Nikki Haley en Israël pour une visite de trois jours
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Nikki Haley en Israël pour une visite de trois jours

L'envoyé à l'ONU de Trump va rencontrer les leaders israéliens et palestiniens après avoir menacé de quitter l'instance des droits de l'Homme de l'ONU en raison de sa partialité anti-israélienne

L’ambassadrice américaine aux Nations-Unies, Nikki Haley, est arrivée en Israël mercredi pour une visite de trois jours au cours de laquelle elle devrait rencontrer le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le président Reuven Rivlin et des leaders palestiniens.

Ce sera la toute première visite en Israël de Haley, l’une des responsables les plus ouvertement pro-israéliennes de l’administration Trump et la bien-aimée incontestée de la communauté pro-israélienne des Etats-Unis depuis qu’elle a pris son poste au mois de janvier.

Elle devrait se rendre à Tel Aviv, visiter le mémorial de l’Holocauste de Yad Vashem à Jérusalem et se rendre en hélicoptère sur les frontières israéliennes avec la bande de Gaza et au nord du pays.

Selon un communiqué de presse, l’ambassadeur israélien à l’ONU Danny Danon accompagnera Haley durant tout son voyage, mais sa visite attendue sur des sites variés de la Vieille Ville à Jérusalem s’effectuera néanmoins dans un cadre privé, ce qui signifie qu’elle ne sera rejointe par aucun responsable israélien.

Le mois dernier, le président américain Donald Trump était allé au mur Occidental et à l’église du Saint-Sépulcre – qui se situent tous deux dans la Vieille Ville disputée. Premier président américain à avoir entrepris de telles visites, il s’y était également rendu à titre privé, sans accompagnement israélien officiel.

Israël a capturé la Vieille Ville et d’autres parties de Jérusalem-est durant la guerre des Six jours, puis les a annexées. La communauté internationale, dont les Etats-Unis, n’ont jamais reconnu la revendication israélienne sur ces secteurs de la ville.

Dans les jours qui ont précédé la visite de Trump au sein de l’état juif, Haley a été la seule haute-responsable de l’administration qui s’est clairement positionnée sur le fait que le mur Occidental faisait partie d’Israël.

L'ambassadrice américaine à l'ONU Nikky Haley s'entretient avec l'ambassadeur israélien aux Nations-Unies Danny Danon lors d'un événement non daté (Crédit : Shahar Azran)
L’ambassadrice américaine à l’ONU Nikky Haley s’entretient avec l’ambassadeur israélien aux Nations-Unies Danny Danon lors d’un événement non daté (Crédit : Shahar Azran)

« Je ne sais pas quelle est la politique de l’administration mais je pense que le mur Occidental fait partie d’Israël et je pense que c’est ainsi que nous l’avons toujours considéré et que c’est ce que nous devons continuer à faire », avait-elle déclaré dans une interview, le 17 mars. « Nous avons toujours pensé que le mur Occidental faisait partie d’Israël ».

Mardi, Haley a menacé que les Etats-Unis ne se retirent du Conseil des droits de l’Homme des Nations-Unies à moins qu’il ne se réforme, notamment en mettant un terme à ce qu’elle a qualifié de « campagne sans relâche et pathologique » contre Israël – un état qui, a-t-elle dit, possède un casier fort en termes de droits de l’Homme.

Le comportement du Conseil ne « ridiculise pas Israël mais bien le Conseil lui-même », a-t-elle accusé lors d’un discours devant l’instance.

Haley a été applaudie par le gouvernement israélien pour sa promesse de se dresser contre ce qu’elle a appelé un « Israël-bashing » au sein des Nations unies.

Elle avait condamné une résolution du Conseil de sécurité demandant qu’Israël cesse les implantations juives sur des terres palestiniennes, disant qu’il s’agissait d’une « terrible erreur ».

La résolution avait été adoptée en décembre 2016 après que l’administration Obama a refusé de bloquer la mesure, s’abstenant à la place.

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