Israël frappe la Syrie et fait 10 morts après 2 tirs de roquettes sur le Hermon
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Israël frappe la Syrie et fait 10 morts après 2 tirs de roquettes sur le Hermon

Des frappes aériennes ont visé des positions militaires et des batteries anti-aériennes après le tir de deux roquettes samedi

Une frappe de l'armée israélienne touche des cibles militaires, le 1er juin 2019 (Crédit : Unité du porte-parole de l'armée israélienne)
Une frappe de l'armée israélienne touche des cibles militaires, le 1er juin 2019 (Crédit : Unité du porte-parole de l'armée israélienne)

L’armée israélienne a attaqué plusieurs cibles militaires en Syrie aux premières heures de l’aube, dimanche, en réponse à deux tirs de roquettes depuis le territoire syrien vers le plateau du Golan, samedi soir.

A 4 heures 10 du matin, des hélicoptères et des avions de Tsahal ont attaqué plusieurs cibles liées à l’armée syrienne, notamment deux batteries d’artillerie, plusieurs postes d’observation et de renseignements et une unité de défense anti-aérienne de type SA-2, ont rapporté les militaires dans un communiqué.

Selon les médias syriens, Israël a également touché plusieurs cibles liées à l’Iran et à ses groupes militaires mandataires en Syrie, dans le secteur d’al-Kiswah, au sud de Damas. Ces frappes auraient ciblé des caches d’armes et une structure d’entraînement militaire.

L’armée israélienne n’a pas spécifié qui, selon elle, était responsable des deux roquettes lancées sur le plateau du Golan – l’une d’entre elles a atterri en territoire israélien, l’autre en Syrie – tout en indiquant qu’elle considérait « le régime de Damas comme responsable de toutes les agressions menées contre Israël depuis le territoire syrien ».

Les postes d’observation et de renseignements bombardés par Israël se situaient à proximité de la frontière avec le Golan, tandis que les caches d’artillerie et les batteries de défense anti-aériennes se trouvaient au sud et au sud-ouest de Damas, ont déclaré les militaires.

Durant les échanges, les systèmes de défense antiaérienne ont ouvert le feu en réponse aux missiles antiaériens syriens, mais aucun projectile n’aurait atterri en Israël.

Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche matin que l’Etat juif continuerait à répondre aux attaques commises sur son territoire.

« Nous ne sommes pas prêts à tolérer les tirs à l’intérieur de notre territoire et nous réagirons avec force contre toute agression commise contre nous », a déclaré le Premier ministre, qui est également ministre de la Défense, dans un communiqué.

« C’est une politique constante que je mets en œuvre et que nous continuerons à appliquer au nom de la sécurité d’Israël », a-t-il ajouté.

L’agence de presse officielle en Syrie, SANA, a indiqué que dix soldats syriens avaient été tués dans l’attaque qui aurait également fait sept blessés, précisant que les défenses antiaériennes syriennes avaient intercepté des missiles provenant du plateau du Golan. Ces attaques ont également causé des dégâts matériels, selon l’agence.

Les deux projectiles tirés vers Israël, samedi, n’ont fait ni blessés, ni dégâts.

Les roquettes à l’approche n’ont pas déclenché les sirènes d’alerte. Ces dernières ne sont habituellement activées que lorsqu’un projectile est lancé vers une zone peuplée.

Ces tirs surviennent moins d’une semaine après un affrontement contenu entre Israël et la Syrie.

Lundi, une batterie de défense anti-aérienne syrienne a ouvert le feu sur un avion-chasseur israélien qui volait dans l’espace aérien israélien. Peu après, en riposte, l’armée israélienne a détruit la batterie, tuant un officier et un soldat syriens. Un véhicule militaire aurait aussi été endommagé dans l’attaque.

Les roquettes lancées samedi semblaient être des projectiles à portée relativement longue qui auraient été tirées depuis le secteur de Damas, situé à environ 35 kilomètres de distance, similaires à ceux qui, au début de l’année, avaient frappé le mont Hermon.

Le mont Hermon se trouve au nord du plateau du Golan. La région accueille un certain nombre d’installations militaires en plus d’une station de ski populaire.

Au mois de janvier, les troupes iraniennes en Syrie avaient tiré un missile à moyenne portée, fabriqué au sein de la république islamique, sur le mont Hermon. L’armée israélienne avait estimé à l’époque que cette attaque était « préméditée », avec pour objectif de dissuader Israël de mener des frappes aériennes contre les troupes et les groupes représentant Téhéran sur le territoire syrien.

Le projectile avait été abattu par le système de défense antiaérienne du Dôme de fer.

Samedi dernier, la Syrie a fait savoir que ses défenses aériennes avaient abattu un certain nombre de missiles lancés vers Israël, vingt-quatre heures après avoir fait une déclaration similaire.

Au début de la guerre civile, les militaires israéliens avaient établi un certain nombre de « lignes rouges » qui, si elles étaient violées, entraîneraient des frappes de ripostes. Il s’agissait notamment des attaques -intentionnelles ou autres – contre l’Etat juif.

Parmi ces lignes rouges figuraient les initiatives iraniennes visant à établir une présence permanente militaire en Syrie et les tentatives de transfert de munitions avancées au groupe terroriste du Hezbollah.

Ces dernières années, Israël a reconnu avoir mené des centaines de frappes aériennes en Syrie en réponse à ces violations de « lignes rouges ».

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