Oren Hazan mis en examen pour agression
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Oren Hazan mis en examen pour agression

Le procureur va inculper le bad boy du Likud, soupçonné d’avoir agressé le maire d’Ariel en 2014, pour un conflit financier

Oren Hazan, député du Likud, devant la Knesset le 7 décembre 2016. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Oren Hazan, député du Likud, devant la Knesset le 7 décembre 2016. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Le bureau du procureur général a annoncé lundi qu’il avait décidé de mettre en examen le très controversé député du Likud Oren Hazan, pour une affaire d’agression remontant à trois ans, avant son élection à la Knesset.

Hazan est soupçonné d’avoir agressé le maire d’Ariel, en Cisjordanie, en 2014, apparemment pour une dispute financière.

Avichai Mandelblit, le procureur général, a annoncé qu’il avait informé Hazan de la mise en examen pour agression d’un représentant de l’Etat dans l’exercice de ses fonctions et pour infraction dans l’espace public. Il a dit au député qu’il avait 30 jours pour faire appel à son immunité parlementaire, s’il souhaitait le faire.

« Conformément aux dispositions de la section 4 (a)(2) de la loi sur l’immunité des membres de la Knesset, leurs droits et leurs devoirs, le député Hazan a 30 jours pour demander que la Knesset détermine s’il aura l’immunité pour ces poursuites pénales », a dit Mandelblit.

Selon l’acte d’inculpation, la mère de Hazan avait vu son compte en banque gelé pour ne pas avoir payé de taxe foncière pendant huit ans pour un restaurant possédé par la famille à Ariel.

Le procureur général Avichai Mandelblit à Jérusalem, le 13 juin 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le procureur général Avichai Mandelblit à Jérusalem, le 13 juin 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Hazan serait allé à la mairie et serait passé de bureau en bureau pour trouver le responsable de ce gel.

Il aurait ensuite crié sur le maire, Eliyahu Shaviro, l’aurait attrapé et poussé. Le maire a tenté de s’enfuir et d’entrer dans une salle de réunion, mais Hazan l’a suivi, a fermé la porte derrière lui, et a dit « personne ne sort d’ici », selon l’acte d’inculpation. Hazan l’aurait aussi insulté, refusé de quitter son bureau et dit qu’il « s’occupera de lui » et s’assurera qu’il ne reste pas maire.

Les avocats de Hazan ont déclaré lundi qu’ils étaient déçus de la mise en examen, et qu’ils pensaient que l’affaire aurait dû être close.

« Nous apprenons avec douleur, déception et même stupéfaction la décision du procureur général de mettre le député Hazan en examen pour une querelle entre deux politiciens qui a eu lieu il y a de nombreuses années, bien avant son élection à la Knesset, ont dit ses avocats. Nous pensions que l’affaire serait classée […] puisqu’elle n’a pas avancé depuis longtemps. »

Le maire comme Hazan avaient porté plainte l’un contre l’autre, mais après l’élection de Hazan à la Knesset en mars 2015, l’affaire avait été transférée de la police de Samarie à l’unité Lahav 433, et la police avait demandé l’approbation du procureur général pour poursuivre l’enquête.

Yehuda Weinstein, alors procureur général, à Jérusalem, le 23 novembre 2014. (Crédit photo: Ohad Zwigenberg/Flash90)
Yehuda Weinstein, alors procureur général, à Jérusalem, le 23 novembre 2014. (Crédit photo: Ohad Zwigenberg/Flash90)

Yehuda Weinstein, le prédécesseur de Mandelblit, avait donné son feu vert à la police en juin 2015, après toute une série d’accusations portées contre Hazan en raison de son comportement avant son entrée à la Knesset.

En septembre 2015, la police avait indiqué que l’enquête avait conclu à l’existence d’ « éléments de preuve » soutenant les accusations d’agression du maire par Hazan.

Depuis, Hazan est devenu l’enfant terrible du Parlement d’Israël.

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