Nucléaire iranien/GB: la commission des Aff. étrangères réclame un nouvel accord
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Nucléaire iranien/GB: la commission des Aff. étrangères réclame un nouvel accord

Les députés de la commission des Affaires étrangères appellent aussi Londres à répondre avec plus d'efficacité aux "activités de déstabilisation" de Téhéran dans la région

Vue d'ensemble des Chambres du parlement depuis la rive sud de la Tamise à Londres, le mercredi 25 mars 2020. (AP Photo/Matt Dunham)
Vue d'ensemble des Chambres du parlement depuis la rive sud de la Tamise à Londres, le mercredi 25 mars 2020. (AP Photo/Matt Dunham)

Les députés britanniques ont exhorté le Royaume-Uni à mener un effort international en vue de trouver un nouvel accord sur le nucléaire iranien, dans un rapport publié mercredi qui plaide également pour une position plus ferme vis-à-vis de Téhéran.

Pour la commission parlementaire des Affaires étrangères, le Plan d’action global conjoint (PAGC, JCPOA en anglais) conclu en 2015 par Téhéran avec le groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) n’est plus qu’une « coquille vide ».

Dans cet accord, Téhéran acceptait de brider drastiquement son programme atomique controversé en échange d’un allègement des sanctions internationales visant le pays.

Mais ce pacte menace de voler en éclats depuis que le président américain, Donald Trump, en a sorti son pays en mai 2018, avant de rétablir des sanctions ayant plongé la République islamique dans une récession. En riposte, l’Iran s’est désengagé à partir de mai 2019 de la plupart de ses engagements.

« Malgré de bonnes intentions, le JCPOA était un accord bâti sur des fondations faibles », a commenté le président de la commission, Tom Tugendhat. « Le gouvernement britannique devrait s’atteler à négocier un (accord de) remplacement pour le JCPOA » qui réponde également aux préoccupations en matière de « sécurité régionale ».

Les députés de la commission des Affaires étrangères appellent aussi Londres à répondre avec plus d’efficacité aux « activités plus larges de déstabilisation » de Téhéran dans la région.

Ils recommandent de considérer, à l’instar des Etats-Unis, les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique, comme une organisation terroriste en raison de leur « soutien clair et durable » à des « entités terroristes et non étatiques oeuvrant à déstabiliser la région ».

Les députés mettent également en garde Téhéran contre « la détention arbitraire » de ressortissants étrangers ou binationaux, dénonçant « une prise d’otage étatique ».

Les relations entre Londres et Téhéran se sont tendues ces dernières années après l’arrestation de plusieurs binationaux, dont l’Anglo-Iranienne Nazanin Zaghari-Ratcliffe.

Nazanin Zaghari-Ratcliffe et sa fille Gabriella (Crédit : AFP)

Employée de la Fondation Thomson Reuters – la branche humanitaire de l’agence de presse canado-britannique du même nom -, elle avait été arrêtée en avril 2016 en Iran où elle venait de rendre visite à sa famille, puis condamnée à cinq ans de prison pour sédition, ce qu’elle nie. Elle est en attente d’un nouveau procès.

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