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Netanyahu à propos des otages: « quand nous aurons quelque chose à dire, nous le dirons »

Les propos du Premier ministre viennent tempérer les espoirs exprimés par le président américain, qui avait déclaré, à l'adresse des familles : '"Tenez bon, on arrive"

Des affiches montrant les visages des civils retenus en otage par les terroristes du Hamas à Gaza sur un mur de Jérusalem, le 14 novembre 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
Des affiches montrant les visages des civils retenus en otage par les terroristes du Hamas à Gaza sur un mur de Jérusalem, le 14 novembre 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a indiqué mardi que toute information portant sur la remise en liberté des otages qui sont actuellement retenus en captivité à Gaza deviendra publique « si et quand » il y aura des avancées concrètes, semblant minimiser des propos tenus par le président américain Joe Biden, peu avant, qui avait annoncé croire qu’un accord sur cette question serait bientôt finalisé.

Par ailleurs, plusieurs médias ont fait savoir que le responsable des services de sécurité du Shin Bet, Ronen Bar, s’était rendu au Caire et qu’il y avait rencontré le ministre des Renseignements égyptien, Abbas Kamel, pour débattre d’un accord potentiel qui porterait sur la retour de certains des 240 otages au sein de l’État juif.

Une source impliquée dans les pourparlers a fait savoir à la chaîne publique Kan que les deux parties « n’ont jamais été plus proches » de trouver un terrain d’entente.

De plus, la chaîne américaine ABC a cité une source israélienne qui a estimé, mardi, que des progrès avaient été enregistrés dans les discussions et qu’une « percée pourrait bien avoir lieu dans les 48 heures ou dans les 72 heures à venir ».

Dans un communiqué émis par son bureau, Netanyahu a exprimé son soutien à l’égard des otages et de leurs familles. Il a souligné les efforts livrés pour obtenir la libération des captifs.

« Nos pensées sont tournées vers les otages et leurs familles », a-t-il dit. « Depuis le début de la guerre, nous œuvrons sans répit en faveur de la remise en liberté de nos otages, et nous exerçons notamment une pression croissante depuis le lancement de l’incursion terrestre », a-t-il ajouté.

« Si et quand il y aura quelque chose de concret à annoncer, alors nous le ferons ».

Cette dernière phrase a peut-être voulu contrer l’impression qui avait été donnée par les paroles de Biden à qui il avait été demandé quel était son message pour les familles des otages qui se trouvent actuellement entre les mains des terroristes dans la bande de Gaza.

« Tenez bon, on arrive », avait-il répondu.

« Je me suis entretenu avec les acteurs impliqués tous les jours. Je pense que ça va se faire mais je ne veux pas entrer dans le détail », avait ajouté Biden.

Les hommes armés du Hamas avaient enlevé plus de 240 personnes au cours de leur assaut meurtrier dans le sud d’Israël – une attaque qui avait fait plus de 1200 morts, en majorité des civils qui avaient été assassinés dans leurs habitations. Ils avaient aussi commis un carnage dans une rave-party.

En guise de réponse, Israël a déclaré la guerre au Hamas, avec pour objectif d’écarter le groupe terroriste du pouvoir à Gaza – il gouverne l’enclave côtière depuis 2007.

Il y a eu de nombreuses informations, au cours des trois dernières semaines, portant sur l’imminence de la conclusion d’un accord qui permettrait à certains otages de retrouver la liberté – même si rien n’a été finalisé pour le moment.

Le délégué au Moyen-Orient de la Maison Blanche, Brett McGurk, est arrivé mardi à Bruxelles, commençant une tournée régionale qui devrait être consacrée à la question des initiatives prises en faveur de la remise en liberté des captifs.

Un officiel israélien de premier plan avait confié lundi au Washington Post qu’un accord potentiel avec le Hamas – un accord qui prévoit, semble-t-il, la libération de 70 femmes et enfants détenus dans la bande de Gaza – serait sur le point d’être conclu et qu’il pourrait être rapidement annoncé. De multiples informations, ces derniers jours, ont compris des détails similaires.

L’accord envisagerait la libération, en échange, de femmes et de mineurs palestiniens incarcérés en Israël pour des activités terroristes ainsi qu’un cessez-le-feu de cinq jours.

Des officiels de la diplomatie ont déclaré au site d’information Ynet qu’Israël ne consentirait à un cessez-le-feu qu’en échange du rapatriement d’un nombre d’otages plus important.

« Nous ne tomberons pas dans la stratégie du Hamas qui mise sur une guerre pour sa survie, avec un désir de cessez-le-feu répétés qui lui permettraient de se réorganiser. Nous ne risquerons pas la vie de nos soldats sur le terrain », ont-ils expliqué.

Ziad al-Nakhaleh, secrétaire-général du Jihad islamique, durant un discours télévisé le 19 décembre 2019 (Capture d’écran : YouTube)

Mardi également, le chef du groupe terroriste du Jihad islamique palestinien, Ziad Nakhaleh, a menacé de bloquer les négociations en cours sur les otages et d’attendre de « meilleures conditions » avant d’aller de l’avant.

Le groupe terroriste aurait entre ses mains une quarantaine d’otages sur un total de 240. Le groupe terroriste palestinien du Hamas détiendrait quelque 180 otages et des familles mafieuses non affiliées en détiendraient 20 autres, ce qui complique considérablement les négociations menées par le Qatar.

Nakhaleh a précisé que « la conduite des négociations concernant les otages que nous détenons et les réactions d’Israël pousseront probablement le Jihad islamique à se retirer de l’accord ».

« Le Jihad islamique peut garder ses otages [en attendant] de meilleures conditions », a-t-il ajouté.

Dimanche également, le président américain Joe Biden a évoqué les efforts livrés en faveur de la libération des captifs, à Gaza, pendant un entretien téléphonique avec l’émir du Qatar, Tamim bin Hamad Al Thani.

Biden « a condamné sans ambiguïté la détention d’otages par le Hamas, dont de nombreux jeunes enfants, avec notamment un enfant de trois ans qui est également citoyen américain et dont les parents ont été tués par les hommes du Hamas, le 7 octobre », a fait savoir la Maison Blanche, qui a ainsi révélé la situation critique du tout jeune otage américain pour ce qui, semble-t-il, est la toute première fois.

Biden a aussi fait part de sa gratitude au Qatar pour les initiatives prises par l’émirat dans les négociations ayant entraîné la libération de quatre otages le mois dernier, dont deux étaient des citoyens américains, a noté la Maison Blanche.

En plus de quatre captives remises en liberté, une soldate a été secourue par les forces de sécurité israéliennes.

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