Netanyahu préfère le calme à Gaza mais prépare une campagne « surprenante »
Rechercher

Netanyahu préfère le calme à Gaza mais prépare une campagne « surprenante »

Alors que les tensions grimpent, le Premier ministre affirme ne pas être guidé par des considérations électorales, et veut faire régner la sécurité dans le sud d'Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu préside une réunion du cabinet à Jérusalem, le 7 juillet 2019. (Crédit : ABIR SULTAN / POOL / AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu préside une réunion du cabinet à Jérusalem, le 7 juillet 2019. (Crédit : ABIR SULTAN / POOL / AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré jeudi que s’il préférait que le calme règne dans la région de Gaza, Israël se préparait tout de même à une possible offensive militaire d’envergure qui pourrait être « surprenante ».

« Je préfère qu’il y ait le calme – même si nous ne nous faisons pas d’illusion [sur la possibilité] de conclure un accord politique avec [le Hamas] qui veut éradiquer Israël de la surface de la Terre. Mais nous préparons une campagne qui ne sera pas seulement vaste, mais qui sera aussi surprenante », a déclaré Netanyahu lors d’un meeting à Ashkelon, ville côtière qui a été la cible d’importants tirs de roquettes ces dernières années.

« Je ne vais pas hésiter à faire ce qui est nécessaire », a déclaré le Premier ministre. « Les considérations électorales ne me guident pas, mais je veux que cette ville, et que les communautés dans le sud se développent et prospèrent, et qu’il y ait un sentiment de sécurité, et la sécurité dans les faits. »

Netanyahu a souvent été attaqué, durant sa campagne, sur la politique à Gaza, mais a assuré qu’il était dans l’intérêt d’Israël de faire tout ce qui était possible pour éviter une opération militaire majeur dans l’enclave palestinienne.

Un homme constate les dégât dans un immeuble d’Ashkelon frappé par une roquette du Hamas, le 13 novembre 2018. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Ces derniers jours, les chefs du Hamas ont menacé de relancer les violences à la frontières – émeutes hebdomadaires, attaques incendiaires et affrontements – si Israël ne se conforme pas aux termes de l’accord de cessez-le-feu.

Le mois dernier, Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas ont conclu un accord de cessez-le-feu.

Un responsable israélien a confirmé que l’État avait accepté certaines concessions économiques en faveur de Gaza, en échange de la fin des attaques incendiaires et des violences frontalières.

Depuis l’entrée en vigueur de l’accord, le nombre d’attaques incendiaires a considérablement baissé, sans toutefois disparaître complètement.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...