Israël en guerre - Jour 233

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Orit Strouk se réjouit du vote sur le Désengagement, en attendant de récupérer Gaza

La ministre a déclaré qu'un éventuel retour dans la Bande de Gaza "entraînera de nombreuses pertes, mais qu'elle fait partie de la Terre d'Israël et doit être réinvestie"

La députée Orit Strouk participant à une manifestation contre la démolition de structures dans l'avant-poste illégal de Homesh, devant le Bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 9 janvier 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
La députée Orit Strouk participant à une manifestation contre la démolition de structures dans l'avant-poste illégal de Homesh, devant le Bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 9 janvier 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Une ministre d’extrême-droite du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré qu’une loi abrogeant la législation qui ordonnait l’évacuation de quatre implantations de Cisjordanie constituait une étape sur la voie de la réoccupation et de la réinstallation de la Bande de Gaza, une mesure qui, a-t-elle averti, ferait « de nombreuses victimes ».

La loi, qui a reçu le soutien de certains membres de l’opposition, notamment Gideon Saar et Zeev Elkin du parti HaMahane HaMamlahti, abroge les clauses de la Loi sur le Désengagement qui interdisaient aux Israéliens de se rendre dans la zone où se trouvaient Homesh, Ganim, Kadim et Sa-Nur, ouvrant ainsi la voie au retour des résidents d’implantations. Ces quatre communautés ont été les seules « implantations » de Cisjordanie à avoir été démantelées lors du désengagement de Gaza, il y a près de 18 ans. La nouvelle loi, adoptée aux premières heures de mardi, ne s’applique qu’à ces zones.

« Notre première étape consistera à légaliser la yeshiva de Homesh, puis nous renouvellerons progressivement l’expansion de la présence juive [de la zone] », a déclaré la ministre des Implantations et des Missions nationales, la députée Orit Strouk (HaTzionout HaDatit), saluant la nouvelle législation lors d’une interview accordée mardi à Israel National News. « La prochaine étape sera un retour dans la Bande de Gaza », a-t-elle assuré.

« Je pense qu’en fin de compte, le préjudice du désengagement sera réparé », a déclaré Strouk. « Je ne sais pas combien de temps cela prendra. Malheureusement, le retour dans la Bande de Gaza entraînera de nombreuses pertes, tout comme le départ de la Bande de Gaza a entraîné de nombreuses pertes. Mais en fin de compte, cette bande fait partie de la Terre d’Israël et un jour viendra où nous y reviendrons. »

En 2005, le Premier ministre de l’époque, Ariel Sharon, avait orchestré l’évacuation unilatérale des implantations juives de Gaza et avais remis la région aux mains des Palestiniens, mettant ainsi fin à 38 ans de contrôle militaire israélien sur le territoire. Le groupe terroriste palestinien du Hamas dirige la Bande de Gaza depuis 2007, date à laquelle il avait évincé l’Autorité palestinienne (AP) lors d’un coup d’état sanglant.

Depuis lors, Israël a mené plusieurs guerres contre le Hamas et d’autres groupes terroristes basés à Gaza pour tenter de mettre fin aux dizaines de milliers de roquettes tirées sur Israël. Les incursions israéliennes dans la Bande de Gaza se sont heurtées à une résistance acharnée et plus de 80 soldats de Tsahal ont été tués.

Soldats israéliens rentrant de la Bande de Gaza, contrôlée par le Hamas, le 5 août 2014. (Crédit : Dave Buimovitch/Flash90)

Le Hamas détient également les dépouilles de deux soldats israéliens tués en 2014, ainsi que ceux de deux civils israéliens entrés dans la Bande de Gaza.

La cheffe du parti Avoda Merav Michaeli a critiqué les commentaires de Strouk.

« Ce comportement fou d’Orit Strouk et ses promesses de renvoyer Israël dans le bourbier sanglant de Gaza ne font que répéter encore et encore que le plus grand danger pour Israël vient des résidents d’implantations extrémistes », a déclaré Michaeli mercredi. « Pour satisfaire leur fanatisme messianique, leurs dirigeants sont prêts à gaspiller la vie de nos soldats. »

Contrairement à la Bande de Gaza, dont Tsahal s’est entièrement retirée, l’armée reste déployée dans de nombreuses régions de Cisjordanie, y compris sur les sites des avant-postes illégaux évacués.

Les villes détruites de Cisjordanie sont devenues, pour les partisans du mouvement pro-implantation, le symbole d’une injustice qu’ils ont cherché à réparer, tandis que pour les Palestiniens, ces zones représentent une autre partie du territoire de Cisjordanie qui leur a été enlevée.

Le texte de loi, qui a été adopté en première lecture il y a moins d’une semaine devant le Parlement, viendra soutenir les efforts de la coalition visant à légaliser un avant-poste qui occupe actuellement le site de Homesh ainsi qu’une yeshiva qui y a été construite et que les activistes ont tenté de rétablir de manière répétée depuis 2005.

Homesh a été construit sur des terres palestiniennes privées, selon la Haute Cour. Supprimer les restrictions pesant sur la présence juive dans la région était une étape nécessaire pour procéder, à terme, à la légalisation de l’avant-poste. Le chef du Commandement du Centre de Tsahal devra encore signer un ordre militaire autorisant les Israéliens à retourner dans ces zones.

L’abrogation de la Loi sur le Désengagement dans le nord de la Cisjordanie a suscité de vives critiques de la part de la communauté internationale, y compris de la part du plus proche allié d’Israël, les États-Unis.

Montage photo : L’implantation de Morag, dans le sud de la Bande de Gaza vue depuis la banlieue de Rafah, à 11h du matin, en haut, et à 16h, en bas, avant et après la démolition de maisons par des bulldozers israéliens, le 22 août 2005. (Crédit : AP Photo/Karel Prinsloo)

Mardi, l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis a été convoqué au département d’État pour une réunion imprévue, une initiative rare de l’administration Biden visant à intensifier sa protestation contre l’adoption de la loi par la Knesset, a déclaré un fonctionnaire américain au Times of Israel.

Un communiqué publié par les Etats-Unis après la rencontre de l’ambassadeur Mike Herzog avec la secrétaire d’Etat adjointe Wendy Sherman indique que la fonctionnaire américaine a « fait part de l’inquiétude des Etats-Unis » concernant les aspects de la Loi sur le Désengagement de 2005 que la Knesset a votés, y compris l’interdiction d’établir des avant-postes illégaux dans le nord de la Cisjordanie.

Quelques heures plus tôt, le porte-parole adjoint du département d’État, Vedant Patel, avait ouvert la conférence de presse quotidienne par une longue déclaration condamnant le vote de la Knesset révoquant certaines parties de la Loi sur le Désengagement, arguant que cette décision ‘provocante » allait à l’encontre des engagements pris par Israël à l’égard des États-Unis.

Patel a déclaré que les États-Unis étaient « extrêmement préoccupés » par la législation, notant que Homesh avait été construit sur des terres palestiniennes privées.

« La loi représente une contradiction évidente avec les engagements pris par le gouvernement israélien envers les États-Unis », a-t-il poursuivi, rappelant une lettre que Sharon, avait envoyée au président américain de l’époque, George W. Bush, il y a une vingtaine d’années, dans laquelle le Premier ministre s’engageait à évacuer les quatre avant-postes illégaux de peuplement du nord de la Cisjordanie.

Le Département de la politique étrangère de l’UE a publié une déclaration appelant la Knesset à annuler la législation, qui, selon lui, « va à l’encontre des efforts de désescalade et entrave la possibilité de mettre en œuvre des mesures de confiance et de créer un horizon politique propice au dialogue ».

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