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Nucléaire iranien : l’UE a soumis « un texte final »

"il ne sera pas renégocié," a déclaré un responsable européen sous couvert d'anonymat

Ali Bagheri Kani, négociateur en chef iranien sur le nucléaire, après des entretiens au Palais de Cobourg, lieu de négociations du Plan d'action global conjoint (JCPOA) à Vienne, le 4 août 2022. (Crédit : Alex HALADA/AFP)
Ali Bagheri Kani, négociateur en chef iranien sur le nucléaire, après des entretiens au Palais de Cobourg, lieu de négociations du Plan d'action global conjoint (JCPOA) à Vienne, le 4 août 2022. (Crédit : Alex HALADA/AFP)

L’Union européenne, coordinatrice des pourparlers de Vienne sur le nucléaire iranien, a soumis « un texte final », a annoncé lundi un responsable européen.

« On a travaillé quatre jours et aujourd’hui le texte est sur la table des hauts représentants », a-t-il déclaré à la presse sous couvert d’anonymat. « La négociation est finie, c’est le texte final (…) et il ne sera pas renégocié ».

« Maintenant la balle est dans le camp des capitales et on va voir ce qui va se passer », a ajouté le responsable européen. « Personne ne reste à Vienne ».

Insistant sur la « qualité du texte », il a dit « espérer vivement qu’il soit accepté » et qu’un accord intervienne « dans quelques semaines ».

Après un blocage de plusieurs mois, les diplomates de l’ensemble des parties (Iran, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) sont revenus à Vienne jeudi dernier dans la capitale autrichienne afin de sauver l’accord moribond de 2015.

Le pacte connu sous son acronyme anglais JCPOA vise à garantir le caractère civil du programme nucléaire iranien, accusé de chercher à se doter de l’arme atomique.

Mais à la suite du retrait unilatéral en 2018 des Etats-Unis sous l’impulsion de Donald Trump et du rétablissement des sanctions américaines, Téhéran s’est progressivement affranchi de ses obligations.

L’objectif des pourparlers, auxquels les Etats-Unis participent de manière indirecte, est de remettre le processus sur les rails.

Reste cependant un obstacle de taille : l’Iran réclame à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) la clôture de la question des sites non déclarés, où des traces d’uranium enrichi avaient été retrouvées.

« Cela n’a rien à voir avec le JCPOA. En même temps, l’Iran dit que c’est fondamental. J’espère que l’Iran et l’AIEA auront un accord parce que cela facilitera beaucoup de choses », a déclaré le responsable.

« L’agence devrait complètement régler la question (…) par la voie technique, et s’éloigner des questions politiques non pertinentes et non constructives », avait affirmé dimanche le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian.

L’Iran a dit qu’il examinait toujours ce « texte final ». « Dès que nous avons reçu ces idées, nous avons fait part de notre réponse initiale et nos réflexions (…) mais naturellement les clauses nécessitent un examen global et nous transmettrons nos vues et nos remarques » à l’UE et « aux autres parties », a indiqué un responsable des Affaires étrangères iraniennes cité par l’agence Irna. L’UE a affirmé que le texte « ne sera pas renégocié ».

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