Netanyahu et les normalisations : « J’ai récemment visité d’autres pays arabes »
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Netanyahu et les normalisations : « J’ai récemment visité d’autres pays arabes »

Le Premier ministre n'a pas précisé quels pays il a visités, suite à son voyage en Arabie Saoudite en novembre dernier pour rencontrer le prince héritier

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu fait une déclaration télévisée à la Knesset à Jérusalem, le 22 décembre 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu fait une déclaration télévisée à la Knesset à Jérusalem, le 22 décembre 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)

Samedi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a laissé entendre qu’il s’était récemment rendu dans plusieurs pays arabes, en faisant apparemment référence à son voyage de novembre en Arabie Saoudite et à d’autres pays.

« J’ai récemment visité d’autres pays et comme je ne pouvais pas le dire à l’époque au sujet des Emirats, je ne peux pas le préciser maintenant », a-t-il déclaré aux responsables de son parti le Likud, selon les fuites de la réunion. Netanyahu a été interrogé sur un éventuel accord avec les Kurdes irakiens, a rapporté le site d’information Walla.

Ces commentaires arrivent deux semaines après que Netanyahu a déclaré que « beaucoup, beaucoup plus de pays » signeraient des accords de normalisation avec l’État juif « bien plus tôt que ce que les gens attendent ».

Netanyahu aurait rencontré le prince héritier saoudien à Néom, ville de la mer Rouge, le 22 novembre, en compagnie du secrétaire d’État américain Mike Pompeo.

A l’époque, un conseiller du gouvernement saoudien a confirmé la rencontre et le voyage au Wall Street Journal, déclarant que la réunion, qui avait duré plusieurs heures, portait sur l’Iran et l’établissement de relations diplomatiques entre Ryad et Jérusalem, mais n’avait pas abouti à des accords substantiels. Le ministre de l’Education, Yoav Gallant, a également confirmé le voyage, le qualifiant d’“exploit extraordinaire”.

L’ambassadeur américain en Arabie Saoudite John Abizaid, (à gauche), et le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal bin Farhan, (deuxième à partir de la gauche), accueillent le secrétaire d’État américain Mike Pompeo et son épouse Susan à leur arrivée à l’aéroport de Neom Bay à Neom, en Arabie Saoudite, le 22 novembre 2020. (AP Photo/Patrick Semansky, Pool)

Cependant, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, a nié que Netanyahu ou tout autre responsable de l’État juif ait participé à une réunion avec le prince héritier, dans un tweet publié plusieurs heures après que les informations ont commencé à circuler.

Depuis septembre, Israël a conclu des accords de normalisation avec les Émirats arabes unis, le Bahreïn, le Soudan et renoué ses liens avec le Maroc, les responsables américains déclarant qu’un accord avec l’Arabie saoudite est « inévitable ». Les responsables saoudiens ont cependant déclaré qu’un accord de paix entre Israël et les Palestiniens doit précéder la reconnaissance de l’État juif.

Cependant, la normalisation des relations entre Bahreïn et l’Arabie Saoudite suggère au moins un accord saoudien à cette idée, car le royaume insulaire s’appuie sur Ryad. L’Arabie saoudite a également approuvé les vols entre Israël et ses nouveaux amis du Golfe passant au-dessus de son territoire.

Israël a longtemps entretenu des liens clandestins avec l’Arabie Saoudite et les Etats arabes du Golfe qui se sont renforcés ces dernières années, car ils ont fait face à une menace commune en Iran.

Sur cette photo d’archive du 15 septembre 2020, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, le président américain Donald Trump, le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn Abdullatif al-Zayani et le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis Abdullah bin Zayed al-Nahyan posent sur le balcon de la Blue Room pour une photo, à la suite de la signature des accords d’Abraham lors d’une cérémonie sur la pelouse sud de la Maison Blanche à Washington. (AP Photo / Alex Brandon, File)

En 2018, Netanyahu s’est rendu à Oman, un autre pays avec lequel il n’a pas de relations diplomatiques.

Un haut responsable de l’administration Trump a déclaré le mois dernier que la Maison Blanche avait offert à l’Indonésie, la plus grande nation à majorité musulmane du monde, jusqu’à 2 milliards de dollars d’aide américaine au développement si elle reconnaissait Israël.

Le ministre de la Coopération régionale du Likud, Ofir Akunis, a déclaré le mois dernier que deux pays étaient considérés comme favoris pour parvenir rapidement à un rapprochement avec Israël, mais il a refusé de les nommer.

Le président américain Donald Trump a déclaré après la cérémonie de signature entre Israël, les Émirats arabes unis et le Bahreïn en septembre qu’il s’attendait à ce que « sept ou huit ou neuf » pays supplémentaires normalisent leurs relations avec Israël, dont l’Arabie saoudite.

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