Netanyahu devient ministre de la Défense
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Netanyahu devient ministre de la Défense

La réunion entre le Premier ministre et Kahlon s'achève "sans résultats" ; Bennett et Shaked s'adresseront à la presse lundi matin

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prend la parole lors d'une conférence de presse au ministère de la Défense à Tel-Aviv, le 18 novembre 2018. (Crédit : Tomer Neuberg / Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prend la parole lors d'une conférence de presse au ministère de la Défense à Tel-Aviv, le 18 novembre 2018. (Crédit : Tomer Neuberg / Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a fait une déclaration à la presse aux alentours de 20H00 locales.

S’exprimant lors d’une adresse télévisée à la nation, M. Netanyahu a dit qu’il garderait pour le moment le portefeuille de la Défense et qu’il s’emploierait à convaincre ses partenaires de rester dans la coalition.

« Aller maintenant aux urnes serait irresponsable (…) La sécurité de l’Etat est au-dessus des considérations politiques », a déclaré le Premier ministre, opposé à des élections anticipées depuis le début de la crise mercredi avec la démission du ministre de la Défense Avigdor Liberman.

« Je suis ministre de la Défense pour la première fois », a déclaré dimanche M. Netanyahu, assurant qu’il compte « apporter la sécurité aux habitants du sud et à tout le pays ».

Il a rappelé avoir pris tout au long de sa carrière des décisions délicates pour la sécurité de l’Etat d’Israël, se présentant comme l’homme le mieux placé pour conserver le portefeuille de la Défense.

« Je fais tous les efforts pour éviter ces élections inutiles et j’espère que mes partenaires prendront leurs responsabilités », a encore dit M. Netanyahu.

« Nous sommes au milieu d’une campagne militaire et vous ne partez pas pendant une campagne, vous ne jouez pas avec la politique. La sécurité de l’Etat vient avant tout », a-t-il déclaré, ajoutant : « Il n’y a pas de place pour la politique ou les considérations personnelles », quand il s’agit de la sécurité d’Israël.

« Nous vaincrons nos ennemis et je ne minimise pas les défis qui nous attendent », a-t-il précisé.

Il a évoqué la situation de crise avec Gaza, affirmant « comprendre les critiques » après la trêve. « Vous ne voyez qu’une image partielle de l’opération en cours dans laquelle nous sommes engagés », a-t-il déclaré, ajoutant : « Je ne dirai pas ce soir quand nous agirons et ce que nous ferons … mais j’ai un plan clair. »

Moshe Kahlon, ministre des Finances, à gauche, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant une cérémonie de lancement d’un programme de construction de milliers de logements à Beit Shemesh, le 3 avril 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

« La rencontre entre le ministre des Finances et le Premier ministre s’est terminée sans résultats mais les deux hommes ont convenu de se revoir dans le courant de la semaine », a affirmé le porte-parole dans un communiqué.

La coalition de M. Netanyahu, opposé à des élections anticipées, ne dispose plus que d’une seule voix de majorité au Parlement qui compte 120 membres, après la démission de Liberman, chef du parti nationaliste Yisrael Beytenu (5 députés).

Avec cette défection, le soutien de M. Kahlon, dirigeant du parti de centre droit Koulanou (10 députés), est devenu vital pour le Premier ministre. Or M. Kahlon s’est prononcé pour la tenue d’élections le « plus vite possible ». La législature actuelle ne doit prendre fin qu’en novembre 2019.

Un autre membre de la coalition, Naftali Bennett, ministre de l’Education et chef du parti nationaliste religieux HaBayit HaYehudi (8 députés), avait exigé d’hériter du portefeuille de la Défense mais le Premier ministre a refusé.

M. Bennett et la ministre de la Justice Ayelet Shaked, numéro deux du parti HaBayit HaYehudi, ont annoncé qu’ils feraient lundi matin une déclaration à la presse (10H30 heures locales).

Naftali Bennett, président de HaBayit HaYehudi, et sa députée Ayelet Shaked, à droite, assistent à une session plénière de la Knesset, le 12 mars 2014. (Crédit : Flash90)

Lors de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres le matin, M. Netanyahu a agité la menace d’un éventuel retour au pouvoir de la gauche en cas d’élections anticipées, rappelant que deux gouvernements menés par le Likud étaient tombés après la défection de ses alliés situés plus à droite.

« Cela a abouti (après les élections) en 1992 et 1999 à la catastrophe d’Oslo et la catastrophe de la deuxième Intifada », a-t-il prévenu.

Il faisait allusion aux accords sur l’autonomie palestinienne conclus en 1993 par le gouvernement dirigé par le travailliste Yitzhak Rabin et le déclenchement de la deuxième révolte palestinienne en 2000 alors qu’Ehud Barak, un autre dirigeant travailliste, était au pouvoir.

Pour Reuven Hazan, professeur de Sciences politiques à l’Université hébraïque de Jérusalem, M. Netanyahu « veut que la situation avec Gaza soit calme avant d’entrer en campagne électorale, c’est la principale raison pour laquelle il s’oppose aux élections anticipées ».

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