Netanyahu fera une visite éclair en Ouganda
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Netanyahu fera une visite éclair en Ouganda

Aucune raison spécifique n'a été avancée pour la visite, mais le Premier ministre chercherait à convaincre Kampala d'ouvrir une ambassade de Jérusalem et accepter des migrants

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, (à droite), est accueilli par le président ougandais, Yoweri Museveni, à son arrivée à l'aéroport Entebbe en Ouganda, le lundi 4 juillet 2016. (AP Photo/Stephen Wandera)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, (à droite), est accueilli par le président ougandais, Yoweri Museveni, à son arrivée à l'aéroport Entebbe en Ouganda, le lundi 4 juillet 2016. (AP Photo/Stephen Wandera)

Dimanche, le Bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a confirmé qu’il se rendrait en Ouganda le lendemain pour une visite d’un jour.

Aucune raison spécifique n’a été avancée par le Bureau du premier ministre qui a évoqué une visite diplomatique. En réalité, le Premier ministre chercherait à convaincre Kampala à s’engager à ouvrir une ambassade à Jérusalem.

Un porte-parole du gouvernement d’Ouganda a confirmé le voyage et qu’il avait été organisé à la demande de Netanyahu.

Dans le passé, Netanyahu avait courtisé l’Ouganda comme un éventuel « pays tiers » vers lequel il pourrait expulser au moins une partie des dizaines de milliers de migrants africains qui résident actuellement en Israël. Le projet est tombé à l’eau en 2018 autour de craintes formulées par des défenseurs des migrants qu’ils seraient en danger s’ils étaient renvoyés vers l’Ouganda. Semblant faire allusion au fait que la mesure pourrait de nouveau être sur la table, Netanyahu a déclaré lors d’un événement de campagne le mois dernier que son gouvernement travaillait à « expulser deux-tiers [des migrants] bientôt ».

La présence de migrants, majoritairement soudanais et érythréens, en Israël est devenue une question politique épineuse. Alors que les migrants affirment être des réfugiés fuyant des conflits et des persécutions, Israël les voit comme des demandeurs d’emplois qui menacent le caractère juif de l’Etat.

La précédente politique d’expulsion d’Israël, qui offrait à chaque migrant
3 500 dollars et un billet d’avion vers d’autres pays africains, avait été condamnée par des activistes israéliens et les Nations unies comme étant chaotique, mal appliquée et dangereuse.

Des migrants africains et leurs soutiens manifestent à Jérusalem le 4 avril 2018 contre l’annulation par le Premier ministre Benjamin Netanyahu d’un accord avec l’ONU visant à éviter les expulsions forcées de milliers de migrants africains. (AFP/Menahem Kahana)

En décembre, le représentant de l’agence de réfugiés des Nations unies en Israël a appelé Netanyahu à reconsidérer une proposition des Nations unies à réinstaller environ la moitié des migrants africains du pays.

L’accord des Nations unies verrait environ 16 250 migrants africains actuellement en Israël – principalement du Soudan à l’Erythrée – réinstallés dans des pays occidentaux développés alors qu’un nombre similaire resterait en Israël et recevrait des documents de résidence temporaire. Selon l’accord, la plupart des migrants qui partiraient seraient des hommes célibataires, alors que les familles, les femmes et les enfants resteraient en Israël dans l’ensemble.

Le Premier ministre avait accepté l’accord en 2018, seulement pour changer d’avis 24 heures plus tard sous la pression de ses partenaires de coalition de droite.

Netanyahu avait visité l’Ouganda en 2016 pour marquer le 40e anniversaire de l’Opération Entebbe où son frère avait été tué lors opération anti-terroriste à l’aéroport d’Entebbe.

Le voyage d’Ouganda intervient juste après deux déplacements importants de Netanyahu aux Etats-Unis et en Russie, et seulement quelques semaines avant les élections du 2 mars en Israël.

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