Netanyahu peut redemander l’autorisation de faire financer ses frais juridiques
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Netanyahu peut redemander l’autorisation de faire financer ses frais juridiques

Le panel avait déjà refusé deux fois aux proches du Premier ministre de prendre en charge les factures d'avocats dans les affaires de corruption qui le visent

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse au cabinet du Premier ministre à Jérusalem, le 5 février 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse au cabinet du Premier ministre à Jérusalem, le 5 février 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

La Haute cour de Justice a statué mardi que le Premier ministre Benjamin Netanyahu pouvait déposer une troisième requête pour autoriser le financement de ses frais juridiques par des riches bienfaiteurs étrangers, malgré les deux refus qu’il a précédemment essuyés.

Après des délibérations au tribunal, où Netanyahu a été représenté par Navot Tel-Zur, un haut-membre de sa conséquente équipe juridique, un panel de trois juges, chapeauté par la présidente de la Cour suprême Esther Hayut, a autorisé une audience supplémentaire et déclaré que les avocats de Netanyahu pouvaient défendre leur cas à l’oral et devront répondre à toutes les questions avant une décision finale.

Oni Habash, un juge à la retraite, a supervisé la Commission des permis du contrôleur de l’Etat qui a statué le mois dernier, pour la seconde fois, que les proches aisés de Netanyahu ne pouvaient pas régler ses lourdes factures d’avocats dans les affaires d’inculpation pour corruption. Le Premier ministre avait déjà essuyé un refus en décembre.

Dans les affaires qui le visent, l’intéressé est soupçonné d’avoir reçu des avantages de riches bienfaiteurs en échange de faveurs. Dans sa décision de décembre, la Commission d’autorisation avait jugé qu’il était inapproprié que des non-Israéliens financent la défense dans une affaire concernant la réception de sommes d’argent de la part de bienfaiteurs fortunés.

Le site Ynet a indiqué dimanche que Habash avait démissionné parce qu’il se serait senti incapable de supporter « les pressions politiques » exercées sur lui. L’article ne précise pas de quelles pressions il s’agit ni de leur origine.

La commission a également décrété que les fonds déjà reçus par les associés de Netanyahu étaient inappropriés, et qu’il devait rembourser à son cousin Nathan Milikowsky les 265 000 euros reçus, ainsi que les costumes donnés par le millionnaire américain Spencer Partrich, ont rapporté des médias israéliens.

La Commission a ajouté que Netanyhau devra prouver qu’il a épuisé toutes ses ressources financières s’il veut faire appel à des tiers pour financer sa défense.

A la fin du mois dernier, après la décision prise par la commission des permis, le procureur-général Avichai Mandelblit avait annoncé qu’il avait l’intention d’inculper Netanyahu sous réserve d’une audition dans les trois affaires de corruption contre le Premier ministre.

La juge à la Cour suprême Esther Hayut lors de la conférence annuelle à l’Institute for National Security Studies (INSS) à Tel Aviv, le 29 janvier 2018. (Crédit :(Flash90)

Milikowsky et Partrich ont tous deux été interrogés par la police l’an dernier dans l’affaire 1000, où le Premier ministre est soupçonné d’avoir reçu des cadeaux illicites à hauteur d’un million de shekels de la part d’hommes d’affaires en échange de certains avantages.

Netanyahu est également suspecté de corruption dans deux autres affaires, les affaires 2000 et 4000, qui impliquent un potentiel accord de quid pro quo en échange de faveurs ou de couverture médiatique positive.

Mandelblit a annoncé son intention d’inculper Netanyahu pour corruption dans l’affaire 4000, et de fraude et d’abus de confiance dans les deux autres affaires. Le Premier ministre nie toute malversation dans ces affaires et a promis de diriger le Likud à l’issue des élections législatives.

Le Premier ministre est suspecté, entre autre, d’avoir reçu certains avantages de la part de riches bienfaiteurs en échange de l’utilisation de ses bureaux pour promouvoir leurs intérêts.

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