Netanyahu évoque les frappes nocturnes en Syrie et menace l’Iran
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Netanyahu évoque les frappes nocturnes en Syrie et menace l’Iran

Le Premier ministre a déclaré que quiconque vise Israël se verra visé encore plus fort et affirme que Téhéran verse 700 millions de dollars par an au Hezbollah

Le Premier ministre israélien Benjamin  salue la foule lors d'une cérémonie de Yom Yeroushalayim à la yeshiva Merkaz HaRav, à Jérusalem, le 2 juin 2019. (Crédit : Aharon Krohn/Flash90)
Le Premier ministre israélien Benjamin salue la foule lors d'une cérémonie de Yom Yeroushalayim à la yeshiva Merkaz HaRav, à Jérusalem, le 2 juin 2019. (Crédit : Aharon Krohn/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti l’Iran dimanche que les frappes israéliens sur la Syrie qui ont eu lieu plus tôt dans la journée montrent que lorsqu’Israël est pris pour cible, il riposte avec davantage de force.

S’exprimant lors d’une cérémonie pour Yom Yeroushalayim, quand Israël a célébré la réunification de Jérusalem à l’issue de la guerre des Six Jours, Netanyahu a déclaré que durant les dizaines d’années qui ont marqué le conflit avec les Etats arabes modérés, ces derniers s’étaient « ressaisis » dans leur attitude vis-à-vis d’Israël, qu’ils perçoivent désormais comme un allié contre l’Iran.

« Si nous ne prenons pas les menaces de l’Iran à la légère, elles ne nous découragent pas pour autant parce que quiconque tente de nous blesser se verra blessé encore plus fort », a déclaré Netanyahu à la cérémonie organisée sur la Colline des Munitions à Jérusalem, où a eu lieu une bataille clé de la guerre de 1967. « Nous avons prouvé cela à plusieurs reprises dans l’Histoire de notre Etat. Nous l’avons prouvé hier soir. »

Le président Reuven Rivlin, le chef d’état-major Aviv Kochavi et d’autres responsables étaient présents à cette cérémonie.

« Depuis 1967, un grand nombre de pays arabes et musulmans se sont ressaisis et aujourd’hui, grâce à notre force, nous coopérons de manière inédite », a déclaré Netanyahu.

Une frappe aérienne de l’armée israélienne frappe des cibles militaires syriennes, le 1er juin 2019. (Unité du porte-parole de l’armée israélienne)

L’armée a mené des frappes aériennes sur plusieurs cibles militaires en Syrie avant l’aube dimanche matin, en riposte à deux roquettes tirées depuis le pays sur le plateau du Golan la veille, selon un communiqué de l’armée.

« Chaque année, l’Iran transfère 700 millions de dollars à son protégé, le Hezbollah », a affirmé Netanyahu dimanche soir. « Ces sommes énormes sont utilisées pour alimenter l’agression incessante par l’Iran et ses alliés dans notre région. Nos voisins le savent, tous les pays arabes le savent, et c’est ce qui contribue au renouvellement de notre proximité. »

Dimanche, à 4 heures 10 du matin, des hélicoptères et des avions de Tsahal ont attaqué plusieurs cibles liées à l’armée syrienne, notamment deux batteries d’artillerie, plusieurs postes d’observation et de renseignements et une unité de défense anti-aérienne de type SA-2, ont rapporté les militaires dans un communiqué.

Selon les médias syriens, Israël a également touché plusieurs cibles liées à l’Iran et à ses groupes armés mandataires en Syrie, dans le secteur d’al-Kiswah, au sud de Damas. Ces frappes auraient ciblé des caches d’armes et une structure d’entraînement militaire.

L’agence de presse officielle en Syrie, SANA, a indiqué que dix soldats syriens avaient été tués dans l’attaque qui aurait également fait sept blessés, précisant que les défenses anti-aériennes syriennes avaient intercepté des missiles provenant du plateau du Golan. Ces attaques ont également causé des dégâts matériels, selon l’agence.

L’armée israélienne n’a pas spécifié qui, selon elle, était responsable des deux roquettes lancées sur le plateau du Golan – l’une d’entre elles a atterri en territoire israélien, l’autre en Syrie – tout en indiquant qu’elle considérait « le régime de Damas comme responsable de toutes les agressions menées contre Israël depuis le territoire syrien ».

Les roquettes lancées samedi semblaient être des projectiles à portée relativement longue qui auraient été tirées depuis le secteur de Damas, situé à environ 35 kilomètres de distance, similaires à ceux qui, au début de l’année, avaient frappé le mont Hermon.

Le mont Hermon se trouve au nord du plateau du Golan. La région accueille un certain nombre d’installations militaires en plus d’une station de ski populaire.

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