Morris Kahn : « Bereshit 2 commence dimanche », « notre drapeau sera sur la Lune »
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Morris Kahn : « Bereshit 2 commence dimanche », « notre drapeau sera sur la Lune »

Après la collision avec la Lune, le patron de SpaceIL annonce en direct un nouveau projet de mission lunaire, pour lequel l'équipe sera réunie lundi pour préparer la suite

Selfie pris par la sonde Bereshit (Crédit : IAI)
Selfie pris par la sonde Bereshit (Crédit : IAI)

Après l’échec de l’alunissage de la sonde spatiale israélienne Bereshit jeudi, le président de SpaceIL Morris Kahn a annoncé samedi qu’il lançait le projet Bereshit 2, dès à présent, ajoutant : « Nous avons commencé quelque chose, nous devons le finir. Nous mettrons notre drapeau sur la Lune ».

La petite sonde spatiale, le premier dispositif d’alunissage privé du monde, s’est écrasée sur la Lune jeudi soir en tenant d’atterrir, en raison, semble-t-il, d’une perte de communication avec son moteur principal à l’approche de la surface lunaire.

Intervenant dans une célèbre émission de la Douzième chaîne, le milliardaire d’origine sud-africaine Morris Kahn a fait savoir que le travail autour de Bereshit version deux débuterait dimanche.

« Les réactions ont été fantastiques. Nous avons reçu une quantité impressionnante de merci et de lettres », s’est-il réjoui. « Au cours du week-end, j’ai eu le temps de réfléchir à ce qu’il s’était passé, et tous les encouragements et le soutien témoignés par des gens du monde entier sont incroyables ».

Morris Khan (Crédit : Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International

« J’ai eu le temps de réfléchir, et je me suis dit que ça serait dommage de laisser les choses telles quelles. Je suis venu annoncer un nouveau projet : Bereshit 2. Nous avons commencé quelque chose et nous devons le finit. Nous mettrons notre drapeau sur la Lune ».

Et d’ajouter : « Le projet Bereshit 2 démarre demain… Une équipe se réunira demain pour commencer le travail ».

Par la suite, Morris Kahn a partagé une vidéo en anglais sur Twitter dans laquelle il assure : « nous finirons la mission ».

Après cette annonce, l’entreprise Israel Aerospace Industries, partenaire du projet Bereshit, a indiqué qu’elle serait ravie de participer aux futures aventures de SpaceIL.

Morris Kahn a contribué à une grande partie des près de 100 millions d’euros (370 millions de shekels) nécessaires à la conception et au lancement de la sonde spatiale — une nouvelle approche ayant coûté moins cher que les missions d’alunissage antérieures financées par des Etats.

Il s’agissait d’un partenariat entre SpaceIL et l’Israel Aerospace Industries, financé presque entièrement par des donations privées de philanthropes juifs, dont le milliardaire sud-africain Morris Kahn, Miriam et Sheldon Adelson, Lynn Schusterman, et d’autres.

La sonde spatiale Bereshit photographiée avant son lancement. (Crédit : Industrie aérospatiale israélienne)

Les trois co-fondateurs de SpaceIL ont fait savoir qu’ils poursuivraient leur mission de sensibilisation à l’espace et continueraient à encourager les enfants à se lancer dans la science.

« Je suis prêt à travailler et à faire tout ce qu’il faudra pour que ce projet se réalise », a fait savoir Morris Kahn. « Il s’agit aussi d’un bon enseignement pour la jeunesse. Quand on échoue, il faut se relever et essayer à nouveau, c’est l’exemple que je veux leur donner ».

Pour Bereshit 2, le philanthrope a dit espérer que le grand public contribue financièrement, probablement via une campagne de financement participatif.

L’une des dernières photos prises par Bereshit avant de s’écraser sur la lune, le 11 avril 2019. (Avec l’aimable autorisation de SpaceIL)

« Nous compterons sur les contributions financières de donateurs et du grand public », a-t-il indiqué. « tout le monde veut participer. J’ai reçu une proposition considérable d’un riche Américain, mais je pense que les fonds devraient venir du public. Il devrait s’agir d’un projet populaire ».

Après l’échec de l’alunissage, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a semblé indiquer que le gouvernement contribuerait financièrement à une deuxième mission. Des sources gouvernementales non identifiées ont confié à la Douzième chaîne samedi que l’Etat soutiendrait le projet, mais sans préciser dans quelle mesure.

« Nous ne comptons pas sur le gouvernement », a fait savoir le président de SpaceIL. « S’ils contribuent, très bien, mais nous comptons sur la population. »

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