouffé les plaintes d’abus sexuels au Centre Yeshivah, continuant à employer Cyprys à l’école.
Groner a ensuite été nommé dans le rapport de la Commission royale d’enquête sur les réponses institutionnelles aux abus sexuels envers les enfants pour avoir couvert des allégations d’abus sexuels contre deux employés.
Waks, qui vit maintenant en Israël, a rendu publiques ses accusations contre Cyprys en 2011, après quoi d’autres victimes se sont également manifestées. En 2020, Waks s’est vu indemnisé à plus de 800 000 dollars australiens de dommages civils par Cyprys.
Cette affaire n’est pas la seule à impliquer le système scolaire juif australien. Malka Leifer, 54 ans, qui a été extradée d’Israël après une longue bataille juridique, est accusée d’avoir abusé sexuellement d’enfants alors qu’elle travaillait comme professeur d’études religieuses et directrice de l’école Adass Israel à Melbourne.
La JTA a contribué à cet article.







