Nucléaire : une médiation de Macron pas nécessaire, dit Téhéran
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Nucléaire : une médiation de Macron pas nécessaire, dit Téhéran

Le président français avait déclaré qu'une renégociation était nécessaire vu que Téhéran "est beaucoup plus proche d'avoir une bombe nucléaire qu'avant la signature" du JCPOA

Le président français Emmanuel Macron lors d'une cérémonie nationale d'hommage aux victimes du terrorisme de Paris, le 19 septembre 2018 (Crédit :  / AFP PHOTO / POOL / Ludovic MARIN)
Le président français Emmanuel Macron lors d'une cérémonie nationale d'hommage aux victimes du terrorisme de Paris, le 19 septembre 2018 (Crédit : / AFP PHOTO / POOL / Ludovic MARIN)

Téhéran a jugé inutile lundi la proposition de médiation du président français Emmanuel Macron entre l’Iran et les Etats-Unis pour renégocier l’accord sur le nucléaire iranien.

Le président français a déclaré jeudi vouloir « soutenir toute initiative américaine pour réengager un dialogue exigeant » avec l’Iran sur l’accord nucléaire, proposant d’être « un facilitateur » dans les discussions.

Téhéran « est beaucoup plus proche d’avoir une bombe nucléaire qu’avant la signature » de l’accord et « nous devons régler également le sujet des missiles balistiques », a déclaré M. Macron, estimant nécessaire une renégociation du pacte.

« L’accord sur le nucléaire n’a pas besoin d’un médiateur », a affirmé lundi le porte-parole iranien des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh, lors d’une conférence de presse, sans évoquer M. Macron.

« Lorsque vous écrivez un texte avec une telle précision et longueur, cela signifie qu’il n’est pas nécessaire de rediscuter (…) Tout est écrit sur plus de 150 pages », a-t-il ajouté.

En 2018, l’ancien président américain Donald Trump avait unilatéralement retiré Washington du pacte conclu en 2015 à Vienne, rétablissant de lourdes sanctions qui ont plongé l’Iran dans une profonde récession et l’ont privé des retombées économiques qu’il espérait de l’accord.

Le nouveau président américain, Joe Biden, veut revenir dans l’accord de Vienne, mais il a conditionné cette décision à un retour préalable de l’Iran au respect strict de ses engagements, dont il a commencé à s’affranchir en riposte aux sanctions américaines.

De son côté, Téhéran demande une levée préalable des sanctions et le respect par Washington de toutes ses obligations.

Le Guide suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei, lors d’une réunion à Téhéran, le 13 août 2018 (Crédit : Bureau du Guide suprême iranien via AP)

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a affirmé dimanche que seul l’Iran a « le droit de fixer les conditions de la continuation » du pacte, et non pas Washington et les membres européens de l’accord qui, selon lui, ont « violé tous leurs engagements ».

M. Macron avait tenté à plusieurs reprises, sans succès, de faire reprendre le dialogue entre les Etats-Unis et l’Iran.

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