Netanyahu condamne la profanation d’un cimetière militaire du Commonwealth
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Netanyahu condamne la profanation d’un cimetière militaire du Commonwealth

Pour le Premier ministre, Israël a une "dette historique" envers les soldats dont les tombes ont été profanées à Haïfa, jurant que tout sera fait pour retrouver les vandales

Des tombes vandalisées dans le cimetière militaire de Haïfa, le 11 octobre 2019 (Crédit : Police israélienne)
Des tombes vandalisées dans le cimetière militaire de Haïfa, le 11 octobre 2019 (Crédit : Police israélienne)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a émis un communiqué, samedi dans la soirée, condamnant la profanation, vingt-quatre heures auparavant, de dizaines de stèles dans un cimetière de Haïfa où reposent des soldats du Commonwealth tombés pendant la Première guerre mondiale.

« La profanation des tombes de ces héros de la Première guerre mondiale à Haïfa est un crime ignominieux. Nous avons à l’égard de ces soldats une dette historique, celle à payer pour la libération de la terre d’Israël de la gouvernance ottomane », a dit Netanyahu.

« Nous faisons tout ce qui est nécessaire pour retrouver les auteurs de ces actes et les amener devant les juges », a-t-il ajouté.

Les propos de Netanyahu ont suivi des réactions similaires du ministère des Affaires étrangères ainsi que du Premier ministre australien Scott Morrison.

« C’est dégoûtant, affligeant et cette profanation ne fait que refléter la haine de nos propres fossoyeurs, de nos cavaliers. C’est terriblement troublant », aurait déclaré Morrison aux journalistes depuis les îles Fidji.

Le Commonwealth comprend le Royaume-Uni et des douzaines d’anciennes colonies de l’empire britannique, ainsi que l’Australie et le Canada.

La police enquête sur cet incident, catégorisé comme un crime de haine, survenu vendredi au Cimetière militaire de Haïfa.

Des croix gammées ont été dessinées sur plus de 50 tombes. Trois d’entre elles ont été complètement détruites. Des stèles ont aussi été vandalisées dans un cimetière Templier voisin.

Le cimetière militaire du Commonwealth, qui est situé rue Yafo, était temporairement fermé aux visiteurs.

Adel Mor, le gardien des lieux qui s’occupe du site pour le compte des autorités britanniques depuis 30 ans, a déclaré à Walla que cet incident lui avait fait « mal au cœur ».

« Pourquoi quelqu’un voudrait-il causer une telle douleur dans un endroit comme celui-ci ? Je ne comprends pas du tout », a-t-il commenté.

Des tombes vandalisées dans un cimetière militaire britannique de Haïfa, le 11 octobre 2019. (Crédit : Commonwealth War Graves Commission)

Le cimetière accueille les tombes de 305 soldats ayant combattu dans la région pendant la Première guerre mondiale, parmi lesquels 86 n’ont jamais été identifiés, ainsi que 36 victimes de la Seconde guerre mondiale, selon CWGC (Commonwealth War Graves Commission).

La majorité des soldats étaient morts dans les hôpitaux de la zone et certains avaient perdu la vie sur le champ de bataille.

« La CWGC est reconnaissante pour tous les messages de soutien et voudrait rassurer notre public en affirmant que nous ne permettrons jamais à de tels actes scandaleux de nous détourner de notre commémoration des victimes de la guerre », a indiqué l’organisation dans un communiqué, ajoutant que des personnels, sur le site, effaçaient les graffitis.

Dans un incident séparé, environ 35 stèles ont été endommagées, vendredi, dans un acte apparent de vandalisme dans un cimetière de la ville de Nof Hagalil, dans le nord d’Israël – connue dans le passé sous le nom de Nazareth Illit.

La plupart des stèles endommagées se trouvaient dans une section juive du cimetière et certaines dans une section non-juive.

Les enquêteurs ont tenté de réunir des preuves sur le site et des investigations sont en cours, a fait savoir la police dans une déclaration.

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