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Netanyahu : des élections auront bien lieu… dans quelques années

Des membres du Likud estiment que Netanyahu ne survivra pas politiquement à la guerre et Lapid, que s'il avait été Premier ministre , Netanyahu « aurait fait brûler ma maison »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 17 février 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 17 février 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Confronté à des pressions grandissantes pour que se tiennent des élections anticipées, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré samedi que les prochaines élections législatives auraient lieu « dans quelques années », conformément au calendrier électoral israélien.

S’exprimant lors d’une conférence de presse, le Premier ministre a été interrogé sur de possibles élections anticipées.

« Les élections ont une échéance, ce sera dans quelques années. Je suis d’avis que nous ne nous ne nous en occupions pas pendant la guerre », a-t-il déclaré.

Les prochaines élections législatives sont prévues en octobre 2026.

« La dernière chose dont nous ayons besoin en ce moment, ce sont bien des élections », estimant que l’élection d’une nouvelle Knesset ne ferait que diviser davantage les Israéliens, a ajouté Netanyahu, avant d’expliquer que « s’il y a bien une chose qui ferait plaisir au Hamas, c’est un affrontement politique ».

« Ce dont nous avons besoin maintenant, c’est d’unité. Ce n’est pas une pirouette… Il reste un quart de l’organisation du Hamas à détruire. Ce que nous allons faire. »

Affirmant que ce n’était « pas le moment de faire de la politique », Netanyahu a  « invité tout le monde à prendre son mal en patience. »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’exprime lors d’une conférence de presse à Jérusalem, le 7 février 2024. (Crédit : Marc Israël Sellem/Pool via Flash90)

Prenant à revers l’affirmation du Premier ministre, un haut responsable du Likud – resté anonyme – a déclaré à Ynet que Netanyahu ne resterait pas Premier ministre après la guerre entre Israël et le Hamas.

« Celui qui était Premier ministre le 7 octobre terminera son mandat à la fin de la guerre », a confié ce membre du Likud au site Internet.

« Netanyahu a beau donner des coups de pied dans la fourmilière et se refuser [à des élections], à la fin de cette guerre, nous aurons des élections. Si cela ne vient pas du Likud, alors ce sera le fait de ses partenaires de coalition. Tout le monde sait bien que c’est ce qui va se passer », a déclaré un autre responsable du Likud a à Ynet.

Depuis le massacre du 7 octobre, qui a vu les terroristes du Hamas tuer 1 200 personnes, pour la plupart des civils, et en kidnapper 253, la cote de popularité de Netanyahu a dévissé, chaque nouveau sondage ne faisant que confirmer que son parti, le Likud, serait incapable de former une coalition avec ses alliés politiques actuels si de nouvelles élections avaient lieu dès maintenant.

La confiance dans le gouvernement est tombée à un point que l’Institut israélien de la démocratie qualifie de plus bas depuis 20 ans, suite à cette attaque sans précédent. Selon un sondage publié en décembre par ce think tank de Jérusalem, plus des deux tiers des Israéliens pensent que des élections devraient avoir lieu dès la fin de la guerre contre le Hamas.

Le parti Yesh Atid du chef de l’opposition Yair Lapid a publié une déclaration à la suite des propos de Netanyahu, qualifiant la conférence de presse de « nouvelle illustration de l’inaptitude d’un Premier ministre qui, de l’avis de tous, a perdu la confiance de la population et continue de fuir ses responsabilités, dont celle du plus grand échec envers le peuple juif depuis la Shoah. »

« Non content d’avoir mis à mal la sécurité, l’économie et la politique étrangère, cette prise de conscience et ces appels urgents en faveur d’élections, au cœur d’une grande partie de la société israélienne, commencent à s’exprimer à l’intérieur-même de son gouvernement et des membres de son parti. Israël a besoin de changement. Les élections sont à l’ordre du jour. »

Samedi soir, dans une interview télévisée à la Douzième chaîne, Lapid a redit que Netanyahu n’était « pas capable d’être Premier ministre d’Israël » et protesté contre « l’abandon complet, par le gouvernement, des citoyens israéliens qui croupissent dans les tunnels du Hamas », allusion aux otages de Gaza.

« Si le 7 octobre, Dieu nous en garde, s’était produit sous ma responsabilité », a-t-il ajouté, Netanyahu « aurait envoyé des gens brûler ma maison ».

Le leader de Yesh Atid, Yair Lapid, lors d’une interview avec la Douzième, le 17 février 2024. (Capture d’écran ; utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur les droits d’auteur)

Lapid a déclaré qu’Israël devait accepter plus de concessions que jamais pour obtenir la libération des otages de Gaza, rappelant que s’il s’était opposé à l’accord de 2011 pour la libération du soldat Gilad Shalit, « la situation n’était pas la même ».

Il n’est pas question qu’Israël accepte un accord « à n’importe quel prix… Il y a des choses auxquelles qu’Israël n’est pas prêt… Mais si nous ne récupérons pas les otages, ce ne sera pas une victoire », a-t-il déclaré.

On estime à 130 le nombre d’otages enlevés par le Hamas le 7 octobre encore à Gaza – pas tous vivants –, depuis la libération de 105 civils à la faveur d’un cessez-le-feu d’une semaine fin novembre, précédée de celle de quatre autres otages. Par ailleurs, trois otages ont été secourus sains et saufs par des soldats, auxquels s’ajoutent les corps de 11 otages, dont trois tués par erreur par l’armée.

Sur la foi de renseignements collectés par les soldats déployés à Gaza, l’armée israélienne a confirmé la mort de 30 otages aux mains du Hamas.

Une autre personne est portée disparue depuis le 7 octobre sans que l’on ne sache rien de son sort.

Le Hamas détient également la dépouille de deux soldats de Tsahal – Oron Shaul et Hadar Goldin – morts au combat depuis 2014, ainsi que deux civils israéliens, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, entrés dans la bande de Gaza de leur propre gré, respectivement en 2014 et 2015, et qui seraient tous deux en vie.

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