Mogherini : les tirs de missiles iraniens ne violent pas l’accord nucléaire
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Mogherini : les tirs de missiles iraniens ne violent pas l’accord nucléaire

A l'instar de la Russie, la chef de la diplomatie européenne estime que la résolution 2231 n'a pas été violée

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif (à droite) et la chef de la politique étrangère de l'UE Federica Mogherini arrivant pour une conférence de presse à Téhéran, le 28 juillet 2015 (Crédit : AFP PHOTO / BEHROUZ MEHRI)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif (à droite) et la chef de la politique étrangère de l'UE Federica Mogherini arrivant pour une conférence de presse à Téhéran, le 28 juillet 2015 (Crédit : AFP PHOTO / BEHROUZ MEHRI)

Les récents tirs d’essai de missiles par l’Iran ne violent pas l’accord nucléaire historique signé avec les grandes puissances, a estimé lundi la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini, qui conduira en avril une importante mission de l’UE à Téhéran.

« Ceci n’est effectivement pas une violation de l’accord nucléaire comme tel », a jugé Mme Mogherini à l’issue d’une réunion mensuelle des chefs de la diplomatie de l’Union européenne à Bruxelles.

« S’il y a une violation de résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, ceci devrait être discuté dans des instances appropriées de l’ONU et pas forcément au Conseil Affaires étrangères de l’Union européenne », a-t-elle ajouté, alors que les tirs d’essai de missiles balistiques par l’Iran la semaine dernière ont suscité une vague de condamnations dans le monde, à commencer en Israël et aux Etats-Unis.

Mme Mogherini a donné des détails sur l’importante délégation de commissaires européens qui se rendra avec elle en Iran le 16 avril pour jeter les bases d’une coopération accrue avec ce pays après la levée des sanctions à la suite de l’accord nucléaire historique signé en juillet dernier.

Les commissaires à l’Energie, à l’Industrie, aux Transports, à l’Environnement, à l’Aide humanitaire, à l’Education et à la Recherche seront notamment du voyage, qui doit permettre de « rouvrir des relations pleines et explorer les façons de coopérer bilatéralement » avec l’Iran.

Les droits de l’Homme seront également abordés avec les différents interlocuteurs iraniens, a assuré Mme Mogherini, qui a aussi insisté sur les échanges en matière de gestion migratoire et de lutte contre le trafic de drogue, au menu de cette visite.

Au moment où l’UE traverse une crise migratoire sans précédent, certains dirigeants pointent la nécessité de mieux coopérer avec l’Iran sur les quelque trois millions d’Afghans qui se sont réfugiés dans ce pays, et y vivent dans des conditions difficiles.

Récemment, des milliers d’Afghans sont venus grossir les rangs des migrants et réfugiés qui traversent la mer Egée pour rallier l’UE par les îles grecques, ce qui fait craindre à certains qu’une nouvelle vague, de réfugiés afghans cette fois, se prépare.

Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault et le secrétaire d’Etat américain John Kerry ont agité dimanche la menace de sanctions contre l’Iran après les nouveaux tests de missiles, qui violent selon eux la résolution 2231 de l’Onu entérinant l’accord nucléaire conclu en juillet 2015 entre les grandes puissances et Téhéran.

La Russie s’oppose fermement à d’éventuelles sanctions.

Mme Mogherini s’était rendue en Iran quelques jours après la signature de l’accord qui a conduit à la levée en janvier des sanctions économiques occidentales liées au programme nucléaire iranien.

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