La France finance un programme impliquant un membre palestinien du FPLP
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La France finance un programme impliquant un membre palestinien du FPLP

Daoud Ghoul a été reconnu coupable par Israël d'appartenance à l'organisation terroriste du Front populaire de libération de la Palestine en 2015

Hommes armés palestiniens masqués du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), pendant un rassemblement pour célébrer une semaine de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, à Gaza, le 2 septembre 2014. (Crédit : AFP/Mahmud Hams)
Hommes armés palestiniens masqués du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), pendant un rassemblement pour célébrer une semaine de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, à Gaza, le 2 septembre 2014. (Crédit : AFP/Mahmud Hams)

Ce dimanche, l’organisation non gouvernementale israélienne NGO Monitor, basée à Jérusalem, a révélé que la France se préparait à financer un programme pour les jeunes des Territoires palestiniens sur la période 2019-2021 impliquant un homme accusé de terrorisme.

Daoud Ghoul, dont le nom est inscrit sur la page du projet sur un site officiel français en tant que partenaire local, a été reconnu coupable par Israël d’appartenance à l’organisation terroriste du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) en 2015. Il avait été condamné à 18 mois d’emprisonnement.

Dans son verdict, la cour de Jérusalem l’avait notamment accusé « d’agir afin de rapprocher le public palestinien du FPLP ». Il aurait « organisé, entre autres, des voyages, des activités extrascolaires et des camps de vacances pour jeunes – dont certains portaient des noms de terroristes actifs au sein de l’organisation –, ainsi que des visites aux familles de membres de l’organisation décédés ou incarcérés ».

Le FPLP est considéré par Israël, les États-Unis, le Canada, l’Australie et l’Union européenne (dont la France fait partie) comme une organisation terroriste. Le groupe, qui se réclame du nationalisme arabe et du marxisme, a détourné de nombreux avions dans les années 1960 et 1970 et mené toute une série d’attentats en Israël.

Le projet pour la jeunesse palestinienne a été initié par le Réseau de coopération décentralisée pour la Palestine, qui se décrit comme une « association Loi 1901 qui entend coordonner et accompagner les collectivités territoriales françaises désireuses d’établir ou entretenir une coopération avec des autorités locales palestiniennes ».

Dans les Territoires palestiniens, le projet sera coordonné par le « centre socio-culturel » Al Bustan, co-fondé par Daoud Ghoul, qui est également son trésorier et l’un des membres de son conseil d’administration.

Le programme sera financé de 2019 à 2021 par le ministère des Affaires étrangères français, plus d’une dizaine de municipalités françaises (notamment Rennes, Ivry-Sur-Seine et Gennevilliers) et les conseils départementaux de Loire-Atlantique et du Val-de-Marne.

Le ministère des Affaires étrangères israélien s’est dit préoccupé par le soutien du ministère français à ce programme, a avancé la chaine israélienne Kan.

Les financements de la France prévus sur la période 2019-2021 pour le programme pour la jeunesse palestinienne initié par le Réseau de coopération décentralisée pour la Palestine, en partenariat avec le centre Al Bustan. (Capture d’écran : NGO Monitor)
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