Mike Huckabee dément avoir été choisi comme ambassadeur en Israël par Trump
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Mike Huckabee dément avoir été choisi comme ambassadeur en Israël par Trump

L’ancien gouverneur de l’Arkansas affirme que le poste ne sera pas pourvu avant la mise en place du département d’Etat

L'ancien gouverneur républicain de l'Arkansas Mike Huckabee dans la Trump Tower, àNew York City, le 18 novembre 2016. (Crédit : AFP/Dominick Reuter)
L'ancien gouverneur républicain de l'Arkansas Mike Huckabee dans la Trump Tower, àNew York City, le 18 novembre 2016. (Crédit : AFP/Dominick Reuter)

Mike Huckabee, ancien gouverneur de l’Arkansas et candidat républicain malheureux aux primaires, a démenti vendredi avoir été choisi par le président élu Donald Trump pour être le prochain ambassadeur des Etats-Unis en Israël.

Le Daily Mail britannique avait cité vendredi une source anonyme de l’équipe de transition de Trump confirmant la nomination de Huckabee et le déplacement de l’ambassade de Tel Aviv à Jérusalem, le premier dossier de l’ambassadeur Huckabee. « Cela va arriver, avait déclaré la source. Le gouverneur Huckabee va le superviser. »

Huckabee avait cependant écrit sur Twitter que le « buzz médiatique » sur sa nomination était faux.

« Cela n’a jamais été discuté avec le président élu Trump ; le poste ne sera probablement pas pourvu tant que le département d’Etat n’est pas installé », a-t-il dit. Vendredi, sur FOX News, il a répété que le sujet n’avait « pas été discuté », et que les articles sur sa nomination ne représentaient « pas du tout la vérité ».

Huckabee a rencontré Trump vendredi à la Trump Tower de New York, mais n’a pas commenté les rumeurs de sa nomination en Israël. L’équipe de Trump n’a pas fourni de confirmation officielle. « Je suis ici seulement pour le Starbucks », a plaisanté Huckabee avant de commencer sa réunion.

Huckabee est un fervent partisan d’Israël, et visite souvent l’Etat juif.

Il s’oppose également fermement au nationalisme palestinien. « Je dois être prudent en disant cela, parce que les gens peuvent s’énerver facilement, mais l’idée de Palestinien n’existe pas vraiment », a déclaré Huckabee, ancien pasteur baptiste, à un rabbin du Massachussetts en 2008, selon le New Yorker. « Cela a été un instrument politique pour forcer Israël à céder du territoire. »

L’année dernière, dans la même veine, il avait déclaré au Washington Post que « l’idée qu’ils auraient une longue histoire, remontant à des centaines ou de milliers d’années, n’est pas vraie. »

Former Arkansas governor Mike Huckabee meets Prime Minister Benjamin Netanyahu in Jerusalem on a 2011 visit (with actor Jon Voight in the background). (Photo credit: Amos BenGershom/ GPO/Flash90)
Mike Huckabee rencontre le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, avec l’acteur Jon Voight en arrière plan, en 2011. (Crédit : Amos BenGershom/ GPO/Flash90)

Jason Greenblatt, important conseiller de Trump sur Israël, avait déclaré plus tôt ce mois-ci que le président élu tiendrait sa promesse de campagne de déplacer l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, une promesse de campagne déjà formulée par plusieurs candidats précédents, mais jamais réalisée.

Lors de la campagne, Trump a qualifié Jérusalem de « capitale éternelle » d’Israël et a déclaré qu’il y déplacerait l’ambassade « à 100 % ».

A lire : Que devrait faire Trump pour déplacer l’ambassade américaine à Jérusalem ? Rien du tout

Le Congrès américain a voté en 1995 une loi pour déplacer l’ambassade à Jérusalem, mais a permis une exemption au président. Chaque président a depuis exercé ce droit d’exemption au nom des intérêts de sécurité nationale des Etats-Unis, malgré les promesses de campagne répétées. Si Trump venait à rompre avec une position maintenue depuis des décennies, cela placerait Washington à porte-à-faux de presque tous les états membres des Nations unies.

« Je pense que s’il l’a dit, il va le faire. Il est différent sur Israël de tous les présidents récents, et je pense que c’est un homme qui tient ses promesses. Il reconnaît l’importance historique du peuple juif pour Jérusalem, contrairement, par exemple, à l’UNESCO », avait déclaré Greenblatt.

L'ambassade des Etats-Unis à Tel-Aviv. (Crédit : CC BY Krokodyl/Wikipedia)
L’ambassade des Etats-Unis à Tel-Aviv. (Crédit : CC BY Krokodyl/Wikipedia)

Le mois dernier, l’UNESCO a approuvé une résolution controversée qui ignore les liens du judaïsme et du christianisme au mont du Temple.

La décision est intervenue une semaine après qu’une résolution similaire a été approuvée par l’organisation et entraîné des réponses irritées d’Israël, de plusieurs dirigeants mondiaux et même de la propre directrice générale de l’UNESCO.

Suite à la résolution de l’UNESCO, Huckabee avait écrit sur son site internet que les Nations unies soutiennent des « fous complets ».

« Nous dénonçons à juste titre les négationnistes de l’Holocauste, alors pourquoi offrons-nous de l’argent et du soutien à une organisation qui est à peine moins antisémite dans sa négation de l’héritage religieux et historique du peuple juif ?, a écrit Huckabee. Il est temps pour l’Amérique de se tenir à nouveau aux côtés de notre fidèle allié, Israël. La dernière fois que nous avons gardé le silence devant les tentatives d’éradiquer les juifs des pages d’histoire, cela ne s’est pas bien terminé. »

De nombreux politiques israéliens de droite ont salué la victoire de Trump, qu’ils perçoivent comme une opportunité de déménager l’ambassade, et d’élargir la construction d’implantations. Le ministre de l’Education Naftali Bennett a même déclaré que l’élection de Trump signifiait qu’Israël pouvait officiellement arrêter son engagement envers une solution à deux états. Puis Trump a demandé à la droite israélienne de calmer son euphorie.

L’actuel ambassadeur américain en Israël, Dan Shapiro, est un cadre de l’administration Obama. Il a travaillé avec le président pendant plus de huit ans, quand Barack Obama a fait campagne pour la présidence.

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