Netanyahu demanderait des changements à l’accord de coalition
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Netanyahu demanderait des changements à l’accord de coalition

Selon la Douzième chaîne, le budget pourrait être un problème secondaire au maintien du partenariat entre le Likud et Kakhol lavan dans un contexte de crise politique

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, (à droite), et le ministre de la Défense Benny Gantz lors de la réunion hebdomadaire du cabinet au ministère des Affaires étrangères de Jérusalem, le 5 juillet 2020. (Amit Shabi/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, (à droite), et le ministre de la Défense Benny Gantz lors de la réunion hebdomadaire du cabinet au ministère des Affaires étrangères de Jérusalem, le 5 juillet 2020. (Amit Shabi/Flash90)

Dans un contexte d’impasse sur la question du budget qui menace de renvoyer une nouvelle fois les Israéliens aux urnes, des informations rendues publiques mardi soir ont indiqué que le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait demandé au ministre de la Défense, Benny Gantz, d’accepter plusieurs changements dans l’accord de coalition sur des sujets sans lien avec le budget pour permettre de conserver intact le gouvernement.

Selon le reportage de la Douzième chaîne, le budget ne serait en fait pas au cœur des préoccupations de Netanyahu. La chaîne a expliqué que le Premier ministre utilisait le budget comme moyen de pression pour que Gantz accepte des changements à l’accord de coalition entre les deux parties.

Toujours selon la Douzième chaîne, Netanyahu demande que l’accord soit changé de manière à ce que des élections soient immédiatement organisées si la Haute cour de Justice devait l’écarter du poste de Premier ministre d’alternance après la remise du mandat de chef de gouvernement à Gantz, au mois de novembre 2021. L’accord actuel ne protège actuellement Netanyahu que pendant les six premiers mois de l’existence du gouvernement.

Netanyahu réclamerait également que l’arrangement déterminant la formation d’une commission professionnelle pour nommer les hauts-responsables – comme le procureur d’Etat et le chef de la police – soit annulé, ce pouvoir revenant aux politiciens.

La chaîne a indiqué qu’il serait « très dur » pour Kakhol lavan d’accepter cette demande dans la mesure où il s’agissait de l’une des principales exigences de la formation dans l’accord de coalition. Lors de son entrée dans le gouvernement de Netanyahu, Kakhol lavan avait déclaré que cette initiative lui permettrait de protéger l’indépendance des institutions démocratiques et du système judiciaire.

Le parti du Likud de Netanyahu et Kakhol lavan, de Benny Gantz, ont négocié secrètement sur le sujet, a indiqué le reportage.

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