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OMS : Le système de santé de Gaza est « plus qu’à genoux »

Pretoria accuse Israël de violer la décision de la CIJ ; le Brésil dit qu’Israël a dépassé toutes les "limites éthiques ou légales" à Gaza et l'Inde se dit choquée par les morts

Image aérienne montrant des foules en train d'affluer vers des camions de livraison d'aide humanitaire dans le nord de Gaza, publiée le 29 février 2024. (Crédit : Armée israélienne)
Image aérienne montrant des foules en train d'affluer vers des camions de livraison d'aide humanitaire dans le nord de Gaza, publiée le 29 février 2024. (Crédit : Armée israélienne)

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que la faim et le désespoir étant omniprésents en raison de la guerre entre Israël et le Hamas, les habitants de la bande de Gaza risquaient leur vie pour trouver de la nourriture, de l’eau et d’autres produits de base.

« Le système à Gaza est à genoux, il est plus qu’à genoux », a déclaré Christian Lindmeier, porte-parole de l’OMS, aux journalistes à Genève. « Tous les canaux vitaux à Gaza ont été plus ou moins coupés. »

Cela aurait conduit à une « situation désespérée », a ajouté le porte-parole, comme on l’a vu jeudi, lorsque des dizaines de Palestiniens venus chercher des vivres dans les camions d’aide humanitaire arrivant dans le nord de la bande de Gaza ont été tués dans une ruée chaotique.

Israël a imputé ces décès aux mouvements de foule autour des camions d’aide, affirmant que les victimes avaient été piétinées ou écrasées, mais le Hamas a accusé Tsahal d’avoir tiré sur les Palestiniens qui attendaient la livraison de l’aide.

« Les gens ont tellement besoin de nourriture, d’eau potable et de tout autre produit qu’ils sont prêts à risquer leur vie pour obtenir de la nourriture et des produits de première nécessité afin de subvenir aux besoins de leurs enfants et à leurs propres besoins », a expliqué Lindmeier.

Bien que l’aide soit acheminée et atteigne le sud de la bande de Gaza, elle progresse trop lentement et ne pourra pas empêcher la famine, même dans cette zone. Selon le porte-parole de l’OMS, l’aide atteint à peine les zones situées au nord de l’enclave, plus éloignées du principal point de passage frontalier, et accessibles uniquement en traversant les fronts où les combats font rage.

Israël a attribué aux dysfonctionnements du système de distribution des Nations unies le fait que l’aide ne parvienne pas en quantité suffisante pour couvrir les besoins humanitaires de la bande de Gaza.

Des Palestiniens attendent de l’aide humanitaire sur une plage de la ville de Gaza, dans la bande de Gaza, le 25 février 2024. (Crédit : Mahmoud Essa/AP)

L’Afrique du Sud a déclaré que l’incident violait les ordonnances provisoires de la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye relatives au procès en cours où Pretoria a accusé Israël de commettre un génocide dans l’enclave côtière.

« L’Afrique du Sud condamne le massacre de 112 Palestiniens et les blessures infligées à des centaines d’autres alors qu’ils cherchaient à se procurer une aide vitale », a indiqué le ministère sud-africain des Relations internationales et de la Coopération dans un communiqué, citant les chiffres des victimes de l’incident de Gaza fournis par le Hamas.

« Cette dernière atrocité constitue une nouvelle violation du droit international et des ordonnances provisoires contraignantes de la CIJ. »

Saisie par l’Afrique du Sud, la CIJ avait ordonné en janvier à Israël de prendre toutes les mesures en son pouvoir pour empêcher ses troupes de commettre un « génocide » contre les Palestiniens de Gaza et de rendre compte des mesures prises dans un délai d’un mois.

Israël a nié les allégations de génocide et a souligné son droit à se défendre.

Le communiqué sud-africain mentionne qu’Israël a soumis un rapport à la CIJ, auquel Pretoria est en train de préparer une réponse.

« Un appel immédiat et inconditionnel à un cessez-le-feu est désormais une nécessité morale et vitale. »

Le gouvernement brésilien estime lui que l’incident montre que les opérations militaires d’Israël dans la bande de Gaza n’ont pas de « limites éthiques ou juridiques », et appelle une fois de plus à un cessez-le-feu immédiat.

« L’humanité manque à ses devoirs envers les civils de Gaza. Et il est temps d’empêcher de nouveaux massacres », a souligné le ministère des Affaires étrangères du Brésil dans un communiqué.

Des personnes pleurent à l’hôpital Al-Shifa à Gaza, devant les corps des Palestiniens tués dans un mouvement de foule lorsque les résidents se sont précipités vers les camions d’aide, dans la ville de Gaza, le 29 février 2024. (Crédit : AFP)

L’Inde s’est dite profondément choquée par les pertes de vies humaines dans le nord de Gaza jeudi.

« De telles pertes de vies civiles et la situation humanitaire en général à Gaza continuent d’être une cause d’extrême préoccupation », a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

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