Normalisation avec Israël : Qui pourrait être le prochain pays arabe ?
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Normalisation avec Israël : Qui pourrait être le prochain pays arabe ?

Mike Pompeo, en déplacement le mois dernier en Israël, s'était dit "optimiste" à l'idée de voir "d'autres pays arabes" normaliser leurs relations avec l'Etat hébreu

Une photo prise le 31 août 2020 montre le mot "Paix" écrit en arabe, en anglais et en hébreu sur le côté d'un avion de El Al, avant le tout premier vol commercial d'Israël vers les EAU à l'aéroport Ben Gourion près de Tel-Aviv, qui transportera une délégation américano-israélienne aux EAU suite à un accord de normalisation. (NIR ELIAS / POOL / AFP)
Une photo prise le 31 août 2020 montre le mot "Paix" écrit en arabe, en anglais et en hébreu sur le côté d'un avion de El Al, avant le tout premier vol commercial d'Israël vers les EAU à l'aéroport Ben Gourion près de Tel-Aviv, qui transportera une délégation américano-israélienne aux EAU suite à un accord de normalisation. (NIR ELIAS / POOL / AFP)

Près d’un mois après la décision des Emirats arabes unis de normaliser leurs relations avec Israël, un accord similaire a été annoncé vendredi entre Bahreïn, une autre monarchie arabe du Golfe, et l’Etat hébreu.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, en déplacement le mois dernier en Israël, s’était dit « optimiste » à l’idée de voir « d’autres pays arabes » normaliser leurs relations avec l’Etat hébreu, dans le sillage de la décision des Emirats, annoncée le 13 août.

Avant les deux pays du Golfe, l’Egypte et la Jordanie ont établi des relations officielles avec Israël, respectivement en 1979 et en 1994.

L’Arabie saoudite, poids lourd régional, a écarté une normalisation avec l’Etat hébreu avant la conclusion d’un accord de paix entre Israël et les Palestiniens.

Oman

Drapeau d’Oman. (Domaine public)

Oman avait rapidement salué l’accord israélo-émirati. Mais il a ensuite assuré son attachement aux « droits » des Palestiniens à un « Etat avec Jérusalem-Est pour capitale ».

Aussi proche des Etats-Unis que de l’Iran, pays ennemi de Washington, Oman joue la carte de la neutralité et de la médiation dans les conflits régionaux.

En 2018, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait effectué une visite à Mascate, la capitale omanaise.

Le sultan Haitham, qui a succédé en janvier dernier au défunt Qabous, « ne risquerait pas une démarche aussi controversée pour le moment », a estimé Cinzia Bianco, chercheuse au Conseil européen pour les relations internationales.

Qatar

Drapeau du Qatar. (Crédit : Domaine public)

Le Qatar, un proche de l’Iran en froid diplomatique avec les Emirats, n’a pas réagi à l’accord de normalisation avec Israël.

Le Qatar a accueilli un bureau commercial israélien de 1996 à 2000 et ne cache pas ses contacts avec l’Etat hébreu.

Doha est impliqué dans la bande de Gaza en raison de sa proximité avec le mouvement terroriste palestinien de Hamas, qui contrôle cette enclave sous blocus israélien et égyptien.

En 2019, le Qatar, ainsi que l’ONU et l’Egypte, avaient favorisé un accord de trêve entre Israël et le Hamas, prévoyant l’autorisation par l’Etat hébreu de l’entrée de l’aide financière du Qatar dans la bande de Gaza.

« Alors que le Qatar coopère avec Israël pour soutenir la cause palestinienne (…) il ne normalisera pas ses relations tant que le processus de paix restera bloqué », selon Andreas Krieg, analyste au King’s College à Londres.

Koweït

Drapeau du Koweit. (Crédit : SKopp/Domaine public)

Allié des Etats-Unis, le Koweït a toujours rejeté la normalisation.

Des groupes politiques ou des organisations de la société civile ont dénoncé l’accord entre les Emirats et Israël, mais d’autres l’ont défendu.

Néanmoins la normalisation avec l’Etat hébreu est peu probable car le Parlement a « capitalisé sur l’hostilité envers Israël pour revendiquer sa place de porte-parole du peuple », assure Mme Bianco.

Soudan

Drapeau du Soudan. (Crédit : Domaine public)

Le Soudan a été pressenti par des analystes pour suivre l’exemple des Emirats mais les autorités de ce pays ont douché le 25 août les espoirs des Israéliens et des Américains, en écartant une éventuelle normalisation avec Israël avant la fin de la transition politique en 2022, lors d’une visite à Khartoum de Mike Pompeo.

En février dernier, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait rencontré en Ouganda Abdel Fattah al-Burhane, le chef du Conseil souverain au pouvoir au Soudan. Le gouvernement soudanais avait démenti que la question de la « normalisation » ait été abordée.

Le Soudan, en crise économique, est placé sur la liste noire américaine des Etats soutenant le terrorisme et une normalisation avec Israël pourrait aider à son retrait de cette liste.

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