Nazisme : Mélenchon veut faire interdire les pensions controversées
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Nazisme : Mélenchon veut faire interdire les pensions controversées

Le dirigeant de LFI compte faire "interdire" en France les pensions versées par l'Allemagne à d'anciens collaborateurs du régime nazi ou à des personnes enrôlées de force

Jean-Luc Mélenchon à Toulouse, en 2013. (Crédit : Pierre-Selim/WikiCommons)
Jean-Luc Mélenchon à Toulouse, en 2013. (Crédit : Pierre-Selim/WikiCommons)

Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a affirmé samedi qu’il allait solliciter les autres présidents des groupes parlementaires de l’Assemblée pour faire « interdire » en France le versement de pensions controversées liées au régime nazi.

Le ministère allemand du Travail avait indiqué vendredi à l’AFP que plus de 2 000 personnes, dont les trois quarts en Europe, ont touché en février des pensions versées à d’anciens collaborateurs du régime nazi ou à des personnes enrôlées de force.

« 54 français toucheraient des indemnités du gouvernement #Merkel pour services rendus à l’occupant nazi », a tweeté M. Mélenchon samedi soir.

« Je contacte tous les présidents des groupes parlementaires pour faire interdire cela et exiger la restitution des sommes et leur versement à la Fondation Charles de Gaulle », a ajouté le chef de file des députés LFI. Reconnue d’utilité publique, la fondation a pour mission de servir la mémoire du général de Gaulle.

Les députés en Belgique, où 18 personnes sont concernées, ont voté jeudi un texte demandant au gouvernement de mettre fin à ce système de pensions versées par l’Allemagne.

Au total, quelque 2 033 personnes dans le monde ont perçu en février un versement, qui peut s’élever jusqu’à environ 1 300 euros mensuels.

En Europe, ils sont 1 532 à percevoir la pension, dont 573  en Pologne, le pays le plus représenté, selon des chiffres transmis à l’AFP. Suivent la Slovénie (184), l’Autriche (101), la République tchèque (94).

Quelque 54 personnes la perçoivent en France, 34 en Grande-Bretagne, 71 en Croatie ou 48 en Hongrie.

Ces pensions sont versées en vertu d’une loi allemande de 1951, qui permet aux victimes de guerre allemandes de toucher une indemnité. Elles bénéficient aussi à d’anciens nazis ou collaborateurs étrangers du régime d’Adolf Hitler, mais également à des personnes enrôlées de force.

Les ex-membres de la SS en sont exclus, tout comme toute personne condamnée pour crimes de guerre.

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