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Moscou : Pas de paix sans la résolution du conflit israélo-palestinien

"Ce serait une erreur de penser qu'il est possible d'atteindre une stabilisation solide du Moyen-Orient sans", a réagi la diplomatie russe après la signature des Accords Abraham

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov participe à une réunion avec le secrétaire général de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) Thomas Greminger, à Moscou, le 2 novembre 2018. (Yuri KADOBNOV / AFP)
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov participe à une réunion avec le secrétaire général de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) Thomas Greminger, à Moscou, le 2 novembre 2018. (Yuri KADOBNOV / AFP)

La Russie a estimé jeudi que la résolution du conflit israélo-palestinien demeurait une condition clé pour stabiliser le Moyen-Orient, après des accords historiques signés par Israël avec les Emirats arabes unis et Bahreïn sous l’égide de Washington.

« Prenant note des progrès en cours dans la normalisation des relations entre Israël et plusieurs pays arabes, nous constatons que le problème palestinien conserve toute sa gravité », a indiqué le ministre russe des Affaires étrangères, dans un communiqué.

« Ce serait une erreur de penser qu’il est possible d’atteindre une stabilisation solide du Moyen-Orient sans la résolution (de ce problème, ndlr) », a poursuivi le ministère, appelant les différents acteurs à des « efforts coordonnés » dans ce sens.

« La Russie est prête à ce travail commun » au sein du Quartet – un groupe de médiateurs internationaux composé des États-Unis, de la Russie, de l’Union européenne et des Nations unies – et en coopération avec la Ligue arabe, précise le ministère.

De gauche à droite : le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président américain Donald Trump, le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn Abdullatif al-Zayani et le ministre des Affaires étrangères des EAU Abdullah bin Zayed Al-Nahyan saluent du balcon Truman à la Maison Blanche après avoir participé à la signature des accords d’Abraham, par lesquels les pays du Bahreïn et les Émirats arabes unis reconnaissent Israël, à Washington DC, le 15 septembre 2020. (SAUL LOEB/AFP)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a signé mardi à Washington avec les Emirats arabes unis et Bahreïn des accords qui bousculent les équilibres au Moyen-Orient.

Ces deux pays arabes sont les premiers à reconnaître Israël depuis les traités de paix avec l’Egypte et la Jordanie, en 1979 et 1994.

Le président américain Donald Trump a affirmé que des Etats arabes supplémentaires suivraient « très bientôt » cet exemple, évoquant même l’Arabie saoudite « le moment venu ».

De son côté, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a soutenu qu’il n’y aura « aucune paix » au Proche-Orient sans la « fin de l’occupation » israélienne des Territoires palestiniens.

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