Michal Cotler-Wunsh quitte Kakhol lavan
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Michal Cotler-Wunsh quitte Kakhol lavan

Cette annonce survient après l'exclusion de deux législateurs du parti par Benny Gantz

Michal Kotler-Wunsh (Crédit : Rami Zarenger)
Michal Kotler-Wunsh (Crédit : Rami Zarenger)

La députée Michal Cotler-Wunsh a annoncé, mardi, qu’elle ne se présenterait pas comme candidate Kakhol lavan lors du scrutin du mois de mars.

« C’est le rôle de dirigeants honnêtes et responsables d’identifier, réaliser ce qu’il s’est passé et de représenter le public afin de restaurer la confiance et redonner de l’espoir », a dit Cotler-Wunsh dans une déclaration. « Je m’engage à continuer à servir avec courage et avec humilité ».

Cotler-Wunsh avait fait sa prestation de serment en juin, grâce à la Loi norvégienne qui autorise les ministres à abandonner leur poste à la Knesset pour laisser leur place au Parlement à un autre membre issu de la liste de leur formation.

Cette annonce a été faite alors que le chef de Kakhol lavan, Benny Gantz, réfléchit actuellement à son avenir politique, ignorant s’il va continuer à diriger le parti, s’il fusionnera sa liste avec d’autres ou s’il quittera la politique. Les responsables de Kakhol lavan lui auraient accordé quelques jours encore pour prendre une décision finale.

Le ministre de la Défense Benny Gantz visite la frontière israélo-libanaise le 17 novembre 2020. (David Cohen/Flash90)

Des reportages télévisés ont fait savoir, vendredi, que Gantz restait déterminé à conserver la direction de sa formation en déroute, même s’il pourrait ne pas y avoir de nombreuses personnalités pour l’accompagner, de multiples membres de l’alliance centriste s’apprêtant à quitter le navire ou à abandonner la politique.

Dimanche, Gantz a informé les députés Asaf Zamir et Miki Haimovich qu’ils ne figureraient pas sur la liste électorale du parti pour le scrutin du mois de mars 2021 en raison de leur décision de voter contre la prolongation du délai accordé pour l’adoption d’un budget, la semaine dernière, ce qui a contribué à provoquer la chute du gouvernement.

Zamir et Haimovich avaient fait partie des trois députés issus de Kakhol lavan à voter contre la prolongation de l’échéance budgétaire (le troisième était Ram Shefa.) Leurs voix avaient aidé à dissoudre la Knesset vingt-quatre heures plus tard, précipitant le retour aux urnes des Israéliens – pour le quatrième scrutin national en l’espace de deux ans – des élections qui ont été fixées au 23 mars.

Pour leur part, de hauts-responsables du parti – parmi lesquels Ashkenazi, le ministre de la Justice Avi Nissenkorn et le ministre des Sciences et des technologies Izhar Shay – ont décidé de ne pas rester dans une formation dont Gantz serait à la tête, a fait savoir la Douzième chaîne. Kakhol lavan avait remporté 33 sièges lors du scrutin du mois de mars mais il pourrait aujourd’hui ne gagner que 5 à 6 sièges, et de nombreux analystes envisagent même qu’il puisse échouer à intégrer le Parlement lors du vote du 23 mars 2021.

Les députés du parti Kakhol lavan, Avi Nissenkorn (à gauche) et Gabi Ashkenazi lors d’une réunion de faction à la Knesset, le 25 novembre 2019. (Hadas Parush/Flash90)

Un grand nombre de députés, au sein du parti, regardent aussi ailleurs, ont annoncé les chaînes de télévision, se penchant sur la possibilité de rejoindre des factions de l’ensemble du spectre politique – de Yesh Atid, dirigé par Yair Lapid, à gauche, à Yamina, placé sous l’autorité de Naftali Bennett, à droite, en passant par Tikva Hadasha, la nouvelle formation de Gideon Saar – même s’il est difficile de dire pour le moment si ces partis seraient intéressés à l’idée de les intégrer dans leurs rangs.

Un reportage accablant diffusé par l’émission « Uvda », jeudi soir, a encore davantage écorné les soutiens apportés à Gantz, d’ores et déjà déclinants, en suggérant que, pendant des mois, le leader de Kakhol lavan n’avait pas averti que son téléphone avait été piraté par l’Iran lors des élections de 2019 – son téléphone comportait des informations hautement sensibles – mais qu’il en avait parlé ouvertement à d’autres proches. L’information était finalement arrivée aux oreilles de l’équipe de campagne de Netanyahu et aux médias.

Le reportage a ajouté que Kakhol lavan avait dépensé 500 000 shekels de fonds publics auprès de la firme de renseignement CGI de manière à ce qu’elle se taise sur les relations extraconjugales présumées de l’ex-chef d’Etat-major. La compagnie avait laissé planer de fortes présomptions de relations sexuelles entre Gantz et deux femmes – dont une membre du parti, Omer Yankelevitch – sans toutefois aller jusqu’à les confirmer ouvertement.

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