Mosquée incendiée et graffitis anti-arabes à Jérusalem
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Mosquée incendiée et graffitis anti-arabes à Jérusalem

La police a annoncé l'ouverture d'une enquête après que le lieu de culte à Beit Safafa a été vandalisé avec des références à l'avant-poste tendu de Kumi Ori

Des graffitis anti-arabes dans le quartier de Beit Safafa. (Autorisation)
Des graffitis anti-arabes dans le quartier de Beit Safafa. (Autorisation)

La police israélienne a lancé une chasse à l’homme vendredi pour tenter de retrouver les auteurs d’un incendie criminel présumé dans une mosquée d’un quartier palestinien de Jérusalem et de graffitis en hébreu sur un mur du bâtiment.

« La police a été appelée dans une mosquée à Beit Safafa après des informations selon lesquelles un incendie criminel s’est déclaré dans l’une des pièces du bâtiment (…) », a indiqué la police israélienne dans un communiqué.

L’incendie a fait des dégâts dans une salle de prière mais n’a pas endommagé le reste de la mosquée, a constaté un correspondant de l’AFP sur place, à Beit Safafa, un quartier de Jérusalem-Est.

« Des recherches de grande ampleur sont en cours à Jérusalem (…) pour retrouver les suspects », a indiqué le porte-parole de la police Micky Rosenfeld à l’AFP. « Nous pensons que l’incident a eu lieu dans la nuit », a ajouté la police qui a fait état d’un graffiti en hébreu.

Des pompiers dépêchés sur place sont arrivés dans le quartier de Beit Safafa ont également trouvé des graffitis anti-Arabes sur un mur voisin.

Aucun blessé n’a été signalé et la police a annoncé l’ouverture d’une enquête.

Une photo de la scène montre des graffitis en hébreu. On peut y lire : « détruire des Juifs ? Kumi Ori détruit des ennemis ! »

Kumi Ori est un avant-poste situé à proximité de l’implantation radicale d’Yitzhar, en Cisjordanie.

Le porte-parole de la police israélienne n’a pas précisé s’il considérait l’incident comme anti-arabe.

L’avant-poste a servi « [d’]appel d’air » qui a entraîné une augmentation des attaques contre les Palestiniens et les forces de sécurité israéliennes au cours des derniers mois, a expliqué le responsable de la sécurité. L’avant-poste abrite sept familles ainsi qu’une dizaine d’adolescents israéliens extrémistes connus sous le nom de « Jeunes des Collines ».

Les forces de sécurité ont rasé, au début du mois, deux maisons de résidents juifs construites illégalement.

L’armée israélienne a décrété l’avant-poste illégal « zone militaire fermée » en octobre après qu’un certain nombre de jeunes juifs qui y vivaient ont été impliqués dans une série d’attaques violentes contre des Palestiniens et les forces de sécurité israéliennes.

Le vandalisme anti-arabe par des extrémistes juifs est devenu fréquent en Cisjordanie et à Jérusalem.

Ces attaques, dites du « Prix à payer » sont revendiquées comme une forme de représailles à la violence palestinienne ou aux politiques gouvernementales perçues comme hostiles au mouvement des implantations.

Les arrestations des auteurs sont extrêmement rares et les groupes de défense des droits civiques déplorent que les mises en examen soient encore plus rares. La majeure partie des affaires sont classées sans suite et les charges abandonnées.

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