Paris finance un programme impliquant une femme soutenant le terrorisme
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Paris finance un programme impliquant une femme soutenant le terrorisme

Sara Qaraein est accusée d’avoir fait la glorification de terroristes et d’avoir incité à la violence

Une photo postée sur Facebook par Sara Qaraein.
Une photo postée sur Facebook par Sara Qaraein.

Le 11 juillet dernier, le Times of Israël annonçait que la France finançait un programme impliquant un membre palestinien du FPLP.

Aujourd’hui, le nom de Daoud Ghoul a finalement été retiré de la fiche officielle du programme, remplacé par celui de Sara Qaraein en tant que partenaire locale.

Dans un communiqué, l’organisation non gouvernementale israélienne NGO Monitor, basée à Jérusalem, a révélé d’anciens posts Facebook de la responsable. Elle est ainsi accusée d’avoir fait la glorification de terroristes et d’avoir encouragé la violence, en soutenant notamment les individus qui ont perpétré l’attentat du 31 juillet 2002 à la cafétéria de l’Université hébraïque à Jérusalem, qui a causé neuf morts – dont un Français.

Le 18 août 2018, Qaraein a ainsi posté un message faisant référence à quatre membres de la cellule terroriste de Silwan reconnue coupable de 35 chefs d’assassinats, qu’elle nomme « l’armée du martyr al-Din Al-Qassam ». Un groupe qui a été « classé par les forces de sécurité sionistes comme étant l’un des plus dangereux depuis le début de l’occupation », écrit-elle.

La responsable a décrit leurs crimes comme parmi les « plus brillants de l’histoire d’Al Quds [Jérusalem] ». La cellule terroriste a participé à huit attaques terroristes majeures, dont l’attentat suicide au Café Moment à Jérusalem, le 9 mars 2002, dans lequel 11 civils israéliens ont été assassinés, et l’attentat terroriste à la cafétéria de l’Université hébraïque, lors duquel quatre Israéliens et cinq ressortissants étrangers ont été assassinés.

Qaraein accuse également les « autorités d’occupation » d’avoir délibérément « négligé de fournir des soins médicaux » à l’un des terroristes.

منهم أعلى حكم في تاريخ القدس خلية سلوان … الأخطر في تاريخ الإحتلالأربعة أسرى من أصحاب الأحكام العالية يدخلون عامهم…

פורסם על ידי ‏‎Sara Imad Qaráin‎‏ ב- יום שבת, 18 באוגוסט 2018

Le 6 mars 2019, elle a en outre posté un message à la mémoire de Basel al-Araj, Palestinien tué par l’armée israélienne en 2017, arrêté en avril 2016 et emprisonné six mois par les autorités palestiniennes pour avoir planifié des attaques contre des Israéliens.

‎ في ذلك الصباح، لا شئ أثار الانتباه سوى جسد فلسطيني مثقب بالرصاص بجانبه بقايا أوراق وبندقية تتناثر حولها خراطيش الرصاص…

פורסם על ידי ‏‎Sara Imad Qaráin‎‏ ב- יום רביעי, 6 במרץ 2019

Enfin, sur sa page Facebook, Sara Qaraein a également publié une photo d’un enfant portant ce qui semble être une fausse roquette devant le Dôme du Rocher, ainsi que la panoplie vestimentaire des terroristes du Hamas.

פורסם על ידי ‏‎Sara Imad Qaráin‎‏ ב- יום שישי, 29 באוגוסט 2014

Sur la page du projet sur un site officiel français, la référence concernant une coordination du projet entre le « centre socio-culturel » Al Bustan, qui doit mettre en place le programme, et le gouvernement palestinien, a également été supprimée. La version originale de la fiche expliquait que « les rencontres successives avec le gouverneur de Jérusalem, puis à Ramallah avec le ministre des Pouvoirs locaux de l’Autorité palestinienne, ont permis à chacun de confirmer l’importance et la priorité d’un tel projet de coopération ».

Ce projet pour la jeunesse palestinienne a été initié par le Réseau de coopération décentralisée pour la Palestine, qui se décrit comme une « association Loi 1901 qui entend coordonner et accompagner les collectivités territoriales françaises désireuses d’établir ou entretenir une coopération avec des autorités locales palestiniennes ».

Le programme doit être financé de 2019 à 2021 par le ministère des Affaires étrangères français, plus d’une dizaine de municipalités françaises (notamment Rennes, Ivry-Sur-Seine et Gennevilliers) et les conseils départementaux de Loire-Atlantique et du Val-de-Marne.

Les financements de la France prévus sur la période 2019-2021 pour le programme pour la jeunesse palestinienne initié par le Réseau de coopération décentralisée pour la Palestine, en partenariat avec le centre Al Bustan. (Capture d’écran : NGO Monitor)
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