Netanyahu : La « menace » iranienne rapproche Israël des Etats musulmans
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Netanyahu : La « menace » iranienne rapproche Israël des Etats musulmans

Le Premier ministre a réclamé l'introduction de "sanctions massives" et d'inspections sur les sites militaires iraniens, ce que refuse Téhéran

Benjamin Netanyahu donne une analyse géopolitique à la Chatham House, The Royal Institute of International Affairs, à Londres, le 3 novembre 2017 (Crédit : AFP / ADRIAN DENNIS)
Benjamin Netanyahu donne une analyse géopolitique à la Chatham House, The Royal Institute of International Affairs, à Londres, le 3 novembre 2017 (Crédit : AFP / ADRIAN DENNIS)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé vendredi à Londres que la menace que fait peser l’Iran forçait Israël à établir une alliance qu’il n’aurait « jamais crue possible » avec certaines nations au Moyen-Orient.

« L’Iran dévore ses voisins les uns après les autres : le Liban, le Yémen et il essaie de faire la même chose en Syrie et en Irak », a déclaré M. Netanyahu dans une intervention devant le centre de réflexion Chatham House.

Face à cette « menace », « la bonne nouvelle, c’est que les autres nations se rassemblent autour d’Israël, comme cela ne s’est jamais produit par le passé, et comme je n’aurais jamais cru que cela puisse arriver », a-t-il ajouté.

Il a affirmé que son gouvernement travaillait « très dur » en vue d’ « établir des alliances entre Israël et ces Etats pour condamner et contrer l’agression iranienne », ce qui constitue selon lui une « promesse pour la paix » dans la région.

« C’est l’effondrement des (accords de 1916 entre le Royaume-Uni et la France sur le partage du Proche-Orient, ndlr) Sykes-Picot et l’émergence d’une bataille entre les islamistes et les modernistes » qui a ouvert la voie à « la résurgence de l’Iran et la création d’une nouvelle alliance entre Israël et des Etats islamiques ».

M. Netanyahu a estimé que l’accord sur le nucléaire iranien n’apportait pas de garanties de sécurité suffisantes pour empêcher Téhéran de se procurer l’arme atomique. « Une fois que les contraintes de l’accord seront levées, il n’y aura plus de limites empêchant l’Iran d’obtenir de l’uranium enrichi », selon lui.

« Concrètement, ce que fait l’accord, c’est de dire, dans X années, pas beaucoup, vous aurez la capacité illimitée d’enrichir l’uranium », a-t-il ajouté. « J’ai toujours estimé que le plus grand danger, ce n’était pas que l’Iran viole l’accord, mais le respecte ! ».

Il a demandé l’introduction de « sanctions massives » et d’inspections sur les sites militaires iraniens, ce que refuse Téhéran.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président américain Donald Trump, à droite, à l'aéroport international Ben Gurion avant le départ de Trump, le 23 mai 2017. (Crédit : Koby Gideon/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président américain Donald Trump, à droite, à l’aéroport international Ben Gurion avant le départ de Trump, le 23 mai 2017. (Crédit : Koby Gideon/GPO)

Enfin, il a loué la relation entre Israël et les Etats-Unis, qui s’est renforcée depuis l’élection de Donald Trump, en novembre 2016.

« J’avais un désaccord très profond avec Monsieur (Barack) Obama sur l’Iran. Il voyait l’Iran comme une partie de la solution à la situation au Moyen-Orient. Je considère au contraire l’Iran comme l’un des principaux problèmes », a-t-il souligné.

« Je pense que la vision de Monsieur Trump est que l’Iran n’est pas la solution mais bien le problème, et c’est un changement d’approche majeur, que nous apprécions. Je peux vous dire que notre relation avec les Etats-Unis est très forte », a-t-il conclu.

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